Inscriptions romaines de Bordeaux
En livrant ce second et dernier volume au public et à la Ville de Bordeaux, je tiens à remercier encore ceux dont le concours m'a permis de le mener à bonne fin. Je suis heureux de rappeler avant tout l'aide morale et matérielle, l'appui libéral et gracieux dont l'a constamment honoré l'Administration Municipale. Ausone et Montaigne n'eurent pas les choses de l'érudition plus à cœur que leurs héritiers du dix -neuvième siècle; notre Conseil Municipal et les hommes qui le dirigent ont aimé assez la Ville de Bordeaux pour unir le culte de son passé au soin de son avenir, et les soucis des grandes œuvres ne leur ont point fait négliger les plus petites, comme le prouve le livre qui achève aujourd'hui de paraître sous leur patronage.
Je dois aussi rendre hommage à l'attention continue que M. Gounouilhou a bien voulu apporter à l'impression de cet ouvrage : après les successeurs de Montaigne, il faut remercier celui de Millanges, l'homme qui à la fin de ce siècle a su si vaillamment reprendre à Bordeaux la grande tradition des imprimeurs du seizième.
Les deux volumes ont été composés par un seul ouvrier
typographe, M. J. David, qui m'a de plus aidé et conseillé sans relâche dans la disposition des matières et le choix des caractères. Les destinées d'un ouvrage d'épigraphie dépendent beaucoup de son exécution matérielle. C'est donc pour moi le plus agréable des devoirs que de remercier celui qui, pendant les heures fastidieuses de ce labeur de six ans, n'a jamais cessé d'être le plus patient et le plus intelligent des collaborateurs.
Bordeaux, 29 janvier 1890.
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