‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 82 sur 129 · ELL. . NEF LIN. R.. TI GENT · texte numérisé non relu

ELL. . NEF LIN. R.. TI GENT

HC

Florian Vallentin a reproduit la copie de Grûter.

Descr. — « Are sépulchral, haut de 3 pieds 3 poulces, sur 2 pieds 9 poulces au socle » (Beaumesnil).

Hist. — Lorsqu'elle fut publiée par Grûter,, l'inscription, provenant de l'abbaye d'Ahun, se trouvait au château de Chantemille. Beaumesnil la vit en cet endroit, mais elle ne tarda sans doute pas à disparaître, puisque cet antiquaire,après l'avoir signalée tout d'abord « servant de base à l'autel de la chappelle [sic] » comme l'avait déjà fait Grûter, crut devoir ajouter plus tard cette annotation à son manuscrit : « Je n'ai plus vu ce monument en 1780 ».

« Il y a dix ans, dit Texier, dont le livre fut écrit en 1850, nous

avons vu dans les décombres, à la porte de cette chapelle, une pierre carrée ornée à la base et au sommet de moulures. Sa forme se rapproche assez de celle de l'autel publié par Grùter. La terre et les lichens qui recouvraient ce cippe délaissé ne nous permirent pas alors de déchiffrer toute l'inscription ; nous avions foi d'ailleurs dans Duroux qui l'a publiée d'après Grùter. Lorsque nous avons voulu rapprocher notre note du texte publié, nous avons reconnu que la version de Grùter est entièrement fausse ». Cette imputation, et l'identification qui n'est même pas mise en doute, ne me paraissent pas plus justifiées l'une que l'autre. Il est bien évident que l'inscription rapportée par Grùter n'a rien de commun avec celle que cite l'abbé Texier.

BibL — Gruter, Inscriptiones antiquae totius imperii Romani, 1603, in-f°, p. 822, n° 3.— Nadaud, Mémoires, 1. 1% p. 171 (était aussi, t. V, p. 76). — Legros, Essais historiques, p. 35. — Beaumesnil, Ms. Nivet-Fontaubert. — Duroux, Essai historique sur la sénatorerie de Limoges, p. 261, et pl. IV, n° 16.— Joullietton, Histoire de la Marche, t. Il, p. 49. — Gault de Saint-Germain, Lettres sur la Marche, p. 47. — Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 106. — Florian Vallentin, Rull. épig. de la Gaule, t. I, 1881, p. 108, reproduit dans Mém. de la Soc. des sciences naturelles de la Creuse, t. V, 2e bull., 1883, p. 147.

Tout mal copiée qu'elle estpeut-être, l'inscription rapportée par Grùter se comprend encore assez facilement. 11 s'agit très vraisemblablement de la tombe commune à deux petites gens, le mari et la femme :

D(iis) m(anibus) et mem(oriae) Regini et Pomp[ei]a[e axor]i suae, (ou peut-être , simplement, Pompe[ia]e (suae).

Aux dieux Mânes et à la mémoire de Reginus et de Pompeia, sa femme.

Florian Vallentin a proposé de lire filiae, mais cette restitution me paraît beaucoup moins probable.

Grùter place cette épitaphe « au rang de celles qui expriment l'amour des personnes mariées ».

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