ET SIBI POSVIT POSUIT
« Je laisse au lecteur à se décider sur ces interprétations, mais il me semble qu'on ne peut guère en donner d'autre. Quoi qu'il en soit, l'inscription est ici en entier, telle que je l'ai copiée sur la pierre dont j'ai parlé et qui fait partie du susdit mur [du clocher de Saint-Martial] .
« Il paraît que lorsqu'on a bâti ce mur, on y a mis indifféremment cette pierre qu'on avoit sans doute trouvée dans quelque ruine des anciens édifices de Limoges, et néanmoins qu'on a eu la précaution de laisser paraître l'inscription en dehors. Ce qui le prouve, c'est que toutes les lettres sont couchées, et que la pierre n'est pas dans sa situation naturelle. Aux interprétations précédentes de cette ins-
cription j'ajouterai la suivante, qui paraît plus naturelle que les autres :
DEO MAXIMO JVLIO INSIDIO LABORAVIT INSIDIATOR PATERVIVS ET SIBI POSVIT.
« C'est-à-dire que Patervius, dont le prénom était Insidiator, avait fait faire ce monument en l'honneur du grand dieu Julius lnsidius, et qu'il l'avait placé pour sa propre utilité. »
On lit cependant, en marge du manuscrit de Legros, cette observation faite d'une écriture plus récente :
« Un habile antiquaire explique autrement cette inscription. Voici comment il l'interprète ; et c'est peut-être la meilleure manière de la lire :
DUS MANIBVS JVLII
INSIDIOL.E INSIDIATOR PATER VIVVS SVIS ET
SIBI POSVIT
L'abbé Texier a traduit : aux dieux Mânes et à la mémoire... mais il ne semble pas que la seconde partie de cette formule ait jamais existé sur le monument.
Insidiator et sa fille semblent avoir possédé le droit de cité. On peut remarquer de plus leurs cognomens bizarres, bien que tous les mots de cette nature puissent être considérés, en principe, comme ayant une signification réelle qu'il n'est pas toujours facile d'apercevoir.
ET MEMOR C- SVLPI-FIDI NATO AÎN ÏTI SV.-NGiLoPATeR PO-SV-IT
Copie manuscrite de M. le chanoine Arbellot.
Var. — Millin et Duroux : Allou (reproduit par l'abbé Texier)
ET MEMORI