‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 28 sur 263 · DEDIT · texte numérisé non relu

DEDIT

D'après l'original (Dépôt Jean-Jacques Bel, n° 10).

Var.— A la 2 L., JouANNET lisait ET; RoBERT écrit | XX] — Les apices ne sont indiqués que par ALLMER.

Descr. — Les lettres de cette inscription et des quatre autres sont d’une excellente époque. « Mon savant confrère et maitre », dit RoBERT (Soc. arch., IV, p. 220, n° 1), « M. LÉoN RENIER, dont les jugements font loi, a examiné la copie reproduite en tête de cet article et n’a pas hésité à y reconnaître une inscription appartenant à la première moitié du premier siècle, et peut-être même au temps d’Auguste». Je la placerais plus volontiers au temps de Claude. — Hauteur des lettres: 1r° 1., 0,08 et 0,065; 2°, 0,055 et 0,065 ; 3°, 0,05.

Les cinq inscriptions sont gravées, dans des cartouches formés d’un très simple encadrement, sur des plaques de pierre dure. — La première (en calcaire crayeux de la Charente-Inférieure, dit JOUANNET) a été trouvée brisée en deux blocs : la partie intermédiaire a disparu. En en tenant compte, la pierre devait avoir deux mètres de long ; l'épaisseur est de 38, la hauteur de 75 centimètres. — Voyez le dessin donné par ROBERT, Soc.arch., t. IV, pl. XxIx.

Hist. — Trouvée dans les « fouilles pratiquées, au mois d'octobre dernier [1831], maison de M. Faget, entre l’ancien Lycée et le vieil hôtel de l’Intendance. J'ai vu retirer du mur exploré deux grandes pierres de dimensions pareilles >» (JOUANNET). La maison Faget était la maison n° 8 de la rue Neuve-de-l’Intendance (cf. le plan de la p. 51) : c’est actuellement la maison n° 7 de la rue Guillaume-Brochon. — Les pierres, données Par FAGET à la ville, furent transportées au Dépôt d’Antiques de l’hôtel Jean-Jacques Bel (n° 10).

B1bl. — Jouanner : 1° Académie, 1832, p. 115 et pl. II, 24; 2° Statistique, 1, p. 251. — ROBERT : 1° Académie des Inscriptions, comptes-rendus de 1872, p. 56; 2° Société archéologique de Bordeaux, IV, p. 210 et pl. xxIX. = ALLMER, Revue épigraphique, t. I, P. 163, — DezeiMeris, Remarques, p. 17 (Soc. arch. de Bord., VI, p. 63).

D'après l'original (Dépôt du Colisée).

Var. — Sansas omet partout les apices. Dans son premier article du Progrès, t. Il, il lit TESTA MENTO D à la derniere ligne; dans ses articles de la Gironde et de la Soc. arch., il écrit à la seconde ligne E liS; dans Le Progrès, t. IV, à la même ligne, il écrit AQVAR E I-r-s (qu'ont corrigé les éditeurs de la Soc., t. VII, en rétablissant la vraie lecture). Enfin, dans ces trois derniers articles, il donne l'inscription comme si elle était complete.

Descr.— Fragments d’une plaque entièrement semblable à la précédente. Hauteur : 0,60; épaisseur : 0,33; longueur des deux fragments reunis : 1,49. La pierre a été touchée et légerement rongée par le feu. Cf. le dessin de BERNÈDE, Progrès, II, pl. v, 8.

Hauteur des icttres : 1re 1., 0,08 et 0,075; 28, 0,055; 36, 0,05.

Hist. — Découverts, suivant SANSAs, vers le mois de juin 1865, «entre la place Saint-André et la rue Duffour-Dubergier [le long du côté sud de la Cathédrale] .…. près la tour Pey-Berland » ; déposés à l'hôtel Fieffé; étaient depuis 1870 (sous le n° 113) au Musée de la rue des Facultés; depuis 1883, au Dépôt du Colisée.

Bibl. — Sansas : 19 Le Progrès, 111, p. 427 (Soc. arch., V, p. 175), et planche v, 3; 20 Le Progrès, IV, p. 270 (Soc. arch., VII, p. 39); 3° {a Gironde, 13 avril 1866, n° 5352; 49 Soc. arch. de Bord., I, p. 56 (dans ces deux derniers articles, Sansas s'est répété lui-même presque mot pour mot).

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C’'IVL:-SEC AQVAS TESTAMENTO

D'après l'original (Dépôt d'antiques de l’hôt:1 J.-J. Bel, n° 10 bus).

Var. — Les apices omis jusqu'ici. — JOUANNET, Stat., écrit SECVN et AQVAS ET; même, Acad., 1832, oublie TO.

Descr. — Hauteur du fragment : 0,67; épaisseur : 0,15.

Hauteur des lettres : 1r° ],, 0,08 et 0,65; 22, 0,052; 39, 0,050.

Hist. — Nous possédons, au sujet de l'origine de cette inscription, deux données entièrement contradictoires. BERNADAU écrit d’une part, à 1n date du 4 février 1805,

dans le Bull. pol.: « M. Godefroy père, architecte à Bordeaux, a fait don aux fondateurs du Museum de cette Ville, d’une pierre qui a.…., etc. Cette pierre a été découverte dans les fouilles faites, il y a quelques années, sur le terrain de la ci-devant Intendance ». Ce que répète JOTANNET, Acad., 1829, p. 178 : « ANNÉE 1801. Le débris d'une inscription d’aqueduc fut trouvé sur la face septentrionale dans les fondations qui touchent à celle de l’Intendance; il était accompagné de l'inscription tumulaire de Valérie » [MEMORIAE | VALERIAE] : le même Jouannet dit encore dans la Sfat.: « Trouvée, en 1600 ou 1502, presque dans le même endroit» [que l’inscr. & |. — Au contraire, CAILA nous dit, dans un ms. écrit vers 1813: « Fragment d'inscription trouvé dans les fouilles faites en 1801 dans le terrein des cy-devant Jacobins »; et Jouannet, dans une note ms., copie fidèlement ce renseignement : « Cette moitié d'inscription fut trouvée en 1801 dans le terrein des Jacobins». Le cloître des Jacobins occupait tres exactement le milieu des allées de Tourny; leur jardin s’étendait derrière, entre la rue Michel-Montaigne et la rue J.-J. Rousseau (cf. Drouyn, p. 355). — J'hésite à accepter définitivement l'une ou l’autre de ces assertions : cependant celle de Caila mérite plus de confiance que celle de Bernadau : d’abord, parce que le premier est moins sujet à caution que l'autre ; ensuite, parce qu’il ne me semble pas qu'on ait touché, en 1801, aux fondements de l’Intendance; enfin parce qu'on a souvent trouvé, sur l'emplacement des allées de Tourny et dans les environs du marché des Grands-Hommes ces ruines de fontaines ou de lavoirs, des débris de conduites d’eau (cf. de Mensignac, Soc. arch., VII, p. 92-98). Dans un article du Bull. pol. de 1807, p. 91, on prétend même qu’ « on a trouvé sur les allées de Touruy, à diverses reprises, une grande quantité de pièces de monnaies, des pierres sépulcrales et des inscriptions romaines ». — Quoi qu’il en soit, la pierre était déjà, en octobre 1804, à l'hôtel Bel, où MILLIN la vit et où elle est restée depuis sous le n° 10 bus.

Bibl. — B{eRNADAU], Bulletin polymathique de l'an XIII, p. 68. — MiLLIN, Voyage, IV, p. 645. — CaiLA, Explication [ms.], n° 65. — JouAnNeT : 19 Ruche d'Aquitaine, TI, p. 318; 2° notes ms. [VII, f° 29]; 3° Acad., 1829, pl. [III], 41; 4° Acad., 1832, p. 119, n. 1; 50 Statistique, I, p. 221. — RENIER, fiches ms.

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