‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 38 sur 129 · ORI · texte numérisé non relu

ORI

ONT DE NCAE PA ENANVS RITVS VI V3 POSVT

Descr. — « Cippe prismatique en granit blanchâtre, mutilé à la partie supérieure et sur les côtés. Les lettres sont d'assez belle forme, mais très difficiles à lire (Allou). »

Hist. — « Cette pierre, dit Allou, ...provient, à ce qu'il paraît, des démolitions de Saint-Martial, et se trouvait peut-être avec celles qu'a recueillies M. Juge [dans la pépinière des Arènes]. » Elle était, en 1821, à l'entrée du jardin de M. Vivien, membre du conseil d'arrondissement de Limoges, au bord et à gauche du chemin d'Ambazac. En 1850, elle avait été changée de place et « utilisée » dans l'intérieur du jardin de M. Vivien, « à l'angle d'une petite construction débouchant sur la prairie voisine ». Maurice Ardant l'a signalée enfin « dans un pré de M. Vivien, sur la route d'Ambazac», à l'angle d'une grange. J'ai vainement essayé de la retrouver.

Bibl. — Allou, Descript. des monum. des différents âges, p. 90. — Abbé Texier, Bec. des inscript, du Limousin, p. 83. — Maurice Ardant, Bull, de la Soc. archéol du Limousin, t. III, p. 130.

Il s'agit évidemment d'un tombeau qu'un personnage, qui s'appelait sans doute Pa[uli]n[i]anus ou Pa[ter]n[i\anus, a construit pour sa femme et pour lui-même.

D'après l'original, conservé au musée de Guéret. Var. — De Gessac et Florian Yallentin :

CONIV / / A E M I L • ME///// ' - ■ MENI.S • Fl// Il

AE

Descr. — La pierre qui porte cette inscription est un granit caillouteux, mélangé de mica. Elle a 0 m. 36 de haut, 0 m. 62 de large et 0 m. 37 d'épaisseur, mais elle a été retaillée en haut, en bas, et du côté droit. Cette mutilation a môme eu pour effet de faire disparaître tout le commencement du texte, ainsi que la fin des quatre lignes qui nous restent. Les lettres de celles-ci, grêles mais assez bien tracées, ont 0 m. 08 de haut. — A signaler : la ligature de l'M et de FE, à la fin de la seconde ligne.

Florian Yallentin a cru reconnaître le groupe coniv dans les fragments de lettres qui constituent la première ligne de l'inscription, mais l'inclinaison des hastes rend l'hésitation possible entre cette lecture et la lecture com ///'/. Un fragment de lettre, qui n'a pas été remarqué par Yallentin, mais que donne très nettement l'estampage, précède ce groupe et paraît avoir appartenu à un R.

Hist. — Comme beaucoup d'autres, l'inscription qui précède a été découverte au Moutier d'Ahun. Elle a été donnée au musée de Guéret par M. le Dr Chaussât deLevaleix-les-Mines.

Bibl. — De Cessac, Les différents modes de sépultures , etc., Mémoire lu à la Sorbonne en 1869, et reproduit dans Bull, monum., 1873, p. 139 (tirage à part, p. 11), et dans Mém. de la Société des sciences nat. de la Creuse, t, IV, 2' bull., 1873, p. 219. — Florian Vallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. 1, 1881, p. 209, reproduit sans changements dans Mém. de là Soc. des sciences naturelles de la Creuse, t. V, 2e bull., 1883, p. 144.

[D(iis) m(anibus) et m(emoriae) ] Aemilftae) Me[

item (memoriae) Philiî\menis, [[Mae]. Ae[milius

Aux dieux Mânes et à la mémoire de Aemilia...,

sa femme, et de Philumenes, sa fille. Aemilius... [a, de son vivant, fait construire ce tombeau].

Cette lecture est tout hypothétique, mais il ne se peut pas qu'il en soit autrement.

36 MOUTIER D'AHUIV

D-M-ET-M

D'après l'original, confirmé par un estampage.

Descr. — Gippe quadrangulaire en granit, orné d'un fronton. La pierre , mutilée par en bas, a 0 m. 64 de haut sur 0 m. 40 de large. Les caractères de l'inscription sont complètement frustes, à l'exception de la formule de consécration rapportée ci-dessus.

Hist. — Ce fragment, qui provient du Moutier d'Ahun, est aujourd'hui déposé en face de la porte d'entrée du château de Chantemille, où il a dû être transporté en même temps que d'autres inscriptions dont il a été question plus haut.

Bibl. — De Gessac, Les divers modes de sépultures de la Creuse,

dans Mém. de la Société des sciences nat. de la Creuse, t. IV, 2e bull., 1873, p. 219. — Florian Vallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. I, 1881, p. 208, reproduit sans changements dans Mém. de la Soc. des sciences nat. de la Creuse, t. V, 2e bulletin, 1885, p. 146.

D(iis) m(anibus) et m(emoriae)

Aux dieux Mânes et à la mémoire de....

////INI-FlLl- M//// ////TVRAE -NAT///

Copie de Florian Vallentin.

Nadaud, reproduit par Legros : Beaumesnil (copie dessinée)

TVRAE. NA RINI. FIU..NA

Var. - Duroux :

..TVRAE. NA . .RINI. FILINA

ïexier *

... TVRAE . N A RINI. FILI. NA

RXNI* FILj M TvRAE- N~A

Allou :

TVRAE. NV. RINI FILINA

Maurice Ardant :

.. TVRAE. NAR1NI. FILINA

Descr. — « Fragment de cippe en granit du pays, retaillé sur les quatre faces. La pierre a 0 m. 40 de haut, 0 m. 90 de large et 0 m. 38 d'épaisseur. Les lettres ont 0 m. 14 à la première ligne et 0 m. 12 à la seconde. Ta et le t sont liés en monogramme » (Vallentin).

Hist. — « Est placé sous une arcade de l'église de Saint-Michel de Solignac. Cette arcade est du xn° siècle. Les lettres en sont renversées, ce qui montre que c'est une pierre d'ancien monument mise là par hasard et sans dessein » (Beaumesnil).

En 1811, l'inscription était toujours « à côté de la porte de ville,

sous l'église paroissiale de Solignac (Duroux) », où Nadaud et Beaumesnil l'avaient vue. Elle y était encore en 1821, au témoignage d'Allou, mais elle en fut enlevée vers 1845, puisque l'abbé Texier rapporte qu'il a vu détruire « il y a quelques années » le pilastre où elle était engagée. Ce fut sans doute vers cette époque qu'elle fut transportée au musée de Limoges où est elle aujourd'hui. Maurice Ardant, par erreur sans doute, la cite encore en plaee « sur la porte principale de Solignac du côté du Vigen ». Pour des raisons que j'ai déjà fait connaître, il ne m'a pas été possible de copier ce fragment.

Bibl. — Nadaud, Mémoires, t. I, p. 172. — Legros, Essais historiques, p. 37. — Beaumesnil, M. Nivet-Fontaubert. — Duroux, Essai historique sur la sénatorerie de Limoges, p. 260. — Allou, Descript. des monum. observés dans la Haute-Vienne, p. 279. — Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 97. — Maurice Ardant, Bull, de la Soc. arch. du Limousin, t. III, p. 130. — Florian Vallentin, Bull, épigr.de la Gaule, t. II, 1882, p. 15.

Peut-être faut-il lire :

[D(iis) m(anibus) et m(emoriœ) Matu]rini, fili(i) Maturae, nat(ione)...

Aux dieux Mânes et à la mémoire de Maturinus, né (dans telle cité), fils de Matura

38 TINTIGNAC.

abc

///MAR/// IIISYim IIIVUII

MIS/// 7/AV/y/

D'après M. Deloche.

Descr. — « Ces lettres, gravées en beaux caractères [sur trois fragments de marbre] , paraissent appartenir à la même inscription. » (Deloche.)

Hist. — En 184b* et 1847, M. Rebière, agent- voyer chef, de la Gorrèze, fit exécuter des fouilles au lieu dit Le Puy de l'Aiguille,

près Tintignac. Il découvrit un certain nombre de médailles et d'autres objets qui furent transportés au musée de Tulle, et, parmi eux, trois fragments de marbre portant les inscriptions que j'ai rapportées ci-dessus. Ces fragments se trouvaient dans une construction appelée les Baraques ou les Boutiques (en patois local las Bouticas), dont la destination n'a pas encore été déterminée.

Bibl. — Rebière, Journal des fouilles. — Deloche, Etudes sur la géographie hist. de la Gaule, p. 524. — Mém. de la Soc. arch, de la Creuse, t. II, p. 378.

CACHETS, DYPTIQUES , MARQUES Eï PEINTURES MURALES

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