I. — MONUMENTS CIVILS 1" ÉDIFICES PUBLICS
///// RITI CIVI ////
Copie de M. le chanoine Arbellot.
Hist. et Descr. — Ce fragment d'inscription fut découvert « tout près de l'emplacement de la porte Saint-Jean, au nord-est de la cathédrale » (Arbellot). La pierre fut déposée dans la maison provisoire de l'architecte avec deux autres inscriptions trouvées dans les combles. Elle est aujourd'hui perdue et je ne possède aucun détail sur la forme des caractères.
Bibl. — Abbé Arbellot, Bull, de la Soc. hist. et archéol. du Limousin, t. XV, 1885, p. 64.
. . . Âugusto]riti civi[tatis . . .
Les huit lettres de ce fragment paraissent avoir appartenu à quelque inscription d'une haute époque. On peut
croire que c'est à partir de Garacalla, lorsque le droit de cité romaine eut été étendu à tous les habitants de l'Empire, que la civitas, ou peuplade, prit le nom de Yurbs ou de la capitale, ou que le phénomène inverse se produisit. (Cf. à ce sujet G. Jullian, Les inscriptions romaines de Bordeaux, t. TT, p. 121),
TO SALAOJVAC.
AESVORVM SVLPIECT V
LPSC AVPICO APINOSSOEILI VENIILAE AEDEM CVM SVIS DO DI. M VS
Copie de Nadaud.
Var. — Legros (reproduisant la copie de Nadaud), et Joullietton, qui n'a pas indiqué la séparation des lignes :
AESV ORVM. SVLPIECT V
LPSCA VPICO APINOSSOEILI VENILAE . AEDEM CVM SVIS
do di. m.v.s. « dis manibus votum solvit ».
Florian Vallentin (reproduisant encore la copie de Nadaud) :
.... AESVORVM. SVLPIECT/VLPSC AVPICO APINOSSOEILI ... VENILAE. AEDEM CVM SVIS DO ... DIMVS
Hist. et Descr. — « Au même bourg de Salagnac, sur un manteau de cheminée du château des chanoines de la cathédrale de Limoges, est l'inscription suivante, mais inintelligible, parce que la plupart des lettres ne sont pas lisibles et la pierre est brisée » (Nadaud).
Ce texte a disparu.
Bibl. — Nadaud, Mémoires, t. I, p. 172 et t. VI, p. 289. — Legros, Essais historiques, p. 38. — Joullietton, Hist. de la Marche, t. II,
p. 50. — Gault dk Saint-Germain, Lettres sur la Marche, p. 49. — Florian Vallentin,#u//. épigr. de la Gaule, t.I, 1881,p.212, reproduit dans Mém. de la Soc. des se. nat. de la Creuse, t. V, 2e bull., 1883, p. 149.
. . . Pro salute su]a e[t] suorum Sulp(icius) . . . aedem cum suis [ornamentis . . .
Il s'agit, selon toute apparence, de quelque dédicace, mais le texte a été trop mal transcrit pour qu'il soit possible d'en tirer un meilleur parti.
L'abbé Nadaud le reconnaissait lui-même en écrivant en note au bas de sa copie :
« Cette inscription n'est pas bien transcrite, puisque les mots, même du milieu, ne sont pas intelligibles, excepté sedem cum suis. Le di de la fin paraît être dicat ou dedicavit, v. s. volum solvit. )>
2° MILLI AIRE
71 LA BUSSIÈRE-ÉTABL.E.
Copie de M. l'abbé Roy-Pierrefitte , reproduite par M. l'abbé Lecler.
Descr. — « Cette inscription, dit M. l'abbé Lecler, était gravée sur un monolithe cylindrique se terminant par une base carrée, ce qui porte à croire que c'était une borne milliaire. Sur une des faces de la base, il semblait y avoir une inscription, mais si altérée et dégradée qu'on ne pouvait distinguer que les lettres ci-dessus. »
Hist. — D'après M. Roy-Pierrefitte, cette inscription aurait été trouvée à 400 pas du village de la Bussière-Étable, canton de Châ-
teau-Ponsat, dans les terres à gauche de la route. M. l'abbé Lecler ajoute que « personne ne sait ce qu'elle est devenue ».
Bibl. — Roy-Pierrefitte, Hist. de Bellac, p. 20. — Abbé Lecler, Bull, de la Soc. archéol. du Limousin, t. XXI, 1872, p. 107.
Il se pourrait qu'il y eût là quelque milliaire au nom de Gordien III, et que l'on dût songer à lire :
imp. caes.
M. Ant. gor diano pio felici aVg p. M tr. p. vi coS ii pp ....
Mais je n'ai pas à faire remarquer tout ce qu'a d'hypothétique une telle restitution, à laquelle je n'aurais d'ailleurs pas songé si je n'avais pas eu sous les yeux l'inscription du temps de Gordien que j'ai citée plus haut sous le numéro 1 1 , et si le milliaire qui la porte et celui-ci n'avaient pas été découverts sur une même voie.
ÉPITAPHES