‹ Inscriptions romaines de BordeauxChapitre 24 sur 156 · VIL — Lhosus [Lhosof · texte numérisé non relu

VIL — Lhosus [Lhosof

Cartier, Tables, p. 174. n- 282 et p. 220; — d'Amécourt, Essai, p. 66. — C'est le monnayeur (|ue DE Barthélémy appelle CHOSO, Liste, p. 10.

Lhosus ou Hlosus (Lhoso ou Hloso, car je ne sais si le monnaj'eur a employé le cas sujet ou le cas régime) me paraît bien être un nom d'origine germanique, comme la grande majorité des noms des monnayeurs bordelais. — Nous ne possédons que deux pièces de lui, — un triens, en or, dont le tj'pe ne diffère en rien du type consacré à Bordeaiix, — et un denier, eu argent : celle-ci est jusqu'à nouvel ordre la seule pièce d'argent frappée à Bordeaux à l'époque mérovingienne qui ait été publiée et divulguée, mais ce n'est pas la seule qui existe, comme nous le verrons. On sait combien sont rares les pièces d'argent mérovin-

giennes et avec quel enthousiasme les numismates saluèrent il y a 906-907 trente-sept ans la découverte à Plassac, près de l'antique pèlerinage de Montuzet, d'un vase en terre renfermant 170 deniers méro^^ngiens (cf. Revue 7mm., 1851, p. 23). Notre denier faisait partie de la trouvaille. — On sait encore que les pièces d'argent appartiennent au dernier âge de la numismatique méro-siugienne et qu'elles forment la transition entre elle et le système carolingien, lequel devait substituer entièrement le régime des deniers d'argent à celui des sous d'or. Le denier bordelais de Lliosus, par la barbarie de la gravure et la forme des lettres, aussi bien que par le choix du type et l'aspect général, me paraît appartenir à ce moment de transition, et on ne saurait guère le placer que dans la première moitié du viii'^ siècle.

Sur les deux pièces de Lhosus, que je n'ai point vues, on a lu LHOSOMAT (n° I) ou LHosoMAiT (n° II). Il cst difficile d'accepter ces deux lectures : la vue des dessins donnés par de Gourgue (nous reprenons ici ce dernier) et par Venuti, suggère la correction de mait ou mat en mait ou MAT, et de là en jlvt ou mit [mn liés t]: mnt est une forme d'abréviation syUabique toute normale au viii^ siècle pour monetarms.

lor BYRDE GALA

Tête à droite.

iJiLHOSOMAT [%eMST] Croix ancrée.

D'après Venuti, Dissertations, p. 132 et pi. I («moiioye d'or que j'ai vue entre les mains d'un marcliand de la Ville »). —D'après Venuti, Jodannet, Statistique, 1. 1, p. 281.

C'est la pièce la plus anciennement connue du monnayage mérovingien à Bordeaux.

Il argent 5<BVRDEGALA

Quatre globules dans le champ.

LHOSOMAIT [''^',S'°"] Croix grecque.

D'après la copie de de Gourgues (collection de Gourgues) [cf. le dessin reproduit ici]. Var. — Lu CHOSO par de Barthélémy (cf. plus haut).

Bibl. — De Gourgues, Reoue numism., 1851, p. 257; pi. XIV, ao 12. — Inde, Cartier et d'Amêcourt, loc cit.

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