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Copie de JOUANNET. — Trouvée à Terre-Nègre en plusieurs exemplaires.
Descr. — « Lettres en relief et mal alignées ». « Sur le disque, un lion courant; pour marque au-dessus de l'animal, PI; le P d’une forme des plus anciennes a la panse ouverte; terre grise, assez fine ».
Bibl. — JouANNET, Académie, 1831, planche IV, n° 5, et pages 153 et 168. — D'après lui, BRUNET, Recue archéologique, t. X, p. 278. — D'après Brunet, SCHUERMANS, n° 4318.
La vaisselle rouge glacée portait à Rome le nom de « samienne », sans doute parce que la terre de Samos, fort renommée dans l’antiquité pour la préparation de certains produits (t), était la plus propre à fabriquer ces poteries (?). D'ailleurs, Samos était bien loin d’avoir le monopole de cette industrie, et il est visible qu’il entre dans la composition des débris qui nous sont conservés, toute autre terre que celle de cette île. Nous savons en outre par Pline l'Ancien, que les manufactures les plus connues de « poteries samiennes » étaient celles d'Arezzo, de Sorrente, de Asta, de Modène et de Pollentia en Italie, de Sagonte en Espagne, de Pergame et de Tralles en Asie: ces villes, dit Pline, s'enrichissaicnt grâce à cette industrie, et voyaient leurs produits exportés par le monde entier (%). Mais parmi toutes celles-là la priorité était encore donnée à Arezzo, si bien qu'on appelait souvent la vaisselle samienne, « vaisselle arrétine » (4). De fait, on a trouvé par le monde catier des poteries rouges marquées aux noms des Zi ou Zetii et des Atei de Arretium (5), et il est vraisemblable que beaucoup de noms
(t) Les collyres en terre do Samos étaient céléhres, PLixe, Histoire naturelle, 35, 191. Voyez l'emploi de cette terre à propos de certaines maladies, fd., 28, 194 et 248; 81, 117. La pierre de Samos servait à polir l'or, sd , 36, 152.
(2) IstDORE DE SÉVILLE, Orfgines, 20, 4, 3: Fictilia rasa in Samo insula prius incenta traduntur, fa:ta ex creta etiniurata igne, unde et Samia vasa: Cf. 6 b.
3) PLINE, Histoire naturelle, 35, 160 : Samia etiamnunc in esculentis laudantur. Retinet hanc nobilitatem et Arretium in Jtalia et calicum tantum Surrentum, Asta, Pollentia,in Hispania Saguntum, in Asia Pergamum. Habent et Tralles ibi opera sua et in Italia Mutina, quoniarn et sic gentes nobilitantur et haec quoque per maria terras ulto citro portantur insignibus rotae oficinis.
(é)IstDore, Origines, 20, 4, 5 : Arretina casa eæ Arretio municipio Italiac dicuntur, uli flunt. Sunt enim rubra. De quibus Sedulius :
Rubra quod appositum testa ministrat olus.
MARTIAL, 1,51: Sic Arretinae vtolant crystailina testae; 14, 98: Arretina nimis ne spernas tasa moner.us. Authologie latine, dd. Riese, 259 :
Arretine calix, mensis decor ante paternis, Ante manus medics quam bene Sanus cras.
(5) Voyez rotamment la marque A(uif) TITI, FIGVL(#) ARRET(in5), SCHURRMANS, n°’ 5461-2; HUEBNER, Corpus, |. 11, 4970, 819.
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que nous allons rencontrer à Bordeaux et qu'on a retrouvés en Espaone, en Bretagne, en Gaule et en Italie, sont ceux de fabricants origipaires de cette ville. Un certain nombre de ces Zefir s'appellent même Samia où Samo, surnoms qu'ils ont dû prendre pour rappeler l’industrie qui faisait leur fortune et leur notoriété (!). Toutefois, il est à croire que la fabrication des poteries dites « samiennes » ou « arrétines » s'est étendue en dehors des villes mentionnées par Pline l'Ancien et que la Gaule en particulier, où on en trouve infiniment plus qu'ailleurs, a eu ses manufactures indigènes. Il est malheureusement impossible, ou tout au moins fort difficile, de distinguer les potiers gaulois des potiers italiens ou espagnols : car les noms marqués sur les poteries ne sont jamais accompagnés, sauf ceux de quelques 7efii d'Arezzo, de la moindre indication géographique ou chronologique. Toutefois, 1l paraît naturel d'attribuer à la Gaule les produits marqués aux noms par exemple de Beliniccus, Doueccus, Eppia et Eppius, qu'on reconnaît au premier abord pour être des noms d'origine celtique. La difficulté est plus grande encore quand il s'agit de retrouver les manufactures locales : on ne pourra arriver à quelque résultat décisif à ce sujet que lorsqu'on possèdera le recueil complet de toutes les marques de poticrs trouvées dans l'empire, avec l'indication rigoureuse des provenances et du nombre d'exemplaires de chaque marque. Et encore risquera-t-on souvent de tirer des conséquences scientifiques de concours de circonstances fortuites; il peut se faire en effet que l'on rencontre dans une ville un nombre considérable de poteries marquées au nom d'un même potier, sans qu’on doive en inférer qu'il en fût originaire : il est possible que le hasard ait fait découvrir un dépôt ou une succursale de ce fabricant, ou la demeure d'un particulier qui se sera exclusivement fourni à la même maison.
Qu'il y ait eu à Bordeaux des manufactures de poteries samiennes, c'est infiniment probable. Nous avons remarqué, dans le sous-sol de la cour de la maison Petit, rue de Grassi, n° 9, un nombre si considérable de poteries, une si étonnante quantité de matières premières propres à la fabrication des terres cuites, que M. de Mensignac a pensé et que nous pensons avec lui, qu'il y avait là une petite usine de vases arrétins: malheureusement ces poteries étaient toutes anépigraphes,
(1 L. TETI. SAMIA, ScnuenMans, ne 5425-35-32; SAMIA, SALO, SAM, 5d., nos 4906-10,
et le nom du potier n'a pu être connu (!). De nombreux indices donnent également à penser qu'il y avait, entre le haut de la rue Sainte-Catherine et la rue Combes, le long de la rue Saige, une ou plusieurs manufactures assez considérables de figurines, de vaisselle samienne et de poteries de tout genre (cf. p. 427). Certains noms, comme ceux de Ejpia ou de Eppius, de Wepos, de Jullus, de Fam., peut-être de Æcpentinus, apparaissent trop souvent ici et trop rarement ailleurs pour qu'on ne doive supposer qu'ils sont ceux de potiers bituriges. Enfin il ne faut pas oublier que le territoire de Gradignan et de Léognan donne une argile excellente pour la fabrication des briques et des poteries (?). Une preuve plus décisive de l'existence de l'industrie céramique à Bordeaux au temps des Romains serait la découverte de moules à poteries signalée par de Caumont (*) : mais les moules auxquels il fait ailusion et qui existent encore au Musée d'armes ne sont pas, comme il le croyait, originaires de notre ville; quant aux fragments de moules analogues que possèdent quelques collectionneurs bordelais, ct qui sont bien de provenance bordelaise, ils sont en trop petit nombre pour qu'on puisse tirer aucune conclusion de leur découverte.
Il est plus facile de retrouver l’âge d'une poterie que son origine. La forme des lettres est un indice quelquefois trompeur, sans doute, mais quelquefois aussi parfaitement certain. Il me paraît hors de doute, par exemple, que les poteries marquées aux noms de £ppia, Eppius, Felicio, Nepos, sont les plus anciennes parmi celles que nous possédions : la forme archaïque des lettres le montre, et se trouve en parfait accord avec la patine de la poterie noircie et assombrie par l'air et le temps. Nous considérons également comme parmi les plus antiques, comme remontant aux premières années du premier siècle, les marques dont les lettres sont ornées de points à l'intérieur ou à l'extérieur, comme celles de Zccnus, de Scottius, de Aqgutus, quelques-unes des signatures du potier Jullus, et bien d’autres. Un très grand nombre parmi les marques que nous allons donner proviennent du cimetière de Terre-Nègre, qui fut abandonné vers le temps de Marc-Aurèle (cf. p. 456) : il faut donc placer au plus tard au second siècle les potiers qu'elles nous font connaître. Enfin, un petit nombre de ces marques
(11 Cf. Bulletin épigraplique, tome IV, p. 192, et ici p. 428, H, et n° 372. (2) JouannerT, Statistique, 11, p. 167 et 172.
(3) Abécédaire, édiliou de 1870, p. 569, noto 1, et p. 571. — Voyez sur ces moules notre VIe partie, $ II.
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ont été rencontrées dans les ruines de Pompéi, ce qui ne permet pas d’en avancer l'âge au delà de 79. Il semble qu à part les renseignements que fournissent ces indications on doive s'abstenir de toute recherche sur la date de nos poteries : à la rigueur même, des caractères de basse époque ne permettent pas de conclure que le personnage mentionné a vécu au troisième ou au quatrième siècle, car la même marque a pu être conservée trois ou quatre cents ans, surtout s'il s'agissait d’une manufacture célèbre. On sait que les poteries samiennes ont eu une longue existence, puisqu'il en est déjà question chez Plaute et Lucilius (!), et qu'à six siècles de distance Ausone, Isidore de Séville, et la Vulgate les mentionnent également (?); il est probable qu'elles étaient encore employées et fabriquées en Gaule au temps de la domination des Francs : nous donnerons (IV® partie) un fragment qui ne peut avoir été
fabriqué avant le cinquième siècle. D'autres portent des graffiti dus
certainement à des chrétiens (cf. plus loin). Toutefois, d'une manière générale, j incline à croire que la presque totalité, sinon des poteries samiennes, du moins des poteries estampillées, date de la fin de la république ou des deux premiers siècles de notre ère.
L'usage auquel servaient ces poteries ne fait absolument aucun doute, pour peu qu'on veuille se reporter aux textes anciens. C'était de la vaisselle de table, la plus commune, la moins chère et la plus répandue : elle correspondait à notre porcelaine ou plutôt à notre faïence, et s’opposait à la vaisselle de métal :
ST spumet rubra conchis tibr pallida testa, Lautorum cocnis saepe negare potes,
dit Martial (3). Si Pline l'Ancien nous dit qu'on se servait des poteries samiennes pour châtrer les prêtres de la Mère des Dieux, ce n'est pas
(1) PLAUTE, Bacchides, 2, 2, vers 256 : Scis tu, ut confringi ras cito Samium solet; Stichus, 5, 4, vers 675: At nos nostro Samiolo poterio tamen tirinus; Menechmae, 1, 2, vers 174: Metuis, credo, ne jores Samiae sint; Captivi, 2,9, vers 288: Ad rem divinam quibus opus est, Samiis oasis ulitur, ne ipse genius subriprat. LUciLius chez Nonius, p. 398, au mot Samium : Et non pauper uti Samio curtoque catino.
(?) Cf. page 483, notes 2 et 4. AUsons, Epigrammata, 8:
Fama est, firtilitus coenasse Agathoclea regem, Aique abacur: Samio saepe onerasse luto.
Ancien Testament, ISAÏE, 45, 9 : Vae, qui contradicit fictori suo, testa de Samiis terrae.
(3) MARTIAL, 43, 7. CicEnon, De republica,6, 2, 11: Oratio exstat Laelit, quam simpuria pontificum diis immortalibus grata sint Samiacque, ut dicit, capedines; le même, Ad Herennium, 4, 51,64: Argcntum quoque ruit? utatur licet; nos Samiis delectabimur; le mème, Pro Murena. 36, 35: lile, homo eruditissimus ac stoicus… erposuit vasa Samia. TiBULLE, ®, 3, 49: At tibi lacta trahant Samiae conviria testae. LACTANCE., Dirinae Institutiones, 1,18, 22: Cur autem figulinae repertori honos non habetur? an quia isli divites cac|a) Samia contemnunt?
une raison pour les regarder comme réservées à des usages religieux (1). Il est vrai que beaucoup, parmi les vases arrétins qui sont conservés, ont été employés dans le culte : mais c'est encore là le fait du hasard, c'est parce qu'ils ont été trouvés surtout dans les cimetières, et qu'ils y étaient destinés soit aux libations que l'on faisait aux morts, soit aux repas qu on leur offrait. Si nous avions rencontré à Terre-Nègre un cimetière de riches Gaulois et non pas la sépulture des pauvres gens, nous possèderions beaucoup moins de poteries samiennes et plus de vaisselle plate. Les vases en terre cuite n'étaient employés au culte que lorsque les dévots n'étaient pas assez riches pour honorer leurs dieux ou leurs morts d'un service de luxe. Si le bonhomme dont parle Plaute dans les Captifs sacrifie à son Génie dans un vase en terre de Samos, c'est pour courir moins de risques, au cas où le Génie lui volerait son vase à sacrifices (?). D'ailleurs, ce n'est point seulement dans les cimetières que nous avons trouvé des poteries arrétines, mais sur n importe quel point du sol de Bordeaux, au centre comme aux extrémités de la ville gallo-romaine, et à des endroits où n'ont pu s'élever que des habitations particulières; et elles se sont rencontrées en trop grande quantité à la fois, sur le même point, pour qu'on puisse les regarder comme la vaisselle réservée au culte du Génie et des Pénates.
Les nombreux vases arrétins estampillés qu'on a trouvés à Bordeaux peuvent aisément, malgré leurs variétés infinies, être ramenés à quatre types principaux :
1° La patina a la forme d’un bol circulaire, convexe à l'extérieur, et reposant sur pied large et court. La hauteur du vase est égale en moyenne à la moitié du diamètre de l'ouverture. « Elle servait », dit Rich(3), « à beaucoup d'usa-
»ges différents, mais surtout dans les opérations de la bai
» cuisine et de la pharmacie, ainsi que pour présenter à table des » ragoûts, des compotes, les comestibles enfin que l'on servait avec » de la sauce. »
(1) Praixe, 35, 165: Samia testa Matris Deum sacerdotes qui Galli vocantur virilitatem amputare, nec aliter citra perniciem, M. Caelio credamus, qui linguam sic amputandam objecit gravi probro.
(2) Voyez le texte page 4%, noto {.
(3) Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, éd. françcaiso,188, p. 482. Je me contorme, pour l'adaptation des uoins aux groupes de vases, aux données admises, en particulier par Ricx. Si cette adaptaliva pe correspond pas à la vérilé, — ce dont nous no serons jamais certains, faute de lextes décisifs, — le classitication que nous donnons ici est en tout cas rigoureusement vraie pour nos collections bordelaises. — La patins fizurée ici a été trouvée à Terre-Nègre; nous en empruntons le dessin à JouANNET, Acad., 1831, pl. VI, 8; cf. p. 155.
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2° La jatera est un vase également circulaire, mais peu profond et peu élevé ct ressemblant assez à nos soucoupes : la hauteur est à peine le quart du diamètre. Elle servait à peu près uniquement pour les liquides, soit dans les repas, soit dans les sacrifices. C'est dans une patera que l'on buvait ou que l’on faisait des libations aux dieux. Il y a des paterae sculptées sur un grand nombre de nos monuments funéraires ou religieux : elles rappellent le sacrifice cher aux mânes ou aux dieux (1).
3° La patella tient le milieu pour la forme entre la patera et la patina : moins haute que la dernière, elle est plus profonde, plus évasée et plus rcnfiée que la première. Elle est généralement concave à l'extérieur,
lé purs
parfois aussi alternativement convexe et concave. Le pied est peu baut et large. La patella servait à table pour manger les viandes et dans les sacrifices pour offrir les repas aux dieux. C’est ce vase qui nous a fourni le plus de variétés (?).
4° Le catinum (ou catinus) correspond à notre plat. Beaucoup plus grand que les bols ou soucoupes mentionnés tout à l'heure, mais de forme analogue, il servait à présenter à table les mets importants, comme le poisson ct la volaille.
L'extérieur de ces plats était toujours orné de dessins ou d'ornements, et la matière en est géné-
Ju
ralement très fine. Repentinus, Jucundus, Valerius en fabriquaient de
fort beaux (5).
On a trouvé aussi à Bordeaux des fragments d'autres vases en poterie samienne : le calir, petite coupe à anses et à pied, l'ace/abulum, vase allongé et à petites anses, le scyphus (cf. p. 460), et d'autres
4) Voyez ici, page 7, la patera de l'autel du Génie. — Notre dessin eat fait d'après celui de Ricn. (*; Trouvées à Terre- Nègre. — D'après les dessins de JouANNET, Acad., 1831, pi. V, ne3,5cl6; cf. p. 109. 3) Mère provenauce. — Dessin donné par JouaNNeT, f#d., pl. VII, 1; cf. p. 171 et 156.
encore. Mais ils n'ont point donné de marques de potiers et sont du reste infiniment plus rares. Aussi bien nos estampilles appartiennent presque toutes à des fragments : les vases nous sont arrivés en lambeaux, la partie qui a le plus résisté est le fond, qui est toujours plus épais et plus fort, et qui renferme la marque. Aussi nous est-il souvent difficile de donner le nom du vase dont on ne possède que le fond et l'estampille. Toutefois la très grande majorité des débris marqués appartiennent à des patcllae.
La manière dont se fabriquaient ces poteries samiennes a été étudiée par M. Blümner, Z'erminologie, t. II, p. 23 et s., p. 68ets., p. 103 et s., et, plus spécialement, en Angleterre, par Birch dans son History of ancient pottery, 1858, Londres, t. II, p. 338 et s., et, chez nous, par Brongniart dans son Z'raité des arts céramiques, 1844 (1r° éd.), Paris, t. I, p. 421 et s. Voici l'essentiel de ce que dit Brongniart :
« Leur pâte est d'un rouge de cire à cacheter, assez beau, avec un » lustre brillant, vitreux, très mince, qui par lui-même paraît sans cou- » leur, mais qui rehausse celle de la pâte. Cette pâte est souvent très » fine, très compacte, assez dure, mais rayable au burin, souvent per- » méable dans les parties qui n'ont point de lustre. Sa glaçure très » mince, due, sans aucun doute, non pas à un polissage de la pâte » encore humide, mais à une vitrification superficielle, ce que prouvent > les écailles qui s’en détachent et les fissures et tressaillures qu'elle » fait voir, est d’une nature très difficile à déterminer.
» Ces poteries étaient faconnées avec une grande perfection, et à » l'aide de la plupart des procédés et moyens qu'on emploie actuelle- » ment dans la fabrication la plus parfaite. L'usage du tour est constant » dans toutes les pièces rondes. Les ornements en saillie, extrêmement » multipliés sur toutes les pièces, s'exécutaient par trois moyens diffé- » rents. Les uns étaient faits au moyen de moules. Les moules étaient » cn pâte rouge, semblable à la pâte des pièces, mais en général moins >» dense et plus absorbante. Ces moules étaient d’une seule pièce, ils » n'avaient donc pas besoin de chappe. Le second moyen consistait » dans l'emploi de roulettes portant les ornements qui devaient former »>les zones circulaires sur la circonférence des vases et des corps. » Le troisième procédé consiste à placer et à étendre sur les pièces » avec un pinceau, une pipette ou une spatule en forme de cuiller, la » pâte dont on les a chargées à l'état de cette liquidité visqueuse qu'on
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» nomme barbotine, et qui ressemble à de la boue; de figurer avec cette » bouillie épaisse des contours de modèles, les épaisseurs diverses » qu on doit donner à cette application.
» Les noms que les ouvriers potiers ‘plaçaient si constamment tantôt » sur le pied d'un vase, tantôt au milieu du fond saillant d'une coupe, » étaient gravés sur des espèces d’estampilles en terre cuite ou en » métal. M. Grivaut en a fait figurer plus de cent. J’en donne comme »exemple un seul en terre cuite [Aëas, fig. IX, 4 et B; Blümner, »t. Il, p. 104, fig. 21] (1) ».
(') Voici, à titre de curiosité, les analyses chimiques de ces poteries données par Brongniart (1, p. 421):
AILICR ALUMINE OXYDEDEFER EAU CHAUX Poterie trouvée à Gergovia............. 49,00 21.00 2 00 18,00 20 — auChäâtelet.....,....,... 64,00 17,77 10.23 2.29 4,86 — au Luxembourg (Paris). 54,39 24,24 10,24 1,68 9,35
NOUS ere senc Sa Ses 61,00 00,00 41,0)