‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 78 sur 129 · PO. SV. IT · texte numérisé non relu

PO. SV. IT

Mérimée donne la copie d'Allou, mais sans aucun point séparatif . Les lettres du mot POSVIT ont été simplement espacées de deux en deux. Maurice Ardant met un point après chaque mot, sauf à la fin des 2e, 3e, 4e et 5e lignes.

Descr. — « Pierre prismatique, de forme rectangulaire, d'un mètre 50 cent, de hauteur, sur 70 centimètres de largeur, et 50 environ d'épaisseur » (Maurice Ardant). Allou a fait remarquer « que les sigles D M sont séparés par une feuille de lierre, et que les points placés entre les mots ont une forme triangulaire » . Lettres liées (d'après la copie de M. le chanoine Arbellot) : 4e ligne, les 2 N ; 5e ligne, l'V et l'L, l'A et l'V. Une barre au-dessus du chiffre III. L'I et l'O du motNGILO, l'E du mot pater, sont en caractères plus petits. Le mot NGILO, lui-même, doit être une transcription fautive; il faut lire sans doute ANGELO.

(1) Duroux (page 310) a corrigé Terreur qu'il avait commise aux 4e et 5e lignes « Au lieu de AN -IN SI, lisez, dit-il, AN. III. SVL. »

Bibl. — Aux numéros des pages près, la bibliographie de ce texte ne diffère pas de celle que j'ai déjà donnée pour le n# 73 (cippe de Togimarus).

La troisième ligne de ce texte me paraît devoir être ainsi corrigée :

C • SVL- P • F • F I D I -

Je crois, en conséquence, qu'il est possible de lire :

D(iis) m(anibus) etmemori(ae) Ca(iï) Sul(picii), Pu(blii) f[ïln), Fidiy nato ann(is) III. Sul(picius) Ang[ë\lo, pater, posuit.

Aux dieux Mânes et à la mémoire de Gaius Sulpicius Fidus, fils du Publius, mort à l'âge de trois ans. (Publius) Sulpicius Angelo, son père, (lui) a fait construire (ce tombeau). |

Millin et, après lui, Duroux, ont attribué cette inscription au ve ou vie siècle, mais elle est beaucoup plus ancienne et ne doit pas descendre au delà du quatrième.

« La feuille de lierre, — dit Duroux qui semble avoir emprunté cette affirmation bizarre à Beaumesnil, — annonce des gémissements que l'auteur de l'épigraphe demande à ses lecteurs. »

Maurice Ardant a reproduit aussi «l'opinion de quelques savants » d'après laquelle le mot posuit n'aurait été partagé en trois syllabes que pour « laisser au lecteur le temps de donner des larmes au défunt et les prières qu'il réclame ».

Mieux avisé, l'abbé Texier s'est contenté d'indiquer qu'il y avait une feuille de lierre à la première ligne, et que les syllabes du mot POSVIT étaient séparées par des points.

11 eût pu ajouter que cette dernière particularité épigraphique était tout simplement une fantaisie de graveur. Sulpicius Angelo peut avoir été citoyen romain.

ANNIAE ANNI OTAE Q.VAE VIXu ANNOS X ET M X GEMINANT-IVS PATER VIVS PO SVIT FILIAE C ARISSIMAE

D'après une copie manuscrite de M. le chanoine Arbellot : Var. — Duroux :

D M ET. M

ANNIAE ANNI OTAE. QVAE. VIXIT ANNOS .X . ET . M . X.

GEMINANTIVS.

PATER. VIVS PO.

SVIT. FILIAE CA RIS SIMAE

Allou, reproduit par l'abbé Texier :

D. M. ET M ANNIAE ANNI OTAE QVAE VIXIT] ANNOS X ET MX GEMINANTIVS PATER VIVS PO SVIT FILIAE CA RIS SIMAE

Maurice Ardant met un point après chaque mot et chaque sigle. Le premier ET est le seul mot qui n'en soit pas suivi.

Descr. — Aucune description, même d'une seule ligne, n'a été consacrée à ce texte par les divers auteurs qui s'en sont occupés.

Cette particularité laisserait supposer que Maurice Ardant, Texier et Allou se sont contentés de citer, dans bien des cas, les copies de leurs devanciers, alors que les monuments eux-mêmes n'étaient pas encore perdus. La copie manuscrite de M. le chanoine Arbellot indique bien un trait horizontal entre le T et 1T de la 5e ligne, mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'un H et d'un T.

Hist. — Cette pierre, qui a eu le sort de toutes celles du jardin de M. Juge qui ne furent pas transportées au musée, avait été placée sur un socle formé par un autre cippe très mutilé, sur lequel on lisait l'inscription suivante : . . .cina. . .to. . .dodiga. . .

Millin ne paraît pas l'avoir connue.

Bibl. — Duroux, Essai historique sur la sénatorerie de Limoges, p. 274. — Allou, Descript. des monuments, etc., p. 89. — Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 81. — Maurice Ardant, Bull, de la Soc. archéol. et histor. du Limousin, t, III, p. 129.

D(iis) m(anibus) et m(emoriae) Anniae Annio[l]ae quae vixit annos Xetm(enses) X. Geminantius, pater, vivus, posuit filiae carissimae.

Aux dieux Mânes et à la mémoire de Annia Anniola, morte à l'âge de dix ans et dix mois ; (Annius) Geminantius, son père, a, de son vivant, fait construire (ce tombeau) à sa fille bien-aimée.

Le cognomen Geminantius est à signaler. Le terme vivus laisse supposer que le tombeau avait été construit aussi pour Geminantius, ou que le lapicide ne s'était pas départi d'une formule toute faite et très usitée chez les Lemovices.

La traduction de Duroux, dont la copie est cependant

assez exacte, ne laisse pas que d'étonner quelque peu. Elle

est ainsi conçue :

a Aux Dieux Mânes et à la mémoire d 1 Aunia-Auniata, qui a vécu

40 ans et 10 mois, par Geminanthus son père, de son vivant, qui V appelle sa très chère fille ».

Fac-similé des dessins de Duroux reproduisant ceux de Beaumesnil, aujourd'hui perdus.

Var. — Nadaud :

D . M. ET

/ME . IVL.

M. IVL. LI

ber

Legros (Essais) :

D. M. ET ME. TVL

Legros {Recueil d'inscriptions)

D, M. ET ME TVL.

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