‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 76 sur 129 · VIV ET ST VIVS T SI · texte numérisé non relu

VIV ET ST VIVS T SI

BI POSVIT. BI POSVIT

Maurice Ardant sépare tous les mots par un point et termine de même toutes les lignes, à l'exception de la troisième et de la cinquième.

Descr. ~ « De forme prismatique, haute d'un mètre, large de 42 centimètres et de 52 centimètres d'épaisseur » (Ardant). Des ligatures devaient exister aux 4e et 5e lignes.

Hist. — Cette inscription, qui a eu le sort des trois précédentes et des deux qui suivent, était déjà connue lorsque celles-là furent découvertes. Elle était encastrée, à découvert, dans l'escalier du clocher de Saint-Martial . « Il reste encore dans l'église de Saint-Martial, dit Legros, une pierre qui a été employée dans la construction du massif qui est en dedans de cet ancien édifice, et qui soutient l'escalier du clocher, sur laquelle est cette inscription sépulchrale... »

On lit d'autre part sur le papillon collé contre la page 242 du ms. de Legros : « Pierre au pied du clocher de Saint-Martial, en descendant à main droite; les mots tirent en haut. Ils pourraient signifier : Vminhus a posé ce monument pour son père sauvé des embuscades. »

Bibl. — Nadaud, Mémoires, t. I (pages disparues). — Legros, Recueil d 'inscript, et d'antiquités, pp. 21 et 52. — Legros, Essais hist. sur Limoges et ses envions, pp. 206 et 242. — Feuille hebdomadaire de 1781, p. 39 (1). — Beaumesnil, 2e cat.,p. 40. — Millin, Magasin encyclopédique, mars 1808. — DurOux, Essai historique sur la sénatorerie de Limoges, p. 272. — Allou, Descript. des monum., etc., p. 87. — Mérimée, Notes d'un voyage en Auvergne, p. 99. — Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 80. — Maurice Ardant, Bull, de la Soc. archéol. et hist. du Limousin, t. III, p. 128.

D(iis) m(anibas) Juli[àe]Insidiolae.Insidiator, pater,vi(v)us et sibi, posuit.

(1) « La Feuille hebdomadaire fut établie au mois de juin 1775 par un nommé Chambon, étranger, alors résident en cette ville [Limoges], près le couvent de Sainte-Ursule, dans la rue Baulager, à côté de la salle des spectacles; mais il n'en était que le rédacteur. Le sieur Thoumas de Boussnie? avocat et notaire, fut d'abord chargé de recevoir l'argent des abonnements et de tenir le registre des abonnés. Peu de temps après, le sieur Chapoulaud, imprimeur-libraire, de la place des Bancs, en devint aussi le directeur. Chambon s'étant fait chasser de la ville, la rédaction fut confiée à l'abbé Vitrac aîné, alors professeur d'humanités, depuis soû-principal [sic] ,et puis principal du collège royal, aujourd'hui curé de Montjovis, qui le rédigea jusqu'à la fin de 17. . [sic] qu'il quitta cet emploi, qui fut donné au sieur Guiueau-Dupré, avocat, auquel il a été oté par ordre du gouvernement, au commencement de 1783; et depuis il a été donné au sieur Rivet, professeur de rhétorique au collège royal, qui l'exerce maintenant en 178. [sic]. — L'abbé Lambertie, vicaire de Saint Michel-des-Lions, l'a occupé depuis 178. [sic] jusqu'au commencement de 1790 qu'il l'a quitté, et depuis cet ouvrage périodique n'a eu d'autre rédacteur que le compositeur d'imprimerie qui sert de prote au sieur Chapoulaud. Celui-ci n'y trouvant plus son compte par le défaut d'abonnemens est sur le point de cesser de donner cette feuille au public, comme on me l'a assuré aujourd'hui 14 décembre 1791. — 11 a cessé eu janvier 1792 ». (Ms. Legros, p. 169 des Essais historiques.)

Aux dieux Mânes de Julia Insidolia ; (Julius) Insidiator, son père, a, de son vivant, fait construire (ce tombeau, pour elle) et pour lui.

Beaumesnil, qui avait l'imagination féconde, paraît avoir suggéré à l'abbé Legros jusqu'à trois interprétations différentes de cette épitaphe.

« Cette inscription, dit l'abbé Legros, a tout l'air de celles que les anciens Gaulois ou même les Romains faisaient graver sur des pierres qui servoient de pié-d'estal à leurs idoles et qui masquoient en même temps le nom du Dieu que l'idole représentait, le motif pour lequel elle étoit là placée, ou le besoin pour lequel on l'invoquoit, et le nom de celui ou de celle qui l'avoit fait placer. On n'exprimoit pas toujours ces noms ni ces motifs en entier ; souvent on les abrégeoit, et c'est ce qui nous rend aujourd'hui ces inscriptions si difficiles à expliquer. Je ne me flatte pas d'avoir réussi dans l'interprétation que je vais donner de celle-ci ; mais je crois qu'on peut l'expliquer ainsi en suppléant quelques lettres :

DEO MAXIMO JVLlO DEO MAXIMO IVLlO

INSIDIO LIBERATORI INSIDIO LABORIS

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