VL-DIO-PAT
V I V S ■ D - S • F E C RORILVS
Descr. — Tout ce que l'on sait de cette pierre, c'est qu'elle avait été « rognée et retaillée » (Texier). Aucune description n'a été donnée du texte lui-même dont l'abbé Texier et Maurice Ardant paraissent seuls avoir possédé des copies.
Hist. — L'abbé Texier, qui a donné cette inscription comme inédite, l'indique « dans le dallage de la terrasse qui recouvre le collatéral sud de la nef de la cathédrale » de Limoges. Maurice Ardant confirme ce détail, mais il ajoute que son « obligeant collègue? M. Vanginot, a pris soin de la faire descendre de ces lieux peu accessibles ». Où fut-elle placée, et qu'est-elle devenue? Je l'ignore, et si je dois en croire M. le chanoine Arbellot, cette inscription doit être considérée comme perdue.
Bibl. — Texier, Recueil desinscript. du Limousin, p. 7. — Maurice Ardant, Bull, de la Soc. archéol. du Limousin, t. III, p. 127.
Il est bien difficile de décider quelle est celle des deux copies que je cite qui a les plus grandes chances d'exactitude, d'autant qu'il me paraît à peu près évident qu'elles sont toutes deux entachées d'erreur.
L'abbé Texier a proposé de traduire :
« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Lucius Dion...; il a dédié cette pierre à ses frais, de son vivant».
Maurice Ardant n'a donné aucune interprétation.
En ce qui me concerne, je ne vois guère que la suivante qui puisse convenir :
D(iis) m[anibus) et mem(oriae) [ J]ul(ii) Dion(ysii)cï '.
Pat(er) vi{v)us, d(e) s[uo) fe(cit) Rorilus.
Aux dieux Mânes et à la mémoire de. . . Julius Dionysius. De son vivant, Rorilus, son père lui a fait bâtir à ses frais (ce tombeau).