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III. INSCRIPTIONS ET MARQUES SUR OBJETS USUELS

AVANT-PllOPOS

Les inscriptions renfermées dans cette quatrième partie sont celles qui ont été gravées à Bordeaux durant le premier âge du christianisme, depuis son apparition dans notre ville jusqu'à l'établissement des princes de la dynastie carolingienne. Elles sont postérieures à l'an 300 et antérieures à l'an 750. La plupart de ces textes semble d'ailleurs appartenir au cinquième ou au sixième siècle.

Un nombre assez considérable de ces inscriptions, et sans doute la très grande majorité, se place après l'année 418, qui marque le commencement de la domination des Wisigoths à Bordeaux et la fin de l'empire romain dans notre région. Mais, quoique gravées sous le régime des rois barbares, elles ne peuvent être séparées de celles qui précèdent, nous ne saurions distinguer deux groupes chronologiques dans l'ensemble de nos inscriptions chrétiennes, toutes doivent être regardées et traitées comme des inscriptions romaines. C'est Rome qu'elles rappellent toutes, par leur paléographie, leurs formules, les souvenirs politiques et religieux auxquels elles font allusion. On ne pourrait pas séparer l'une de l'autre une inscription datée du consulat d'Ausone et une inscription datée du règne de Dagobert : elles se rattachent à deux âges politiques différents, sans doute, mais elles font partie d'une même période de l'histoire monumentale et religieuse de notre pays.

Nous nous arrêterons à 750, vers le temps oii le gouvernement des Carolingiens s'établit définitivement ici et où prend fin le premier âge de la domination barbare. Le milieu du viii» siècle marque en effet pour Bordeaux, comme pour le reste de la Gaule, la fin de ce que nous pourrions appeler l'épigraphie romaine. Il y a, après cette date, une lacune de trois siècles dans notre épigraphie régionale : les inscriptions, assez nombreuses encore au vii^ siècle, et toujours romaines d'aspect et de caractère, disparaissent complètement au viii«, et, quand elles reparaissent après l'an mil, elles ont une nature toute différente :

847 et s. c'est l'épigraphie médiévale qui comnieiice. Ce sout de nouvelles formules, une paléographie bien distincte, un autre aspect et un autre esprit.

Il suffit pour s'en convaincre de comparer à nos inscriptions du iv" au vii^ siècle celles du xi" ou du xii° qui ont été trouvées dans la Gironde et qui leur sont immédiatement postérieures, car le viii*^, le IX'' et le x"" siècle n'ont jusqu'ici rien fourni dans le département. Ces inscriptions, que nous donnons en note et dont on a parfois nié, mais à tort, l'authenticité, sont les dédicaces de Saint-Éinilion (*), de Saint-Martin de Mazerat (2), de Saint-Sulpice de Faleyrens (3) et de Saint-Macaire (''), celle que M. Léo Drouyn vient de retrouver à

(') Copiée sur loritïinal : cf. Mabillon, ^nnato ordinis s. Bftieiiicti, II, p. -13; Jouanxet. Sliisfe d'Aquitaine. \^,\^.^-■, Académie, \W\.'?. l^: Slalistiqiie, 1. 1, p-2S9; he C.umomt, ^îriJfftM, VIII, p. 362: Commission des rn'oiwments historiques, \H'}-lS50, ]). 10; Dhout.n, Ouide à Saint-Émilion, p 94; Guadet Saint-Emilion, [i.VJS (2« éd.) ; Dictionnaire d'épigraphie, 1. 1, col. 151 ; Oiinouie, Histoire âe Liliourne, t. II, p. 275 :

Vn-ÏDDMCKB'/// DEDICACIO//// SI -EMILIONIS//

{') D'après l'original; cf. Piganeau, Soc. arch. de Bordeaux, I. III, p. 63; Jouan.nkt, Statistique de la Gironde. I. Il, \" p., p. 363; Dhouyn, (xuide à Saint-Émilion, \>. 93; Guixodie. Histoire do Libourne, t. II. p. 35Î :

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DEDICACIO BEt7/2' [ATI peiuUle nos jours).

(') D'après la copie de Piganeau, SoriHf archéologique de Bordeaux, t . III, p. 61 ; cf. 1)rol'\n, Guide à Saint- Émilion, p. 91; Glinodie, Histoire de Liliourne, l. II, p. 353:

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kl: decem

bris; dedica

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