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. D .M. Dv M*
ET MEMOR ET MEMOR IAM. SVL IAMv SVL PICI. MA. PICIV MAC
Sur la planche , jointe au travail de M. de Cessac , il existe une ligne de plus sur laquelle on peut lire : TP.^AATr.
Descr. — Cippe carré, surmonté d'un couronnement cylindrique, ou moulure saillante, creusé pour recevoir une urne funéraire. La pierre est un granit du pays, elle a 0 m. 66 de haut, sur 0 m. 46 de large et autant d'épaisseur. Le diamètre de la cavité est de 0 m. 18. La moulure saillante indique la place que devait occuper le couvercle. Lecippe a été retaillé à la partie inférieure et cette mutilation a eu pour effet de faire disparaître plusieurs lignes de l'inscription et d'entamer profondément la dernière ligne actuelle. Les lettres ont 0 m. 065 de haut; les points sont triangulaires. Deux lettres, qui se voient au-dessus et à côté de l'M de la première ligne, n'ont aucun rapport avec l'inscription et sont sans doute dues à quelque main moderne. Elles n'en ont pas moins exercé la sagacité de Fillioux et de M. de Cessac :
« L'ustensile en forme de hachette qui, sur le monument, se voit, dit en particulier Fillioux, entre les deux lettres de la première ligne, et qui est suivi d'un petit d au-dessus du grand M, est très probablement une ascia, comme d'ailleurs doit le faire supposer, avec plus de vraisemblance, le petit d qui vient à la suite, et qu'il convient de considérer comme l'initiale du mot dedicatum, employé ici selon la formule habituelle de la consécration, sous le signe de Y ascia. C'est la première fois, du moins à notre connaissance, que ce signe se produit sur une inscription trouvée dans la Marche ; il n'existe pas non plus dans le recueil d'épigraphie limousine, publié dans ces dernières années par M. l'abbé Texier. »
Hist. — Ce cippe, qui est aujourd'hui au musée de Guéret, où il a été transporté par les soins de M. le docteur Vincent, a été découvert au village de Chiroux-les-Bois, commune de Saint- Yrieix, par M. Rousseau, greffier de paix du canton d'Ahun. « Ce curieux monument était placé depuis de longues années dans la maison d'un paysan où il servait d'ustensile de ménage... » (Filloux).
Bibl. — De Cessac, Compte-rendu du congrès archéol. de Guéret, 1865, p. 78. — Fillioux, Les Urnes cinéraires de la Creuse, dans Mém. lus à la Sorbonne en 1868, archéologie, p. 103. — De Cessac, Les divers modes de sépultures, etc., Mémoire lu à la Sorbonne en 1869, et reproduit dans Bull, monum., 1873, p. 133 (tirage à part, p. 5), et Mém. de la Soc. des sciences nat. de la Creuse, t. IV, 2e bull., 1873, p. 217. — Florian Vallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. I, 1881, p. 210, reproduit dans Mém. de la Soc. des sciences nat. de la Creuse, t. V, 2e bulletin, 1883 p. 152.
D(iis) m(anibus) et memoriam (sic) Sulpici(i) Mascis et S[ulpiciae?....
Aux dieux Mânes et à la mémoire de Sulpicius Masces et de son épouse?
Masces est un cognomen qui s'est déjà rencontré en d'autres lieux.
Fillioux a proposé de lire :
« D(iis) M(anibus) et memoria (pour memoriae) M(arci) Sulpici Maoci ou Macci, autant qu'il est permis d'interpréter les trois premières lettres mutilées de la cinquième ligne. Les quatre dernières lettres, à la suite, ainsi coupée en deux, paraissent être cfic, et il est,, dit-il, plus difficile encore de les interpréter. »
M. de Cessac considère ce cippe comme un « second type de sépulture » dont il ne connaît pas d'autre exemple, et qui, dans sa forme, lui paraît spécial « à la Creuse ». Il suppose, non sans raison, que la moulure saillante qui se voit à la partie supérieure du cippe devait être coiffée d'un couvercle conique analogue à ceux qui ont été découverts en d'autres lieux du même département.
I I I I I I l\l II I
CAN-SAB/NIANV* SIBI-ET-FIUO-VIvS
POSV*T ITEMD-M-ET-MEM SABINEI-AP.LLINAR
Copie de Florian Vallentin.
Var. — Maurice Ardant, d'abord dans Bull, de la Soc. tfagricult., t. XIX, ensuite dans Bull, de la Soc. archéol. du Limousin, t. III.
CAN. SABINIANVS SIBI. ET. FILIO. VIVS.
POSVIT.