PER LE
»un M. L'amorce supérieure de la haste verticale encore visible de la » seconde lettre semble appartenir à un E, semblable à celui qui ter- » mine la ligne, ce qui donne LE, abréviation de l’ethnique Zemovicis » ou Zemovicue. Nous avons déjà trouvé un Limousin à Bordeaux (cf. n° 14).
ET - MEMORIAE ET . MEMOR M :« VAL +: CHARI VAL:IVLLINAE DEMI:CR CONIVGI-VAL VVIENN:IB CHARID : CRV SE: SIBI: VIVS VIENNENSI ET-SVIS M°VALE:CHARI POSVIT DEM VS: VIVS POSVI'":
D'après les copies de VENUTI et de BARROT.
Var.— N° 50:
DE LURBE lit : Copie de GRUTER d’après Copie de GRUTER d’après VERDERIUS : DUCAEUS :
D. M. D . M D. M ET MEMOR. ET. MEMOR ET. MEMOR M.VAL.CHA-— M. VAL. CHAR M.VAL. CHA RIDEMI 1P— RIDEMI. IP RIDEMI. IP SE SIBI VIVS SE. SIBI. VIVS SE. SIBI. VIVS ET SVIS ET.SVIS.POSVIT ET.SVIS POSVIT. POSVIT
N° 61. — Gruter (d’après Verderius), à la 2° ligne, imprime : VAL. IVLINAE; Gruter et de Lurbe, à la 5°: CHARID. CVR,; de Lurbe omet le point de la 2°, de la 4° et de l’'avant-dernière ligne.
La lecture CRV, dans l’une et l’autre inscr., est certaine, comme l'ont affirmé BARBOT, dont nous reproduisons plus bas la note, et VENUTI qui dit : « Il est bien sûr qu’on lit Cruvciennensi, & qu'on a de la peine à se persuader que cela soit une faute du Sculpteur, d'autant plus que ce mot est dans les deux Inscriptions, & qu'il y avait de la place pour le bien orthographier ».
Descr. et hist. — DE LURBE écrit à la date de 1594, qu’il y a chez Florimond de Raymond [rue du Temple et rue de Grassi, cf. hist. du n° 3], « deux autres pieces de marbre en forme de piliers trouvées au Chasteau Trompette ». GRUTER dit alternativement de l’une et de l’autre : Burdegalae in aedibus Florimondi Raimondi Senatoris, ce qui est exact, et : Burdegalae inventum anno 1594, ce qui est une erreur, produite
par le titre du discours de de Lurbe, — « J'ai copié ces deux Inscriptions », dit VENUTI (1754), « sur deux cippes sépulcraux, que l’on voit dans le jardin de Madame de Rabar, appartenant autrefois à Monsieur Florimond de Raymond, Conseiller au Parlement de Bordeaux ».
La note suivante se trouve conservée à la Bibliothèque de la Ville parmi les papiers de M. de Lamontaigne (cf. Soc. arch., VIII, p. 193); elle est de la main du secrétaire de BARBOT, président de l’Académie, et par conséquent c’est sans aucun doute de ce dernier qu’elle émane : « Le 10 du mois de décembre 1743, je fus avec M. de Baritauls chez les héritiers de M. Florimond de raymond celebre conseiller du parlement de Bordeaux qui vivoit du temps d’Henry IV. — Nous sçavions par la chronique Bourdeloise qu'il devoit y avoir des antiquités. — En effet nous y vimes une grande Statue de marbre blanc representant un Senateur Romain en toge, Belle teste toute nue, cheveux coupes, a son costé avoit un Scrinium ou pluteus ou contenoist les papiers. C'est la marque du Senateur. — Dans deux autres niches, il y a deux statues de figures aussy habillées a la romaine en toge, mais sans jambes ny bras et avec des testes rapportées, — Dans la niche du milieu il y a une statue de Jupiter mal faite, dont l'antiquité est fort équivoque. — Autour du mur du jardin dans la face opposée, on voit plusieurs testes de marbre enchassées, dont il y en a de fort jolies et sans doute antiques. — En terre parmis des ordures et du bois a bruler nous vimes un grand morceau de pierre de figure parfaitement ronde, de deux pieds de hauteur, tout à l’entour sculpté en bas relief avec des figures en pied fort endommagées par le temps. La Piece est antique et remarquable, il faut la dessigner avec Loisir, elle pourroit avoir servi pour un bain, car il y a un trou pour Ecouler leau. Cela confirme mon jdée des Thermes de Bordeaux. — Enfin nous y trouvames couchées par terre negligemment deux pieces de marbre fort curieuses, elles sont deux cippi sepulchrales ou lon a gravé les noms du mary ct de la femme de deux affranchis de la maison valeria. Ces deux inscriptions sont rapportées par Gruter à la page DcCCxXxvII.8 et a la page DCCCLXV.4 et DCCCXCII.4. mais elles ne sont pas transcrites fidellement, non plus que dans la chronique Bourdeloise. — Ce qu'il y a de remarquable dans ces deux inscriptions, c'est la parole CRVVIENNENSIS. C'est la patrie du mary et de la femme deffuncte, mais quel pays est cecy? On en a jamais entendu parler. Ceux qui ont copié autrefois l'inscription ont là cvr. viennensi, quasi curator viennensis. mais il est seur que ce n’est pas une faute du lapidaire. Elle est repetée, et il ne manquerait pas de place pour bien ortographier. »
Bibl. — DE LURBE, Discours, éd. de 1595, p. 70; éd. de 1619, p. 65 r° (recop. par SÉGUIER, /nd. ant. inscr. [ms. 16933], f 256); de 1672 et de 1704, p. 46 v° et 47 r°, — GRUTER publie chaque inscription deux fois, le n° 1: 1° Ex Burdeg. antigq. [de Lurbe], p. CCCCLVIII, 5; 2° d'après la copie de VERDERIUS (Grutero Verderius), p. DCCCXXX VII, 8; le n° 60: 1° à Verderianis, p. DCCCLXV, 4; 2° d'après la copie envoyée à VELSER par FRONTON DU Duc (Ducaeus Velsero), p. DCCCXCII, 4. — D'après Gruter, BoLvoniI, Epigraphica, p. 508, reproduit l'inscription n° 50. — D'après le même, ALLMER, /nscriptions de Vienne, n° 194, Ir° p., t. II, p. 180; atlas, pl. 36, n° 261, reproduit le n° 51. — D’après Gruter, RENIER, fiches ms. — VENUTI, p. 83. — D'après eux, SÉGUIER, Index absolutissiumus [ms. 16934], fo 321. — D'après de Lurbe et Venuti, JoUANNET, Inscriptions [ms], n° 12 et 18. — D'après de Lurbe, SANSAS, Notice, p. 26 (Congrès, p. 484). — D'après ces différents auteurs, ROBERT, Société archéologique de Bordeaux, t. VIII, p. 59 et 60. — [BarBot], Note manuscrite con-
servée à la Bibliothèque de la Ville (cf. Société archéologique de Bordeaux, t. VIII, p. 195).
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Diis) M{anibus) et memo- D{iis) M{anibus) et memoriae M(arci) Val(erii) Cha-]|r(iae). Val(eriae) Jullinae, ridemi, c. r. u. Vienn(ensis). | conjugi Valferii) Charid(emi), Ibse sibi viv{u)s et suis posuit. | c.r. u. Viennensi. M(arcus)
Valefrius) Charidemus viv{u)s posuit.
Ce sont deux monuments élevés par le même individu, Marcus Valerius Charidemus, l'un à sa femme, l’autre pour lui-même et pour sa famille.
La seule difficulté que présentent ces deux textes est l'interprétation des trois lettres CRV qui précèdent, dans l’un et l’autre, le mot Viennensis. Aucune de celles qui ont été proposées jusqu'ici n’est satisfaisante : peut-être doit-on lire civis Romani, urbe Viennens, « citoyen romain né à Vienne », quoique l'expression ordinaire soit civis Romanus, domo Viennensis, ou civis Romanus Vienna; peut-être, puisque l'inscription est perdue, vaut-il mieux, comme le conseille M. Robert, imiter la réserve et le silence de Venuti.
—HMIEEZE JIM EMC
CIVES - AVLERCV COIVX EIIVS:P:
D'après l’original (collection Dubois).
Var. — JouANNET avait lu seulement le 1er fragment: il lisait complètement ET, à 1re L., et, à la 2°, AVLERCVS; à la dernière ligne, sa note donne la vraie lecture, tandis qu'il imprime SIT. — ROBERT et SANsAS conservent la lecon imprimée de Jouannet, le dernier en écrivant à tort KEIVS,
Descr. — Lettres de 0,052, bien gravées, mais singulières : les déliés en forme de croissants; la première barre des N oblique à l'alignement.
Fragments d'une plaque en pierre dure épaisse de 0,15.
Hist. — Découverts en 1828, d’après le témoignage de JouANNET, rue Neuve-del'Intendance, n° 4 (rue Guillaume - Brochon, n° 6), acquis par CoUDERT; transportés
dans sa propriété (aujourd’hui à son gendre DuBois), rue £égalier, 27, au fond du bois, 52 pavillon de gauche. — Légués à la ville par DUBOIs. Bibl. — JouANxET : 1° notes ms. [II, n° 2]; 2° Acad., 1829, pl. [III], n° 54; 3° Inscr. [ms.], n° 104. — D'après lui: Sansas, Notice, p. 20 (Congrès, p. 478); ROBERT, S0C. arch. de Bord., VII, p. 62. — JULLIAN, Bulletin épigraphique, p. 194.
[Dfiis) M(anibus)] eft] memolriae]. Solllemnis?], cives Aulerculs, defunctus a]nn(os) x...... Co(n)jux eijus po[nendum clurav[it] et[sub ascia d(e)d{(icavit)].
Au lieu de Sollemnis, que je suppose, comme étant assez répandu en Gaule, on peut mettre Sollers, Sollio, etc.
L'ethnique Aulercus se rencontre rarement isolé : c'est que les Aulerci comprenaient quatre peuples, dont trois formaient chacun une cité, les Aulerci Eburovices (Évreux), les Aulerci Cenomanni (Le Mans), les Aulerci Diablintes (Jublains); les Aulerci Brannovices ne sont mentionnés que par César (De b. g., 1,15), comme clients des Éduens. — Le nom est écrit AVLIRCO et AVLIRCV sur les monnaies gauloises (cf. Duchalais, Description des médailles gauloises, n°° 367 et 368).
D M 53 ET‘: MEMORIAE IVLIAE EVRO PE-SAIIAE-D.F ANNOR : XXV:
D après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — A la 4° ligne, ALLMER (cf. Revue épigraphique, I, p. 180) lit SALIAE; mais, comme le fait justement remarquer ROBERT, « les deux hastes [de SAIIAE] sont trop rapprochées pour que la première appartienne à un L». La lecture n’est d’ailleurs pas douteuse.
Descr.— Lettres hautes de 0,04 et 0,03, grasses, assez mal gravées et de basse époque.
Autel en pierre à base et couronnement, mutilé et dégradé. — Largeur du dé : 0,40; hauteur du monument : 0, 89. — Dessiné par ROBERT.
Hist. — Provient sans doute, comme le savait ou le supposait ROBERT, des « fouilles
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de la rue du Peugue » (1865-1871). — Musée des Facultés, n° 44; transporté en 1883 au Dépôt du Colisée.
Bibl. — ROBERT, Société archéologique de Bordeaux, VIII, p. 66. — D’après lui, RENIER, fiches ms.
D{iis) M(anibus) et memoriae Juliae Europ(a}e, Saiiae, df{e)-
f(unctae) annor(um) xxv. T(estamento?) p{onendum) de)
s{ua) p(ecunia) c(uravit).
« Les femmes », dit justement M. Robert, « n'ayant généralement » qu'un surnom, le mot Suiia me paraît être un ethnique ». Comme M. Robert, je crois qu'il s’agit de la cité des Saziï ou Sagii (dont la ville de Séez conserve le nom), que la Wofifñia Galliarum (2, 6) mentionne dans la province de seconde Lyonnaise. Toutefois, la chose est loin d'être certaine, puisque le nom même de cette cité est diversement transmis par les manuscrits, dont quelques-uns portent Sadorum, d'autres Salorum.
Au lieu de éestamento, M. Robert lit éfulum. D'autres explications de cette ligne sont d'ailleurs permises.
HITMEM/ IHXYAE DONATÆ DFANLI REGINI ANVSr M PONgCWR C#CORIO