‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 107 sur 263 · D - NM · texte numérisé non relu

D - NM

AXVLACINTV GENI + FIFILIA

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 142).

Var. — JouANNET, Acad., 1827, p. 132, a cru reconnaître sur le socle du monument « au pied du cippe » « quelques vestiges des deux dernières lignes ». L'inscription nous semble cependant complète.

CENTVGENI.FI.FILIA chez SCHUERMANS.

Descr. —- Lettres de 0,025, bien gravées et élégantes.

L'inscription est sur le fronton d’un monument à acrotères. Au-dessous, dans une niche carrée, le portrait en pied de la défunte, jeune fille vêtue de la stola, et tenant de la main droite un miroir, de la main gauche une corbeille de fruits. Le travail est assez disgracieux. — Hauteur : 0,89; largeur : 0,21. — Voyez les dessins de LACGOUR et de DROUYN.

Hist. — Trouvé, d’après JOUANNET, en septembre 1826, derrière le vieux Lycée (cours de l’Intendance, n°8 22 et 24). Donné par BROWN à la Ville et conservé au Dépôt J.-J. Bel, sous le n° 142 (n° 228, dit BRUNET).

Bibl. — JouANNET: 1° Académie, 1827, planche [IV], n° nt (dessin de LAcoUR); cf. p. 132; 20 Inscriplions [ms.], n° 134. — Le dessin de Lacour est reproduit par Du MÈGE, atlas de l’Archéologie pyrénéenne, t. IT, pl. 13-14, n° 1. — SansAs : 19 Notice, p. 22 (Congrès, p. 480); 20 Ascia, p. 61 (Académie, 1866, actes, p. 469). — DE CAUMONT : 19 Bull, mon., t. XX VIII, p. 434 (dessin de DROUYN, jp. 435); 20 Abécédaire, éd. de 1870, p. 476 (dessin de DROUYN, p. 477). — ARBELLOT, Bulletin monumental, t. XX VI, p. 661. — Je ne sais d’après qui, SCHUERMANS, Sigles figulins, p. 20. — RENIER, fiches ms. — ALLMER, Revue épigraphique du Midi de la France, n° 479, t. II, p. 36.

D{iis) M{anibus). Axula, Cintugeni fifilia.

Léon Renier (apud de Caumont) pensait « que fflia n'est qu’une » faute du lapicide ». Peut-être vaut-il mieux y voir un diminutif, analogue à notre « fifille » (cf. ici, p. 144 et p. 151).

On peut rapprocher d'Azula les noms de ville gaulois Axuena, Axima, Azxelodunum. Les marques de poteries nous ont fait connaître le gentilice Aæius. Sur le suffixe de dérivation -wlus, cf. la Grammatira celtiva de Zeuss, p. 767.

ro de à D M T MMCOR'Æ

BASIEVM.

N LI - EX - D-I4v

Var. — BASILEVM partout, sauf chez RENIER et JUUANNET (/nscr.); — 1KX.D. LANV chez JoUuANNET (Ac.) et SAXSAS; EX.D.LANV chez JOUANNET ({nscr.).

A la troisième ligne, la traverse servant à indiquer l'A dans M est probable, mais nullement certaine, la partie de la pierre comprise entre cette traverse et le bas des deux jambages ayant été abimée : mais la ligne de cassure s'est faite suivant la traverse.

Descr. — Lettres de 0,065, 0,025 et 0,04, régulieres et d'assez bonne forme. Je ne saurais souscrire à l'avis d'ALLMER qui les donne comme « de facture barbare ».

Autel quadrangulaire en pierre : au-dessus du dé, un fronton figuré par des traits. — Hauteur : 0,78; largeur : 0,47.

Hist. — Trouvé en octobre 1831, d'après JOUANXNET, dans le mur romain, sur l'emplacement de la maison Faget (auj. n° 7 de la rue Guillaume-Brochon). — Donné par FAGET à la Ville. — Dépôt J.-J. Bel, n° 98.

Bibl. — JoOuANNET : 1° Académie, 1832, pl. II, n° 20, et p. 132; 2° Inscriptions [ms.|, n° 85. — Sansas, Nolice, p. 22 (Congrès, p. 480). = RENIER, fiches ms. — ALLMER, Revue épigraphique du Midi vie la France, n° 485, t. II, p. 49.

D{iis) M{anibus) et memoriae Basil/a)je, u{xori): mafritus). An(norum) li. Ex d(ono) Janu(arii).

M. Allmer explique Basileum, accusatif pour le datif Basileo ou Basilio: ce serait une exception unique dans l’épigraphie bordelaise. S'il fallait lire, comme M. Allmer, Basileum, je verrais dans ce mot, non pas un nom masculin à l'accusatif, mais un de ces noms neutres, d'origine grecque (Bxsfre:v), que l’on donnait parfois aux femmes, dit Priscien (5, 3), diminutionis vel adulationis causa : c'est ainsi que les deux courtisanes de la Cistellaria de Plaute s'appellent Gyinnasium et Stlenium.

PÉRÉGRINS. 315

CS BARV SCONI:

COBEA:

sic SORO R - POSVI T e

Copie de JOUANNET.

Hist. — Trouvée en septembre 1526, dans la muraille romaine, derriere le vieux Lycée (cours de l’'Intendance, n°5 22 et 24 ). Perdue depuis.

Bibl. — JouANNET : 1° Acad., 1827, pl. {I}, n° iv; 20 Znscr. [ms.|, n° 42. — D'après lui, SANSAS, Notice, p. 23 (Congrès, p. 481).

Diiis} [M{anibus)}]. Batrus, Coni(? filius)]. Cobea, soror,

Dos iil.

Jouannet faisait de Batrusconi un seul mot au datif. Ce n'est pas impossible. Batro est connu comme surnom (Corpus, IIT, 5235). Le radical de Cobea se retrouve dans le nom, très fréquent, de Cobnertus.

BELINIAE : SAV/ fillA:D-AN:XX-//

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 14).

Var. — Les deux dernières lignes sont lues par :

DEVIENNE (ms.) :| DEVIENNE (Ecl.): Le ms. D: BOURIGNON : CAILA : BECINIAE SA BECINIAE SA |BECINIAE SA |BELINIAE.SA//// LINIAE.S. FILIA.V.AN.XX.| FILIA.V.AN X. |FILIA V AN XX |FILIA.V.AN.XX. AIETCE AL TE JOUANNET : LACOUR : ARBELLOT : RENIER :

.BELINIAE SA////| LINIAE SAC. ELINIAE SA PELINIAE.SA !!//| FILIA.DE.AN.XX A.N.AN.XX A.AN.XX /INADF.AN.XXI///

Il semble donc que les premières lettres de FILIA existaient sur la pierre lorsqu'on

l’a découverte.

Descr. — Bonnes lettres, de 0,03, 0,025 et 0.02, gravées sur le fronton et le ban-

deau d'un monument en pierre, dont la partie centrale est occupée par une niche, renfermant le buste de la défunte. — Largeur : 0,14; hauteur : 0,69. — Cf. le dessin de LACOUR.

Hist. — Découvert en 1756 dans les fondements de l'Intendance (DOM DEVIENNE). Conservé dans la cour de l’Intendance (BOURIGNON). — Donné à J'Academie vers 1781, et conservé depuis dans le Dépôt d’Antiques de l'hôtel J.-J. Bel (sous le n° 14).

Bibl. — [DEVIENNE]: 19 /nscriptions [ms.], n° 16; 2° Eclaircissemens, p. 56. — Archices départementales, ms. D, n° 16 (9). — BOURIGNON, copie envoyée à Séruier, dans la Correspondance ms. de ce dernier [bibl. de Nimes, 13816], t. 1, f° 223 r°, n° 3. — CAILA, Explication [ms.], n° 33. — Lacour, dessin dans La Gironde, revue de Bordeaux, Jre année, page 65. = JOUANNET, Znscriptions [ms.|, n° 23. — ARBELLOT, Bulletin monumental, t. XXVII, p. 661. — RENIFR, fiches ms.

D{iis) Mianibusj. Beliniae : San... : ‘[ilia, d'efuncta) an(norum) xx.

Je considère Belinia comme un cognomen formé du nom de Zelinus ou Belenus ou Bellinus. Belinus dérive peut-être du radical beZ- ou bell-, que l'on retrouve dans les noms de Bella, Bellicus, Belatullus, Belatumarus, etc. (cf. de Belloguet. Glossaire, p. 375). Ne serait-ce point la même chose que le latin be/lus, « gracieux » ou « beau », et le nom propre celtique Belatullus ne signifierait-l pas la même chose que le nom commun romain bellatula (Plaute, Casina, vers 685), « petite belle »? Zellinus est aussi une épithète donnée par les Gaulois à Apollon (cf. Ausone, Professores, 5).

Ds M>

| CAMVLIA.PATRIBVS: L.

d BLASTO ‘ET - IVORIGI: P. N

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 155).

Var. — PATRIBV chez DEVIENNE (Ecl.). — IVORICI chez DEVIENNE, le ms. D, Bou- RIGNON, CAILA, JOUANNET et SANSAS. — F. pour P. chez JOUANNET Ac.) et SANsAS (Notice) ; FIL chez SAnxsAs (Ascia).

PÉRÉGRINS. 317

Descr. — Assez bonnes lettres, de 0,045 et 0,032.

Partie supérieure d’un monument à fronton et acroteres. La 1r° lisne est sur le fronton, entourée d’un encadrement de quatre moulures; le reste de l’inscription est sur un cartouche en relief, sculpté au-dessous du fronton et sans doute au-dessus d'une niche. — Largeur : 0,60; hauteur : 0,50.

Hist. — Trouvé, d'après DEVIENNE, en 1756, dans les fondements de l'Intendance; conserve jusqu'en 1781 dans la cour de l'hôtel et donné alors à l’Académie par DUPRÉ DE SAINT-MAUR (Dépôt J.-J. Bel, n° 155).

Bibl]. — [DEVIENNE] : 1° Znscriptions [ms.], n° 8; 20 Eclaircissemens, p. 55. — Arch. départ., ms. D, n° 8 (2). — BouRIGNON, fiches ms. dans la Correspondance de SÉGUIER “ms. de Nîmes 13816], t. I, 0223 ro, n° 6. = CaiLA, Explica'ion [ms.], n° 31. — JOUANNET : 1° Académie, 1829, pl. [11], n° 11; 2° Inscriptions [ms.|, n° 17. — Sansas: 19 Noûice, p. 24 (Congrès, p. 482); 20 Ascia, p. 65 (Académie, 1866, actes, p. 473). — RENIER, fiches ms,

D(iis) M{anibus). Camulia patribus Blasto et Ivorigi p{osuit).

Blastus est d'origine grecque et vient de Bhzczés, « bourgeon ». Les deux autres noms sont celtiques. Rapprochez d’Zvorix, Zvinus (Schuermans, 2766): le radical est 20.

Patribus se retrouve souvent sur les inscriptions de la Gaule pour parentibus.

INTRO BRENNOS

0000 EEE 9 9 9 0000009000

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 194) [cf. planche VIII].

Var. — C'est à tort que j'avais vu tout d’abord sur la première inscription les restes d'un Let d’un A (Soc. arch., VIII, p. 190) : il est certain qu’il n’y avait d'écrit, sur ce côté de la frise, que le mot BRENNOS.

Descr. — Les lettres de la 2° inscription ont 0,07 et 0,08; celles de la premiere devaient avoir 0,08. Elles sont allongées, peu profondément gravées, grêles, mais cependant paraissent être du premier siècle et assez voisines de celles de l'autel du génie (n° 1).

Le fragment qui porte l'inscription semble le sommet ou l’entablement d’un monument quadrangulaire en pierre. Sur trois côtés, on voit une plate-bande ou une frise portant, sur la face principale, une course de sangliers, à gauche et à droite, üne inccription. Le dessin et les inscriptions, fermés par un filet, sont encadrés de moulures très grossières : le dessin n'est pas sculpté, mais tracé au couteau, ou plutôt encore à l’aide d'un clou, d’une facon très barbare. Le quatrième côté (opposé au dessin) présente, au lieu d’une frise, deux saillies quadrangulaires qui ont dû servir à fixer le monument.

L'ensemble est tres dégradé et dénote une très grande inexpérience de l’art. — Hauteur du fragment : 0,40; largeur des frises : 0,40; hauteur des frises : 0,165.

Hist. — D'après un renseignement verbal fourni par M. BERGER, architecte, chargé en 1860 de la construct'on de Ia maison Motelay, rue Guillaume-Brochon, n° 7, le monument de Brennos a été trouvé cette année, au mois d'août, dans la muraille romaine qui fait partie de l: maison Motelay (!). — En septembre 1861, dit ARBELLOT, il était (sous le n° 273) « dans une cour, j'allais dire dans une basse-cour». C'est la cour de l'hôtel J.-J. Bel. — SaAxsas le fit peu après transporter dans la grande salle du Dépôt: il y est encore, mai: sous le n° 194.

Bibl. — ArgELLOT, Bulletin monumental, t. XX VIT, p. 659. — Sansas, Notice, p. 24 (Congrès, p. 482). — CREULY, Recue celtique, t. 111, p. 161. — RENIER, fiches ms., à la fin du paquet. — ALLMER, Recue épigraphique du Midi de lu France, t. I, p. 180. = JULLIAN, Soc. arch., VII, p. 190.

[Blrennols]. Brennos.

cartons tout d'abord les doutes que l’on pourrait exprimer sur l’authenticité de notre inscription: la forme des caractères, la répétition du nom, le peu de bruit qu'on a fait à Bordeaux autour du monument, l'endroit où on l'avait misérablement relégué, la parfaite adaptation de l'inscription avec son cadre, tout cela donne à notre texte une valeur absolue, incontestable.

C’est, sans aucun doute, l'épitaphe d'un Bordelais nommé ZBrennos. M. Allmer en fait, à cause de la scène représentée sur la frise, un gladiateur: je ne le crois pas. Nous ne pouvons rien conclure sur son âge ni sur sa profession : on peut dire seulement que le monument est trop simple pour être celui d'un personnage considérable. Mais il me paraît certain qu'il a vécu dans les premières années de l'ère chrétienne : la forme des lettres, la simplicité de la formule, la désinence gauloise ou grecque de Zrennos (?), révèlent à première vue une épitaphe très ancienne, presque archaïque.

Ce nom de Brennos n'apparaît pas ici pour la première fois. Nous savons par les écrivains grecs et latins qu'il fut celui de deux chefs gaulois: celui qui prit Rome en 390, celui qui dévasta la Macédoine

(1) Les fouilles de la maison Motclay, de 1860, sont malheureusement fort peu connues. « Des travaux de terrassement», dit a Gironde du 4 août 1860 (n° 3392), « exérutés rue Neuve-de-l'Intendancee, ont aineué la iécouverte d’un fragment de mur chargé de sculptures et d'inscriptions». 11 est fait allusion à ces mêmes fouilles daus les Archives historiques de la Gironde (lome 1, p. 146 et 147), et ailleurs dans Ze Progies. Un fragment de bas-rclief encastré dans le vestibule de la maison Motelav porte l'inseription : FOVILLES DE 1860. C'est luut ce que nous savons sur elles, je crois. Les monuments qui en furent retirés sont, à l'exception de celui-ci, demeurés dans la cour de l'hôtel J.-J. B2l jusqu'en 1883, puis portés au Dé; ôt du Colisée, Il est dune probable que tous eeux qui se trouvaient dans la cour el qui ne sont meñtivunues ni par Sansas ni par Jouannet ont été extraits en 1860 du mur romain de Ja maison Moteiay.

(2) C'est le nominatif de la première déclinaisou dans les inscriptions gauluises; cf. les nes 9 et 20 bis (p. 69).

PÉRÉGRINS. 319

et la Grèce de 281 à 279 avant notre ère. L'un et l’autre sont également appelés Brennus, Bsévwess où Boñves.

Cette similitude de noms chez deux chefs gaulois a fait croire jusqu'ici que les anciens avaient pris pour un nom propre le nom d'une dignité. On admet sans contestation aujourd'hui que brennus signifie «le chef», « le roi », et que c'était l'appellation du souverain chez les Celtes; et on rapproche ce nom de l'irlandais brain, « chef », du cornique brentyn, « noble », du gallois brëen, « suprématie », et du brenniat, « proreta », du dictionnaire cornique (cf. Zeuss, ». 1070, et de Belloguet, Glossaire, p. 393). |

Jusqu'à quel point faut-il accepter cette hypothèse? L'inscription de Bordeaux montre qu’on ne peut l'admettre que sous réserves. Il est certain que Brennos ou Brennus a existé comme nom propre: il peut parfaitement se faire que les deux chefs gaulois aient, par une singulière coïncidence, porté le même nom. D'ailleurs, peut-on admettre que tous les historiens qui en ont parlé aient commis à leur égard la même confusion? Si brennos désignait «le roi», n'y avait-il à Rome ou en Grèce personne pour le savoir? Tite-Live, né dans un pays à demi celtique, pouvait-il l'ignorer? Sans doute, le radical brenn- doit signifier « noble »; mais le radical cinf- signifie « premier », et Cinéus, qui en dérive, n'a jamais été qu'un nom d'homme. D'ailleurs d’autres noms proviennent du même radical: Brirno est celui d'un chef canninéfate chez Tacite (Æistoires, 4, 15); Brennacus, nom d'une villa célèbre des rois mérovingiens, n'est-ce pas proprement « la demeure de Brennus », comme loriacus la demeure de Florus ?

Nous pensons donc qu'il y a lieu d’hésiter et de chercher encore avant de faire du « brenn » le magistrat suprême des anciens Celtes (1).

Je trouve cette inscription dans les fiches ms. de LÉON REXIER avec cette mention «au Musée, c. 4, n° 116. — P. 268 ». Je ne me rappelle pas l’y avoir jamais vue.

D{iis) [M{(anibus)] et m{emoriae) B............ Per

() Voyez encore AMÉDÉE THienny, Hfstoire des Gaulois, ivre I, ch. II.

ne ne DS, 255

LATIN MYLENE [HNITNNNI M R C À UHIM V KT A EI IAB IRE DT HUE MT PT AU CIN IUNITA NORX/IR DIGINONINIENENIENNE

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel).

Descr. — Lettres hautes de 0,02 et 0,04, de très mauvaise forme, gravées au poineon et pour ainsi dire invisibles; nous ne les donnons que sous toutes réserves, sauf celles de la premiere et de la dernière ligne.

Cippe cylindrique sculpte de manière à représenter une rotonde, ou, mieux, un kiosque, à quatre ouvertures, que séparent des pilastres. Sur une des quatre aires qui encadrent ces pilastres, l'épitaphe. La partie supérieure, taillée en pyramide, figure la toiture du kiosque. — Hauteur : 0,78; diamètre : 0,45.

Hist. — Provenance inconnue. — Trouvé peut-être entre 1845 (date de la mort de Jouannet), et 1850-1853 (date de son classement sous le n° 188).

D'iis) M'anibus) et mem{o)r(iae) (7?) Camuliae......: ...p.. red.....mi.....ia ..c....(??). An(nJor(um)x. [Cuirlavit..….

Sous toutes réserves.

en VL4F4DEFVNC

\MWINHLIB+PATé

D'après l'original (Dépôt du Colisée).

Var. — SANsas lit AMALVINI; ROBERT, MVINI.

Descr. — Lettres de 0,07, d’une bonne époque, gravées au haut d’un bloc de pierre, baut de 0,45 et large de 0,57. |

Hist. — Trouvé, d'apres SANSAS, dans le mur romain, vers le mois de juin 1867, sur l'emplacement d’une tour formant l'angle de la voie du Peugue (cours d'Alsace-et-

PÉRÉGRINS. 321

Lorraine) et de la place Pey-Berland. C’est la {or Gracilis, occupant à peu près l'emplacement du n° 127 du cours. — Musée des Facultés, n° 95; depuis 1883 au Dépôt du Colisée.

Bibl]. — Sansas : 19 la Gironde du 24 juin 1867, n° 5772 (Soc. arch., V, p. 125); 2° Progrès, t. V, p.741 (Soc. arch., VII, p. 173). — D'après ROBERT, RENIER, fiches ms.

[Camulino, Camlul(i) f(ilio), defunc[to annorum..... : C] amulini lib{ertus), pat(rono).....

Cuinulus, qui ailleurs est une épithète de Mars (Orelli, 1977 et 1978), est ici un nom d'homme. Pour Glück (p. 101), le mot serait un dérivé de cam-, qui signifierait pofens ou oulidus.

D»> M CAMVLV AN -XX-D HDNUIINEIES

Var. — CaiLA donne. comme deux inscriptions différentes, les deux copies suivantes de cette même inscription :

CAMVLV CAMVKVE AN . (n° 59). AN.XX.D. (n° 37).

Comme il assigne la même origine à l’une et à l’autre inscription, il n’y a pas à douter qu’il ne faille les prendre pour deux copies fautives du même texte. La seconde copie de CaAILA a été conservée comme une inscription distincte par JOUANNET et par SANSAS. — JouANNET lisait notre monument : D.M.CAMVKV.... AN.., qu'accepte SANSAS.— RENIER: D M CAMVCA AN XX D.

La dernière ligne est douteuse.

Descr. — Inscription en lettres de 4 et 3 centimètres, mal gravées et mal alignées, mais qui semblent anciennes : la traverse des A parallèle à la branche gauche.

Bloc de pierre arrondi au sommet, haut de 0,37, large de 0,40.

Hist. — « Découvert en juin 1812», dit CAILA, «rue neuve du Temple, vis-à-vis l'hôtel de Malte, en creusant les fondements de la maison n° 4 ». C’est actuellement le n° 8 de la rue du Temple. JOUANNET donne à tort cette inscription comme trouvée en 1756 dans les fondements de l’Intendance. — Dépôt J.-J. Bel, n° 45.

Bibl. — Caila, Explication |[ms.]:1° n° 59; 2° n° 37. — La seconde copie (n° 37) de Caila forme une inscription indépendante chez JouANNET : 1° Acad., 1829, pl. [11], n° 16; 29 Inscriptions [ms.], n° 33, et chez SANsAs, Notice, p. 24. — JOUANNET : 1° Acad., 1829, pl. [11], n° 27; 20 Inscriptions [ms.], n° 37. — Sansas, Notice, p. 24 (Congrès, p.482). — D'après Sansas, DESIARDINS, Gaule romaine, t. 11, p. 402, note 7. — RENIER, fiches ms.

D{iis) M{(anibus). Camulu(s), an{norum) xx. Don!o......

D -: M ET MEMOR CAPEI:LIAN//// DEFVNTA/'/

Restituée d'apres les copies de DOM DEVIENNE.

Var. — Dom DEVIENNE, ms., et ms. D: Do DEVIENNE, Eclaircissemens : CAPEILIAN CAPCILIAN.

DEFVNTA DEFVNCTA.

Hist. — Trouvée en 1756 dans les fondements de l’Intendance. Perdue depuis.

Bibl. — [Dom DEVIENNE] : 1° Inscriptions [ms.], n° 9, 2 Eclaircissemens, p. 58. — Archives départementales, ms. D, n° 9 (19). — D'après dom Devienne, JOUANNET, Inscriptions [ms.], n° 32.

D{iis) M{(anibus) et memor(iae). Capellian!a], defun(c)ta [annorum...….

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