IVL-ALBIL LA LIBER
1O POSVIT
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — 4° ligne lBILLI chez DEZEIMERIS, qui omet TO à la deruière (ecs deux lettres sont d'ailleurs à peines visibles).
Descr. — Lettres fort laides, mal gravées et irrégulières, empruntées en partie (par exemple la lettre F) à l'alphabet cursif : leur hauteur varie de 0,025 à 0,07.
Autel quadrangulaire en pierre bâtarde : la dernière ligne, sur le bandeau de la base; la première, sur celui de l'entablement,; le reste, sur le dé. — Largeur du dé : 0,148; hauteur du monument : 0,90.
Hist. — «Tiré du mur romain (coin est de la rue des Epiciers et du cours d’Alsace- Lorraine). vers le milieu de juin 1878, et transféré au Musée épigraphique sur mes instances», dit DEZEIMERIS; Cf. n° 146, hist. — Musée des Facultés; transporté en 1833 au Dépôt du Colisée. |
Bibl. — DEZEIMERIS, Académie, 1873, comptes-rendus, p. 18.
D{iis) M(anibus) et memoriae Julifi) Soilli, d(e)f(uncti) ann(orum) lxxviii. Jul(iaj Albilla liberto posuit.
Le nom de Soillus me paraît bien gaulois, moins à cause du diminutif -2//us, qu'on retrouve en latin (ici même AZbillus, ailleurs Waximilla, notre n° 142), que du radical s0- qui semble avoir formé les noms Soio, Sola et Solus, Solia et Solius, qu'on rencontre dans les épitaphes des pays celtiques.
C'est à tort, croyons-nous, que Jouannet, Znscriptions gallo-romaines de Burdigala [ouvrage qui est demeuré manuscrit], n° 144, donne l'inscription suivante comme originaire de Bordeaux. En effet, Venuti, le seul qui l'ait vue, dit nettement : < Inscription qui n'a pas encore sété publiée, et que j'ai copiée à Castel-Pigon [Castel-Pugon], à » demi-lieuë de Lectoure » :
D & M Q:REGINIO SILVINORL ETIVLIAE : CO MENVAE VX°R PIENTISSIME H-M:H:NS-.
VENUTI, Dissertations, p. 36 et pl. II, 1. — D’après lui: CHAUDRUC DE CRAZANNES, Mén. de la Soc. des Antiquaires de France, 1837, n. 8.,t. II, p. 175 ; — JOUANNET, Inscr., n° 144; — BLADÉ, n° 137.
IN- MI/MOR://///// T - SEV£/{I - PRIN///| TIVI-DEF:- ANXX°:°- TiTVS-SEVEVRIVS SECVNDVS-:
PATRONVS-:
PONENDVM-:
CVRAVIT:
D’après l'original (Dépôt du Colisée).
Var.— Saxsas lit completement l'inscription : D. M. | IN MEMORIAM | T.SEVEVRI PRIMI | TIVI.DEF.AN.XXXI | TITVS SEVEVRIVYS, etc. Descr. — Bonnes lettres, de 0,055 (1re ligne) et 0,84. Autel quadrangulaire; le couronnement subsiste ; la base a été enlevée. Le monument, très dégradé, semble avoir été calciné. — Largeur du dé : 0,48. Hist.— Trouvé en 1868, d'après Sansas, dans la muraille romaine, maison Souleau, rue des Trois-Canards, n° 9. L'emplacement de cette maison correspond à celui du n° 62 actuel de la rue du Loup.— Musée des Facultés. n° 28; transporté en 1883 au Dépôt du Colisée,
Bibl. — Sansas, Le Progrès, VI, p. 573 (réimpr. Soc. arch., VII, p. 217). — RENIER, fiches ms., d’après un dessin de ROBERT.
D{iis) M(anibus). In memorilam] Tfiti) Severi(i) Prim{i]tivi, def{(uncti) an(norum) xxx. Titus Seveurius Secundus, patronus, ponendum curavil.
Contrairement à Sansas, je pense que le vrai nom gentilice de l’af-
franchi comme du maître est Severius et que l'addition de l'& dans le second Seveurius est le fait d'une erreur du lapicide.
SVNVTIAE VRBANAE-:
SVNVTIVS IIIPPOLYTVS LIBERTAE ET CONIV GI PIENTISSIMAE 2POSVIT:
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 24).
Var. — JOUANNET lisait SVNVILAE, SVNVILVS et VPPOLITVS.
Descr. — Lettres grèles, allongées, à peine gravées, assez semblables à celles du n° 45; hauteur variant de 0,03 à 0,045. — Les T ressemblent assez à des T;la lettre H n’est point barrée.
Autel quadrangulaire en pierre : le couronnement manque; l'inscription est gravée sur le dé. — Largeur : 0,40; hauteur : 0,74.
Hist. — Provenance inconnue. — Trouvé sans doute vers 1840-3, sur l'emplacement du fort du Hâ : c’est alors que l'inscription a été transcrite et gravée par JOUANNET. — Dépôt J.-J. Bel, n° 24.
Bibl. — JouANNET : 1° Monuments funéraires antiques [ms.], IVe classe, n° 36; 20 Inscriptions [ms.], n° 102.=— Sansas, Notice, p. 54 (Congrès, p. 512). — RENIER, fiches ms.
Sunutiae Urbanae. Sunutius Hippolytus libertae el conjugi pientissimae posuil.
Hippolytus a épousé sa propre affranchie.
Rapprochez de S'unutius, qui est peut-être un mot d'origine celtique, le nom de Sunucus (Corpus inscr. latin, V, n° 5626).
ALLRALILALLNRONQ RS
CENSORINVS | TASGILLI | L I B:- Q-D.:F-A.L XXIIII - CE NTVRIO