SACRIS
D'après un dessin de Beaumesnil, reproduit par Allou.
Descr. et Hist. — D'après Beaumesnil cette inscription se lisait sur un « brasier » faisant partie delà collection d'un orfèvre de Limoges qui l'avait découvert en 1738 , avec une vingtaine d'autres objets , (( dans un terrain situé le long du jardin de Pévêché, et au couchant». Ces objets auraient été recouverts de débris de tuiles et de moellons. Le comédien antiquaire les avait dessinés deux fois dans ses cahiers, d'abord au trait, ensuite au lavis. Il les citait, la seconde fois, comme provenant des fouilles de l'évêché faites en 1757, et leur adjoignait un grand nombre de vases de différentes formes; « un candélabre ou porte-torche, en terre jaune, avec les lettres I. 0. M. (Iovi optimo maximo) » ; plusieurs objets en bronze , entre autres une figure de femme, les bras levés et soutenant) une espèce d'écusson qui porte, d'un côté, les lettres (F, et de l'autre TE ; des chenets, pelles, pincettes et tisonniers; des cadenas; des clefs, des casques, des épées, des coutelas, des couperets, une massue, un « trépied-autel », une chaise en marbre, une « table de pierre blanche», des fragments de frise, des colonnes, des chapiteaux, etc.,. Jamais peut-être l'imagination si féconde ■ du personnage ne s'était donnée un plus libre cours!
Bibl. — Beaumesnil, 2e cah., p. 51 et 3e cah., pp. 14, 15, 18 et 19. — Allou, Descript. des monum. des différents âges, pp. 73 et suiv.
[Inscription aux déesses mères dont je ne possède pas la copié] .
Descr. et Hist. — « J'ai lu dans un manuscrit de l'abbé Nadaud, dit Beaumesnil, que dans la rue Mairabeuf, aujourd'hui Mirebeuf, ou Mairabua, ainsi qu'elle est appelée dans les vieux titres, laquelle est parallèle à l'église de Saint-Pierre-du-Queyroix, il y avoit une inscription rapportée par Grùter, où se trouve exprimé un vœu fait aux déesses mères, Deabus Mairabus. Je n'ai pu retrouver cette inscription qui sans doute a disparu depuis longtemps ».
Bibl. — Beaumesnil, 2e cah., pp. 41 et 55. — Allou, Descript. des monum. des différents âges, p. 91.
8 à 9 poulces de large, trouvée en un pré, sur la hauteur en venant
de Brive pour arriver à Tulle. Extrêmement frustre et mutilée, surtout des mains et des pieds, qui sont totalement détruits. Elle ne subsiste plus. Je l'avois prise en 1764. On voit par les restes de l'inscription que c'est un vœu dont on s'est acquité envers le Dieu ivgvndvnvs (une des Divinités particulières des Gaulois), puisqu'on lit dEO SACrum jvgvndvnvs, et des quatre initiales de Votum Sol vit Libens Merito, on voit à plein les trois dernières, et une partie de la première.
« Ce qu'on ignore, c'est quel est le votant, car la figure ne peut être que l'image du Dieu, puisque le nom est au côté droit de la tête, ainsi qu'à un Jupiter jeune appellé deo bemilvc, autre Dieu des Gaulois. (La perte de ce monument cy est vraiment une perte considérable) » (Beaumesnil).
Bibl. — Beaumesnil, Ms. Nivet-Fontaubert.
Réduction à 1/2 d'un dessin de Beaumesnil.
Descr. et Hist. — ce Pierre de 18 poulces de haut dont le dessein me fut communiqué par un channoine de Tulle en 1764, qui venoit de la grosse Tour mentionnée [plus haut], dont l'explication sert à témoigner de l'antiquité d'icelle Tour, puisqu'elle dit positivement que Gaius Julius, proclamé triomphant pour la huitième fois, l'a bâtie. Cette pierre, venant de la Tour , ne peut faire révoquer en doute sa haute antiquité » (Beaumesnil).
A la page suivante du manuscrit de Beaumesnil d'où sont extraites les lignes qui précèdent, on voit un dessin de « la Tour de Maize, de Turris Martis, ou Tour de Mars », et le comédien n'a pas manqué d'y placer l'inscription au-dessus de la porte d'entrée à peu près à mi-distance entre cette porte et le sommet de la tour. On lit au-dessous :
« Fameuse tour, bâtie par Jules César, ainsi que l'inscription qui
précède en fait foi, telle qu'elle étoit encore en 1646, comme le porte un Dessein cotté de cette datte, du 16 mars, par un officier du célèbre Régiment de Picardie et Parent du célèbre frère André, Peintre Religieux Dominiquain, à Paris, qui le conservoit avec le soin d'un artiste. Elle a près de 30 pieds de diamètre ». Bibl. — Beaumesnil, Ms. Nivet-Fontaubert (copie dessinée).
Pour cette fois, le faussaire peut ne pas avoir été Beaumesnil, mais il n'y a même pas lieu de discuter l'authenticité d'un texte qui attribue une huitième salutation impériale à Jules César, et ne paraît avoir été inventé que pour démontrer la très haute antiquité des remparts de Tulle.