PP -. O-P.N
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 145).
Var. — 1r° ligne : .SENSORINVS, BouRIGNON; //ENSORINV//, RENIER. — 29 ligne : TASCILLI, BOURIGNON, CAILA, JOUANNET et SANSAS. — 48: Q. DEF. ÆLIO, BOURIGNON; Q. DEF.A.L, CAILA. — 5: XXIII chez CaAILA. — 6° omise par BOURIGNON. — 7° F. EI FRA, SANSAS. — 8e: TRES. M. H., BOURIGNON; TRES.EI., CAILA, JOUANNET, SANSAS et DE CAUMONT. — 9 : P.OTPT., BOURIGNON.
Descr. — Assez bonnes lettres, de 0,025, gravées sur le dé d’un autel couronné de volutes. Le centre de l'inscription est encadré d'un triple filet, et séparé en deux par une guirlande de feuillages. — Sur la face de droite, une patera. — Hauteur : 0,82; largeur du dé : 0,31. — Dessin de DROUYN.
Hist. — Provenance inconnue. — Le monument est mentionné pour la première fois en 1780 par BOURIGNON, qui dit seulement qu'il se trouvait à Bordeaux et que M. Duchene le jeune lui en communiqua le texte. Il est probable qu'il se trouvait alors dans la cour de l’Intendance ; mais c’est à tort que CAILA prétend (JOUANNET le suit dans l’Acad.) qu'il provient des fouilles faites en 1756 dans les fondements de l’Intendance. — Se trouvait dès le commencement du siècle rue J.-J. Bel, au Dépôt, où il est demeuré (n° 145).
Bibl. — D’après DUCHENE LE JEUNE, BOURIGNON, notes conservées dans la Correspondance de Séguier [ms. de Nîmes 13816], t. I, # 223 v°, n° 17. — CaiLa (!), Explication
(1) CaïzA ajoute, dans son ms. : « Inscriplion rapportée dans les mss. de M. Séguier, de Nimos», ce qui prouve qu'il a eu Connaissance des notes de Bourignon.
[ms.|,n° 8. — JouANNET : 19 Acadénue, 1829, pl. [II], n° 8; cf. p. 172; 2° Znscriplions [ms.], n° 90. — D'après lui, DE CAUMONT, Cours d'antiquités monumentales, atlas, pl. XXVIH, n° 12. = Saxsas, Notice, p. 26 (Congrès, p. 484). — DROUYN, dessin apud nE CAUMONT, Bull. mon., t. XX VII, p. 207. — RENIER, fiches ms. — JULLIAN,S. arch., t. VII, p. 168.
Censorinus, Tasgilli lib'ertus), q'ui) d'elffunctus) (est) a{nnorum) lrcitii: Centurio, Fed'elis), fratres, lifberti) e{jus), p{atrono) op{timo) n{ostro).
Z'asgillus est un nom d'origine celtique analogue à Z'asgius (inscriptions de Nimes), à Z'asgetius, peut-être aussi à Z'esco (cf. n° 230, p. 328). Fedelis est sans doute pour Fidelis. Centurio est un nom relativement fréquent à Bordeaux (on le trouve trois fois : 1l est fort rare dans les indices du Corpus).
ETMEMORIAE PVB MAIO NIS LIBD E:
FVC AN LXV POMINISTER
GENER EIV
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 107).
A la rigueur, l'1 de MAIONIS peut être rezardé comme un T, le délié supérieur étant légèrement prolongé vers la gauche.— Les A sont peut-être ponctués.
Var. — JOUANNET et SANSAS ajoutent un D. M.
Descr. — Lettres de forme barbare, allongées, irrégulières, peut -être de basse époque, de 0,03 à 0,06.
Autel en pierre, avec fronton et acrotères,; sur le champ du fronton, une pigne. L’inscription est gravée sur le dé, sauf les deux dernières lignes, qui sont sur la base. — Hauteur : 0,60; largeur du dé : 0, 37. — L’ascia, cachée dans la muraille où l'autel est encastré, est indiquée par JOUANNET.
Hist. — Trouvé en octobre 1831, d'après JOUANNET, sur l'emplacement de la maison Faget (auj. n° 7 de la rue Guillaume-Brochon), dans la muraille romaine. — Donné à la Ville par FAGET et conservé au Dépôt Bel, sous le n° 107.
Bibl. — JOUuANNET : 19 Acad., 1832, pl. I, n° 7, et p. 128; 20 Inscriptions [ms.], n° 46. — SANsAS, Notice, p. 41 (Congrès, p. 499). — RENIER, fiches ms.
[Diis Manibus] et memoriae Pub/lii), Maionis lib/erti), defu{n)c(ti) an(norum) lxv. Pofsuit) Minister, gener ejujs).
SECV NDINA 322 DIHANXXXV'
PARTRONV
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 93).
Var. — A la 2 ligne, ANN chez SANsAs; XXXIV chez JOUANNE®r et SANSAS; DF AN XXXVI chez RENIER; — à la 3°, PARTROA chez les deux premiers, PATRONV chez RENIER. | |
Descr. — Lettres irrégulières et mal gravées, de 0,05 à 0,02.
Autel quadrangulaire en pierre: l'inscription est sur le dé : le couronnement manque. — Largeur du dé: 0,38; hauteur du fragment : 0,60.
Hist. — Découvert, d'après JOUANNET, en oct. 1831, dans le mur romain, sur l’emplacement de la maison Faget (auj. n° 7 de la rue Guillaume-Brochon). — Donné par FAGET à la Ville. — Dépôt J.-J. Bel, n° 93.
Bibl. — JouANNET: 1° Académie, 1832, planche I, n° 9, et p. 128; 2° Inscriptions [ms.], n° 79. — Sansas, Notice, p. 51 (Congrès, p. 509). — RENIER, fiches ms.
Secundina, d{efuncta) an(norum) xxxviti. Partronu(s) p/onendum) cufravit).
Partronus est sans doute pour pafronus.
DUMUIU NN AUE \
SIORAE:CE NSONAE : LIB
MATVRVS FRATER
D’après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 124).
Var. — STORIAE chez RENIER.
Descr. — Lettres de 0,025 à 0,05, de forme assez mauvaise. — C'est de nos jours qu’elles ont été peintes au minium.
Monument quadrangulaire ca pierre : la premicre ligne est sur un fronton. L'épitaphe est sur le dé. — Hauteur : 0,48; largeur : 0,42.
Hist. — Trouvé en septembre 1826 dans le mur romain, derrière le vieux Lycée, dont l'emplacement est aujourd’hui occupé par les n°% 22 et 24 du cours de l’Intendance.
(JOUANNET). — Le monument a été donné par BRowx à la Ville et est conservé au Dépôt J.-J, Bel, n° 124.
Bibl. — JouANNET : 19 Acad., 1827, pl. [II], n° xx1; 2° Inscriplions [ms.], n° 68. — SAXSAS, Notice, p. 54 (Conyrès, p 512), — RENIER, fiches ms.
D{iis) M{anibus) Siorae, Censorinae lib{ertae): Maturus, frater.
Maturus, malgré son apparence latine, doit être regardé peut-être ici comme d'origine celtique et formé du radical #atu- (cf. p. 26), comme Afatutio, Matugenus.
Siora me paraît celtique également: peut-être est-ce le même radical que Diorata (cf. n° 245).
D-:M:CINTVGNATO-:PVBL:
LVCI-SERVO-DEFVNCTO ANNORVM:XVIIII- LVCI LVCIVS DOMINVS . PO NENDVM.-CVRAVIT:
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 105).
Descr. — Lettres de 0,035 et 0.025, gravées avec élégance et régularité, mais appartenant à l'écriture cursive : les À sans traverse, les M à traverses saillantes, les L à terminaison tombante, les T à peine barrés, etc.
L'inscription est gravée sur le socle d'un monument en pierre, au-dessous d’une niche cintrée qui renferme le buste du défunt. On voit au bas de la pierre les traces de deux crampons en fer qui devaient l’assujettir à un support. — Hauteur : 0,84; largeur : 0,45. — Voyez le dessin de LEO DROUYN.
Hist. — Trouvé en septembre 1826, d’après JOUANNET, dans la muraille romaine, partie située derrière le vieux Lycée (dont l'emplacement est aujourd’hui occupé par les n° 22 et 24 du cours de l’Intendance). — Donné par BRowN à la Ville. — N° 105 du Dépôt J.-J. Bel.
Bibl. — JouaAnNET : 1° Académie, 1827, pl. [11], n° xx; cf. p. 137; 2 Inscriptions [ms.], n° 49. — Sansas, Notice, p. 29 (Congrès, p. 487). — DE CAUMONT : 1° Bull. monum., XX VIII, p. 442 (dessin de DROUYN, p. 443); 29 Abécédaire, éd. de 1870, p. 485 (dessin à la p. 484). — RENIER, fiches ms.
Diiis) M(anibus). Cintugnato, Publ(ii) Luci(i) servo, defuncto annorum xviiii. Lucifus) Lucius, dominus, ponendum curavil.
« M. Renier pense », dit de Caumont, « qu'à la fin de la troisième > ligne, il faut lire PvBL., au lieu de Lvcr., qui serait une faute du lapi- » cide ». [1 peut se faire également que le maître se soit appelé Publius
Lucius Lucius, quoique l'explication donnée par Renier me paraisse infiniment plausible.
DIVIXTA PATERNINI AN CILLA : D: DEFVNCTA ANNO:XXI:
Copie de DE LURBE.
Var. — GRUTER ajoute des points à la copie de de Lurbe.
Hist. — Trouvée, d'après DE LURBE, dans l'été de 1564, « aux ruynes de la maison ancienne du sieur de Duras, près ladite petite Observance ». La maison de Duras occupait le milieu, côté ouest, de la rue de Grassi (Drouyn, p. 445).
Bibl. — DE LURBE, Discours, éd. de 1595, p. 68; éd. de 1619, p. 64 r° (transcrite par SÉGUIER, {nd. ant. inscr. [ms. 16933], f° 255); éd. de 1672 et de 1703, p. 46 r°. — D’après de Lurbe (Ex libello Gallico antigq. Burdegal.), GRUTER, p. MLII, n° 1. — D'après Gruter : FLEETWOOD, p. 386, n° 2; GENÈR, Zheologia, t. II, p. 15; RENIER, fiches ms. ; VENUTI, p. 40; Du MÈGE, II], p. 415. — D'après de Lurbe et Gruter : (SÉGUIER, Zndex absolutissimus, t. II [ms. 16935], f° 1001); — LE BLANT, t Il, p. 373, n° 584. — D'après * de Lurbe: JouANNET : 1° Académie, 1829, pl. [11], n° 5; 2° Inscriptions [ms.], n° 9; — SAxsas: 10 Notice, p. 33 (Congrès, p. 491); 20 Ascia, p. 50 (Acad., 1866, actes, p. 458); — DEZEIMERIS, Notice, p. 4 (Soc. arch., VI, p. 50).
D{iis) M(anibus). Divixta, Paternini ancilla: d(ominus). Defuncta annofrum) xxi.
Gruter, Fleetwood, Genèr et Séguier donnent cette inscription parmi les textes chrétiens, mterprétant sans doute ancilla D(ei). M. Le
Blant ne l'accepte que sous toutes réserves comme chrétienne. Je pense que D est ici l'initiale de dominus.
MARTINI SIVE-SEVERI CRESCNS:FLAVINISER