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M°:ANTONIOGORD ROMANOAFRICAN PONTIFICI-MAXIMO T
D’après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 150) [cf. pl. IV].
Var. — Le T final omis par JOUANNET.
Descr. — Hauteur des lettres: 1r° et 29 ]., 0,075; 3e, 0,07; 49, 0,065. — Lettres mal gravées, allongées, grêles : les traverses des À, des F et des T obliques à l'alignement; les barres du milieu des N ne joignent pas la ligne; le G à crochet recourbé, les O en forme de losange, etc. — Cf. plus loin notre commentaire, p. 103 et 105.
Bloc de pierre quadrangulaire, retaillé à droite. — Le monument, dit JOUANNET, Acad., 1829, p. 167, et note IV, est en « pierre de Taillebourg »; il ne faut pas oublier que Jouannet était un très bon géologue : la pierre est en tout cas entièrement de même nature que toutes celles qui proviennent des carrières de la Charente. — Hauteur: 0,58; largeur: 1,00; épaisseur : 0,20. — Cf. le dessin donné par ROBERT, Soc. arckh., 1V, pl. xxvin (repris Bull. épigr., I, p. 162 et pl. n, 1, et dans l'Histoire romaine de DURUY, éd. illustrée, t. VI, p. 322). |
Hist. — JOUuANNET dit expressément, Ac., 1829, p. 163 : « Entrons maintenant dans quelques détails sur les résultats des fouilles faites en 1828 [août, cf. l’hist. du n° 20]. Des deux inscriptions datées que nous leur devons, l’une remonte au règne d’Héliogabale, l’autre au règne d’un des trois Gordiens ». Cela se lit dans la « Dissertation sur quelques antiquités découvertes à Bordeaux en 1828, petite rue de l’Intendance». Notre inscription se retrouve deux fois dans les notes ms. du même auteur: 1° [note IV], à la suite des inscriptions d'Onuaca et d’ATTI....SCIANI ; Jouannet en fait suivre la copie de ces mots: « Cette moitié d'inscription très intéressante et trouvée dans la même fouille est en pierre de Taillebourg » ; 2° [note V], à la suite de ces deux mêmes inscrip-
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Inser de Bordeaux Tome I
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tions et de celle de sABIN.... | F.HE...., etc. — Toutes ces inscriptions, y compris donc celle de Gordien, ont été extraites de la partie du mur romain comprise dans les fondements d’un pavillon attenant à l’ancienne Intendance, marqué n° 4 de la rue Neuvede-l’Intendance sur l’ancien cadastre [cf. le plan de la p. 51], aujourd’hui n° 6 de la rue Guillaume-Brochon [cf. ici hisé. des nos 17 et 20]. — JouaAnNeT dut la taire transporter
au Dépôt d'Antiques de l'hôtel Jean-Jacques Bel, où elle se trouve aujourd’hui sous le n° 150.
Bibl. — JouaAnnerT: lonotes ms.[IV, 7]; 2° notes ms. [V, 4]; 3° Académie, 1829, p. 166. — RoBerT : 1° Soc. arch. de Bord., 1V, p. 202 et 209 et pl. xxvit (dessin reproduit : 10 Bull. ép., I, p. 162 et pl. 11, 1; 2° DuruYy, Hist. rom., éd. illustrée, t. VI, p. 322); 2° Revue archéologique, 1881, t. 1 (XLI), p. 35 (article que Schmidt attribue à tort à de Villefosse). — D'après Robert, von SALLET, Zeitschrift für Numismatik, VI, p. 189 (article que je ne connais que par la traduction qu'en a donnée THÉDENAT, Revo. arch., 1880, t. II (XL), p. 284); — THÉDENAT, Bulletin épigraphique de la Gaule, 1, p. 32, 34 et 35;— DE VILLEFOSSE, Bull. ép. de la G., 1, p. 162. — D'après tous ces auteurs, ScaminTr, Additamenta ad Corporis vol. vit (Eph. epigr., V), n° 342, p. 299.
Imp(eratori) [Caesar] M(arco) Antonio Gord[iano, Venerabili?], Romano, African[o, invicto, p(io), f(elici), Aug(usto)], pontifici maximo, t[r{ibunicia) p(otestate), co{n)s(uli), p(atri) p(atriae), proco(n)s(uli)]. |
Cette inscription est la plus précieuse pour l’histoire générale de Rome parmi celles qui ont été trouvées à Bordeaux : c'est, jusqu'ici, le seul monument épigraphique gravé en l'honneur de l'empereur Gordien Is. Ce prince ne régna, comme on sait, que quelques semaines, du milieu de février 238 au milieu de mars de la même année : son règne se passa tout entier à Carthage.
La présence d'une inscription de Gordien à Bordeaux est donc des plus surprenantes, et nous partageons pleinement à cet égard l’étonnement de MM. Thédenat et Héron de Villefosse. Ce dernier, plus affirmatif, « est intimement persuadé que le fragment de Bordeaux » vient de la côte d'Afrique, et probablement de Carthage ». «La décou- » verte d’un monument antique dans un lieu déterminé », ajoute le savant épigraphiste, < ne fournit pas toujours une preuve irréfutable > de sa provenance. Voilà une première preuve de mon opinion ». «Il y »en a-une seconde, plus importante à faire valoir. L'inscription de > Gordien porte une marque indéniable de son origine africaine; c'est la » forme même des lettres, particulière aux inscriptions du rr° siècle > trouvées à Carthage ou dans la province proconsulaire d'Afrique. » Les savants allemands ont accepté l'hypothèse de M. de Villefosse
et ont donné place à notre inscription, dans les additions au tome VIII du Corpus, parmi celles de Carthage : Wikilominus, dit M. Schmidt dans l'£phemerts, propter litteraturam Africac propriam inde adlatam esse Burdigalam statuit Vizrerossius probabiliter; cum Carthaginiensibus contunzi ut 1lle dubitans. Nous la retrouverons sans doute encore dans le Suppl'mentum in-f° au t. VIII du Corpus, que prépare en ce moment l'Académie des Sciences de Berlin.
Les documents que nous avons cités plus haut, dans l’Astoire du monument, répondront à la première raison donnée par M. de Villefosse : on sait où l'inscription a été trouvée, on le sait très exactement; elle a été extraite des fondements du mur romain, en août 1828, lors de la construction d'une maison qui existe encore. Elle n’a pas été trouvée autrement que les dix-neuf vingtièmes des inscriptions bordelaises qui, presque toutes, proviennent du rempart du 1v° siècle. Une douzaine d'inscriptions sont sorties de la même fouille, et, entre autres, celle de la base de la statue élevée à la Tutelle de Bordeaux (n° 20). Cette statue avait été extraite du temple de Tutelle, situé sur l’emplacement du Grand-Théâtre, et bordant l'antique forum de Bordeaux, qui est aujourd'hui la place de la Comédie. Or c'est sur ce forum qu’a dû se dresser le monument érigé en l'honneur de Gordien, statue ou base dédicatoire. Ces deux monuments, celui de Tutelle et celui de Gordien, ont été dressés "sur la même place publique, à peu d'années d'intervalle, l'un en 224, l'autre en 238 : voilà qui explique pourquoi ils ont été trouvés en même temps, et à côté l'un de l'autre. — Jouannet affirme par deux fois que le monument est en « pierre de Taillebourg », et Jouannet, géologue émérite, connaissait admirablement les carrières du sud-ouest de la France. D'autres géologues ont vu depuis la pierre de Gordien et n'ont fait que confirmer le témoignage de leur savant prédécesseur. — Ajoutons que la pierre est tout autrement lourde que les plaques de marbre provenant d'Afrique que l’on trouve dans les musées de France, dans celui même de Bordeaux: on ne déplace pas aussi aisément un bloc de ce poids et de cette taille. — Enfin, je me demande comment cette inscription aurait pu venir d'Afrique pour échouer dans le sous-sol des caves de l'Intendance et ne reparaître au jour qu'en compagnie de douze autres pierres d'origine indubitablement bordelaise. Nous connaissons assez bien l'histoire littéraire de Bordeaux pour affirmer que si la pierre avait
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été transportée ici à une époque moderne, il n'eût certainement pas manqué un érudit ou un chercheur pour en mentionner l'existence. — Nous croyons donc impossible de ne pas admettre quelle a été placée dans la muraille romaine lors de sa construction au quatrième siècle, et retrouvée là par Jouannet, à la fin d'août 1828, lors de la construction de la maison n° 6 de la rue Guillaume-Brochon.
En revanche, à la seconde raison avancée par M. de Villefosse, je ne sais trop que répondre. En fait d'épigraphie africaine, M. de Villefosse est un maître; on peut le croire. Nous avons vu, dans les musées de province et de Paris, un certain nombre d'inscriptions originaires d'Afrique, dont les caractères paléographiques sont ceux du monument de Gordien: nous n'avons remarqué ces caractères que sur très peu d'inscriptions gauloises. — Est-ce à dire qu'il faille conclure que la dédicace à Gordien n'a pu être gravée qu'en Afrique? Je ne le pense pas. Et d'abord, je n'aime guère cette formule de M. de Villefosse : forme de lettres «+ particulière aux inscriptions du n° siècle trouvées à Carthage ou dans la province proconsulaire d'Afrique ». Le musée de Marseille possède une inscription originaire d'Egypte, et gravée au premier siècle (cf. Bull. cpigr., IV, p. 261): eh bien! les caractères reproduisent, très exactement, les particularités et la forme de ceux de notre inscription; voilà qui nous oblige à ne plus parler de paléographie carthaginoise ou même africaine. Il n'y a pas plus, croyons-nous, de paléographie propre à l'Afrique, qu'il n’y a d’africanisme en fait de langue, de grammaire ou de style. Mais, ce qui domine, dans la civilisation de l'Afrique, c'est l’élément populaire: dans la littérature, le réalisme; dans la langue, le latin vulgaire; de même, dans la paléographie des inscriptions, une écriture voisine de la cursive. [Il n'est aucune des formes de notre inscription et des monuments semblables qui ne se retrouve dans les graffiti de Pompéi: la paléographie dite africaine est simplement l'écriture cursive et populaire adaptée à la gravure des inscriptions. Voilà pourquoi on la rencontre ailleurs qu’en Afrique, en Égypte, dans les inscriptions
militaires de Syrie, et quelquefois aussi dans les provinces gauloises. De même aussi, les inscriptions africaines sont en très grand nombre rédigées en latin vulgaire: mais ce latin ne diffère pas de celui qui était parlé par le peuple dans les autres parties de l'empire (cf. dans té Sens la dissertation de M. Hoffmann, Zndex grammaticus ad A fricac
provinciarum T'ripolitanae, h'yzacenae, Proconsularts titulos latinos, 1878, Strasbourg, in-8°; voyez aussi M. Mommsen, Rœmische Geschichte, V,
Qui empêche d'ailleurs d'admettre que l'inscription a été gravée à Bordeaux par un lapicide d'origine africaine, et à la manière usitée dans son pays? Qui empêche de croire qu'un Africain établi à Bordeaux a voulu témoigner sa reconnaissance ou sa sympathie envers Gordien, qui fut longtemps proconsul à Carthage, en lui faisant élever une statue dès qu'il a appris son avènement comme empereur? On s'expliquerait de cette manière, d'une part, la présence à Bordeaux d'un monument érigé à un prince qui n a régné que quelques semaines et sans quitter l'Afrique, et, d'autre part, pourquoi le style de ce monument rappelle celui des monuments africains.
Une autre question a été discutée plus vivement encore que celle de l'origine de la pierre: c'est la question de savoir de quelle manière il fallait compléter l'inscription, quelles épithètes on devait donner à Gordien. Ni la première, n1 les deux dernières lignes ne pouvaient donner lieu à aucun débat : la discussion s'est engagée au sujet de l'épithète qui devait suivre immédiatement le cognomen de Gordianus.
M. Robert n'hésite pas à prêter à Gordien le nom d'Anfoninus, et voici les textes qui lui donnent raison. Depuis que les deux premiers Antonins, Antonin le Pieux et son fils Marc-Aurèle, avaient, par la prospérité de leur règne et la grandeur de leur caractère, immortalisé ce nom d’Antonin, leurs successeurs voulurent, en le prenant, se rattacher à leurs traditions, à leur famille et à leur gloire : uit quidem, dit Lampride (V. Diadumeni, 6), {am amabile illis temporibus nomen Anloninorum, ut qui eo nomine non niterclur, mereri non videretur imperium. Caracalla, Diadumenus (le fils de Macrin), Héliogabale,. furent appelés Antonins. « Or Gordien l'Ancien », dit M. Robert (Xer. arch., p. 37), « tenait plus que tout autre à ce grand nom d'Antonin; » il avait composé une Ax/oninade en vers [ V. Gord., 3 et 4]; il fit ins- » crire son fils {sur les actes de l’état-civil, publicis actis, V. Gord., 4], » avec le surnom d'Antonin, et Lampride rapporte une tradition qui » donnait ce nom aux Gordiens, c'est-à-dire au père comme au fils ». Enfin, il épousa Fabia Orestilla, arrière petite-fille d'Antonin le Pieux.
A cela on peut répondre que les médailles de Gordien l'Ancien ne lui donnent point ce titre d' Antonin; que son petit-fils Gordien III ne
prit jamais cette appellation; et que la tradition rapportée par Lampride n'est rien moins que certaine. Ni Lampride, ni Capitolin ne s'expriment jamais positivement là-dessus, et il peut très bien se faire, comme ils l’avouent eux-mêmes, qu'on ait confondu le nom d'Antontus avec le surnom d’'Antoninus. Voici en effet ce qu'écrit Jules Capitolin dans sa Vie des trois Gordiens, 4: T'antum Antoninos dilexit ut sibi quoque, ut multi dicunt, Antonint,ut plerique autem adserunt, À ntonii nomen adscripserit. Jam illud satis constat, quod filium, Gordianum nomine, Antonini signo inlustraverit, cum apud praëfectum aerarii more Romano professus filium publicis actis ejus nomen insererel; et plus loin, S9: Zn plurimis aulem libris invenio, et hunc Gordianum et filium ejus pariter imperatores appellatos et Antoninos cognominalos, in aliis vero Antontios; ailleurs encore, $ 17: Antoninorum cognomine semper est nuncupatus, quod Antoninum filium suum ipse significari voluit in senatu : quae singula videntur familias designare. Dans la vie de Macrin, $ 3, il dit plus expressément : Wec inter Anioninos referendi sunt duo Gordiani, ut qui praenomen tantum Antoniorum habuerunt, aut etiam Antonii dicti sunt, non Antonint. Lampride est de cet avis (V. Diadumeni, 6; V. Heliogabali, 18 et 34): Antonit dicti sunt, non Antonini.
M. de Sallet a songé à un autre cognomen pour compléter la seconde ligne de notre inscription, à Sempronius où Semprontanus. Gordien descendait des Gracques, dit son biographe (V. Gordianorum, 1): Originem paternam ex Gracchorum genere hubuit. En outre on lit, sur des monnaies d'Alexandrie (Eckhel, VII, p. 302), la légende suivante :
A.K.M.AN. FOPAIANOC.CEM. ADP. EY.CEB.
Sur une monnaie de Prymnesse en Phrygie (ZX. arck., XLI, p. 37 et p. 40):
AY K M ANT MTOPAIANOC CEM POM API CEB Ces deux monnaies sont relatives à Gordien le père; celle-ci, d'Egée en Cilicie, à lui et à son fils (2. c.; cf. Bull. épigr., 1881, pl. n):
OEOYC FOPAIANOYC CEM POM API CEBB
M. de Sallet voit dans cette abréviation CEM le début du mot Zeurséviec, surnom qu'auraient porté les deux Gordiens. M. Mommsen a adopté cette hypothèse (Zetéschrift für Numismatik, VIII, p. 26; Bull. ép., I,
p. 36), et avec lui M. J. Müller (De 47. Antonio Gordiano IT Romanorum impcratore, 1883, Munster, in-8), et M. Schmidt.
J'hésiterais à le faire : pourquoi Jules Capitolin, qui insiste sur l'origine de Gordien, aurait-il omis de mentionner un surnom qui semblait prouver sa descendance des Gracques? Pourquoi eût-il moins discuté sur celui de Semprontius que sur celui d'Antonin ? « Quel intérêt », dit encore avec raison M. Thédenat (p. 78), « un empereur du rn° siècle » aurait-il eu à rappeler les souvenirs tout républicains des Gracques ? » Si Sempronius était un nom de famille de Gordien, pourquoi l'aurait-il » omis sur les monnaies frappées à Carthage, sous ses yeux?»
Eckhel interprétait CEM par osuvés, vencrabilis, et 1l semble que cette hypothèse soit moins risquée : par leur âge, les deux Gordiens méritaient cette épithète, qu'il n'est pas rare du reste de voir adressée aux empereurs. C'est ainsi, pour nous borner à l'Histoire Auguste, que Lampride dit à Constantin ( V. Æeliogabali, 34 et 35): Constantine venerabilis, Auguste venerabilis, et que Capitolin appelle ce même empereur, précisément à la première ligne de sa vie des Gordiens: Venerabilis Auguste.
Aucune de ces conjectures ne satisfait pleinement, celle de Sempronius moins que toute autre. Celle de Venerabilis serait peut-être, à nos yeux, la plus acceptable. Peut-être encore aucune des trois n'est la vraie. :
Quant aux deux surnoms mentionnés sur l'inscription, celui de Romanus, dont les historiens ne parlent pas, et dont on ne peut s'expliquer l'origine, se retrouve sur les deux monnaies asiatiques. e Je n'ai rien à en dire », écrit M. Robert (Soc. arch., IV, p. 208), «sinon peut-être que le Sénat, apprenant que Gordien était revêtu » de la pourpre par les Africains et proclamé Africanus, lui aura » décerné le surnom de Romanus avec le titre d'Auguste, montrant » par là qu'il était aussi l'homme de Rome, c'est-à-dire de tout l'empire. » Gordien, qui avait passé sa vie à Rome, qui avait été consul, qui » habitait l'ancien palais des Pompées, et qui avait donné des jeux » dont le souvenir vivait encore un siècle après, méritait bien d'être » appelé Æomanus (1).» — Le surnom d’Africanus se retrouve sur les
(") M. Müller a raison d'approuver M. Robert, mails pourquoi le faire en termes aussi cavaliers? Robertus quidam recte coniicit Gordianos non prius, quam Romae imperatores declarats sunt, ita a senatu nominxIOs e35c.
Ron.
rlon.
mblat jseuté », dt géele jues!
ait
monnaies grecques et latines (cf. Eckhel, VII, p. 302) : il fut donné à Gordien par les Africains eux-mêmes, à ce que disent Hérodien et Capitolin (V. Gord., 9): Zpsum ctiam Gordianum Africanum appellaverunt; quelques-uns croyaient cependant, ajoute Capitolin, que ce surnom lui venait de ce qu'il descendait de Scipion l'Africain. — Le nom d'Antonius était le gentilice des Gordiens.
Les titres donnés à Gordien sont placés suivant l’ordre traditionnel depuis le premier siècle. Celui de proconsul, mis en dernière ligne, n'apparaît dans les inscriptions qu'à partir de Trajan.
Nous ne mentionnons que pour mémoire l'explication donnée par Jouannet : /Zmp[eratori augusto] Marco Antonio Gordliano, gratissimo populo] roïano, African(t nepoti, pio, felici], pontifici maximo, [trib(unicia) pot(estate)..]|. Jouannet, étonné de trouver à Bordeaux l'inscription d'un empereur ayant régné si peu de temps, y voyait Gordien III.
Un jour sans doute, des fouilles heureuses résoudront les nombreuses questions que le monument de Gordien a soulevées : si la seconde moitié de l'inscription existe à Bordeaux, on pourra la retrouver entre la rue Chaumet et la place Puy-Paulin, dans les fondements de la muraille romaine. |