TATE TATE TATE
IANSvo IANSVO INSVO....
DRIVN DRIVN ORIVM....
I SVNT ISVNT SN Te.
[DEVIENNE], /nscr. [ms.], n°7.| Arch. dép.,ws.D,n°7(23). | [DEVIENNE], Eclairc., p.58. — Inde, JOouANNET, /nscr.
[ms.], au n° 16.
Différentes copies d’une même inscription, trouvée en 1756 dans les fondements de l'Intendance.
. tat{a)e..... ian(o) suo, oriund[o ex provincia?] ...…. isunt.
On pourrait songer à oriundus Visuntio, « originaire de Besançon », si Ortundus ne se rencontrait pas, sur les inscriptions, uniquement avec le nom d'une province.
On appelait ata le gouverneur d'un petit enfant. On possède d'assez nombreux monuments élevés à des {atac par leurs élèves, ou par des enfants à leurs gouverneurs; cf. entre autres, Corpus, VI, 5337: Cn. Turranio Eutucheti: Primulus tatae suo bencmerenti fecit. — T'ata (riz) est proprement l'expression enfantine qui correspondait à notre « papa ».
Je ne serais pas étonné, étant donnée la manière dont Devienne lisait les inscriptions, qu'il fallût interpréter la fin comme s’il y avait POSUERVNT.
NAT NA: 23:60 POSI POSIl:.:,:8.
EXPR EXPR res
[DEVIENNE], Inscriptions [ms.], n° 23. — VENTIA : 2
Arch. départem., ms. D, n° 21(26). — Les [DEVIENNE], Eclaircissemens, p. 58. —
deux manuscrits ajoutent : « Cette inscrip- | Jnde, Jou ANNET, {nscript. [ms.], au n° 16. tion est tronquée. »
Inscription trouvée en 1756 dans les fondements de l’Intendance, et dont nous ne possédons que les deux copies prises par DOM DEVIENNE.
[Diis Maniblul[s e]t [memoriae???]... nat[ione??]....:posilt] ex priaecepto?] .... Vinia.
FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX
A V I F L A D + F + À N- [IHTRITIIN AT HIVL: AN1TVS M TRI PJJE III «
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. __ Saxsas donne la lecture suivante : D. M. | IVLIAE | FLAMINI | AVITAEI! | DEF, AN | X.... VIII | IVL. AVITVS | MATRI | P.
Descr. — Lettres hautes de 0,075, tres abimées, très défigurées, mais qui semblent 3PPartenir à une assez bonne époque.
Bloc de pierre bâtarde, rongé par le feu. — Hauteur : 0,95, largeur : 0,55.
Hist. — Découvert, suivant Sansas, en 1865, dans le soubassement du mur romain, entre la place Rohan et la rue Duffour-Dubergier. Déposé à l'hôtel Fiefté; puis, en 1870, au Musée de la rue des Facultés (sous le n° 88); en 1883, au Dépôt de la rue du Colisée.
Bibl. —— Sansas, Progrés, 1865, t. III, pl. 1, 3, et p. 427 (Soc. arch., V, p. 174).
Di(iis) M(anibus) Jul(iae) Avitae, flam(ijni(cae), d(e)f(unc- (ae) an(norum)[l]xoiii(?). [Jjul(ius) Avitus matri plile[ntissi- Mie] p(osuit).
La défunte était une prêtresse, faminica : mais de quel culte? c'est ce que l’épitaphe ne nous dit pas. Il est probable qu'elle était attachée à
IXSCR. 25
me
es CT AY
= ne te nome
un Culte municipal, et sans doute à celui des impératrices : c'est presque toujours, en effet, la religion des empereurs que desservent les flamines des municipes.
Actitus est regardé jusqu'ici comme un nom d'origine latine, et distingué du nom d’'Avctus, considéré comme celtique.
CE NEMETOGENAEAN CILLAE PVBLICAE D
/XXIETAPALAVS TRO-MARI ;//// ETPRIMITIVO.PVB:///
D'apres l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 118).
Var. — JOUANNET : SANSAS : Nemetocenae chez CREU- NEMETOCENAE.AN NEMETOCENNAE. AN LY (Reo. cell, III, p. 303: CILLAE. PVBLICAE.D. CILLAE.PVBLICAE.D | carnet XVI, p. 21; Dict. XXI.ET.APALAVS XXII. ET. APALAVS arch., 1, p. 209). IRO.MARITO IRO. MARITO Nemelogenae chez ALL- PRIMITIVO.PVB PRIMITIVO. PVB MER (Revo. épigr., p. 182),
et chez RENIER.
Descr. — Lettres régulières, allongées et grêles, très légèrement gravées (pour comble de malheur, on les a peintes, il y a trente ans, au minium); hauteur : 0,035.
Monument en pierre d’un seul bloc : en bas, socle carré sut lequel est l’épitaphe; au milieu, une niche, et, dans cette niche, le buste d’une toute jeune femme, aux traits fins, réguliers et gracieux; au-dessus, les traces d’un fronton avec acrotères : sur le bandeau, les deux initiales D. M. — Hauteur : 0,70; largeur : 0,40.
Hist. — Trouvé en septembre 1826, d'après JOUANNET, « près de l’ancien Lycée, dans le mur de l’antique enceinte de Bordeaux ». Ce qu'on appelait alors «l’ancien Lycée », «le musée», «le Lycée brûlé », était l'ancienne « salle de spectacles ou « salle du Concert », construite par de Tourny : elle était située sur les fossés de l’Intendance, n° 11, et sur son emplacement ont été construites les maisons n°5 22 et 24 du cours de l’Inten dance. C'est derrière le Lycée que passait le mur romain : à l'endroit où le Lycée touchait le jardin de la maison Faget (cf. le plan de la p. 51), aujourd’hui n° 7 de la rue Guillaume-Brochon, se trouvait une tour romaine (cf. Drouyn, plan, et p. 111). — Le monument, réclamé par BRowN, propriétaire du terrain, a été depuis donné par lui à la Ville. — Dépôt J.J. Bel, n° 118.
Bibl. — Jouaxnet: 19 Académie, 1827, pl. [1], n° x (cf. p. 184); > Znscriptions [ms.}, n° 48. — Sansas, Notice, p. 45 (Congrès, p. 503). — RENIER, fiches ms.
FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX. 195
D(iis) M{anibus). Nemetogenae, ancillae publicae, d{efunctae) [af norum)|xxi,et Apalaustro, marit{o], et Primitivo, publ(ico).
Nemetogena, Primitious, et probablement le mari de la première, étaient esclaves publics, esclaves de la civitas des Bituriges Vivisques. C'est, je crois, la première inscription où 1l soit positivement question d'une esclave publique, ancilla publica (l'explication de l'abréviation s. P., dans une inscription de Luceria, Corpus, IX, 819, par serva mublica, n’est point certaine). « C'est une chose surprenante», dit M. Mommsen, « que, quelque fréquentes que soient les inscriptions » d'esclaves publics de Rome, il n'apparaisse à ma connaissance aucune s'épitaphe d'esclave du sexe féminin » (Staatsrecht, T, p. 310). Cela s'explique en partie parce que les esclaves des communes étaient utilisés pour le service public des magistrats et des prêtres, et que les femmes ne pouvaient guère y être employées. — Peut-être les ancillae publicae étaient-elles attachées aux prêtresses de la cité.
C’est en grand nombre au contraire que les servi publici (on disait le plus souvent publici) sont mentionnés par les textes et dans les inscriptions : leur situation était fort avantageuse, aussi bien leur position matérielle que leur condition morale et juridique. Leur salaire se montait au double de celui que recevaient les esclaves des simples particuliers : mille sesterces, 200 francs, étaient donnés par an aux esclaves du service des eaux à Rome; la ville leur fournissait des habitations (Zex Julia municipalis, ligne 82 : Joca serveis publicis.… habitandei ulendei caussa adtributa sunt). Ils avaient des privilèges juridiques, Comme celui de pouvoir disposer de la moitié de leur fortune par testament, alors qu'un esclave ne pouvait tester (Ulpien, 20, 16). Il semble aussi qu'ils pouvaient contracter une sorte de mariage: la femme d'un esclave public, au lieu de s'appeler, comme celle d'un esclave ordinaire, contubernalis, se nomme concubina (Corpus, VI,23514), et, plus souvent, conjux : de même ici, le mari de l'ancilla publica, Apalaustrus, est appelé maritus (Mommsen, Séaatsrecht, I, p. 306 et s.).
Le nom de Memetogena est franchement gaulois. Sur la désinence JERUS, gena, cf. p. 29. — Le sens du mot nemet- est donné par les vers célèbres de F'ortunat (1, 9):
IVomine Vernemetis voluit vocitare vetustas, Quod quasi fanum ingens gallica linqua refert.
à demi 2 -
Rs RL nee ie
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Or ver-, dit Zeuss (p. 859), est simplement une particule destinée à renforcer le sens du mot: c'est elle donc que Fortunat traduit par ingens, et, ainsi, fanum correspond à nemet-. Zeuss (p.10) cite un grand nombre de noms de licux formés de ce radical: Vernemetum, T'asincinetum, Augustonemetum (Clermont), Wemetocenna (Arras), Vemetes (peuple ayant pour chef-lieu la ville de Woviomagus, Spire), sans parler des noms de personne, Wemetomarus, Nemetona (déesse, Corpus, VII 3%; Brambach, 1790).
Apolaustrus (plutôt qu'Apalauster) semble être pour Apalaestrus, qui
scrait un nom d'origine grecque, venant de arxhmszsss, « inhabile aux jeux de la palestre » : c'est un singulier nom. Je ne pense pas que le lapicide se soit trompé et ait voulu écrire Apolaustus, de ar$havsr:ss, « dont on peut jouir ».
Le monument était destiné d'abord à la jeune esclave: on n’a sculpté que son portrait, pour elle seule on a indiqué le chiffre des années. Plus tard, le monument aura servi d'abord à son mari, puis à leur compagnon d’esclavage, ce qui explique la répétition de l'eé.
D M æ - M MORI Æ - DIXTI» LI RI ŒFNLXVv GROTIVST CNTWRIO®R A Æ S P C
L'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — ROBERT ne met des points qu’à la dernière ligne, où il n’y en a pas.
Descr. — Bonnes lettres, bien gravées, de 0,075 et 0,055.
Monument en pierre : l'inscription est encadrée dans deux niches cintrées sculptées l'une dans l’autre, — Hauteur : 1,45; largeur : 0,74. — Voyez le joli dessin de ROBERT.
Hist. — Provenance inconnue. — Il n’est pas douteux que le monument n'ait été trouvé de 1865 à 1871 dans la muraille romaine, le long de la voie du Peugue, cours d’Alsace-et-Lorraine. — Musée des Facultés, n° 86; depuis 1883, au Dépôt du Colisée.
: Bibl. — Ropxerr, Bulletin épigraphique de la Gaule, I, p. 154. — D'après lui, RENIER, ches ms. |
Dis) M(anibus) et memoriae Dixti, linari(i), def(uncti) .@n(norum) Zxv. Gerotius et Centurio, fratres, p(onendum) C(uraverunt).
Le défunt était Zinarius, c'est-à-dire, je suppose, fabricant d’étoffes de lin, linier. On n'a encore rencontré ce mot, à ma connaissance, que dans une inscription de Milan (Corpus, V, 5923), où l'on trouve à la fois LIntrivs et LINAR?A, ct dans l'inscription suivante,
1 + MT ia Br
Sie + Te 0 mc = À . a
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77 que Pignonus (2e servis, 1674, in-12, p. 32) dit avoir vue à Rome : |
TENE ME QVIA FVGI ET REVOCA ME DOMINO MEO BONIFATIO LINARIO
La lecture Zinarius, dans Plaute, Aulularia, 3, 5, 34, est douteuse : des éditeurs acceptent lanarius.
Dixtus est peut-être le même nom que Divirtus, sur lequel voyez p. 15: ce serait donc un mot celtique.
Gcrotius ou Gerontius (ln tombe fréquemment devant le #) est dérivé du grec yésuv, et correspond à l'adjectif yespévrstes.
Centurio est sans doute d'origine latine, et reproduit le nom commun centurio, « Centurion ».
Ainsi, de ces trois frères, Dixtus, (rerotius, Centurio, l'un porte un nom gaulois, l’autre un nom grec, l'autre un nom romain : Bordeaux méritait autant que Marseille d'être appelé érilinguis.
Creuly (Revue celtique, III, p. 366) faisait de Dixtilinarius un seul nom; M. Robert interprétait Digtilii Narti; M. Allmer (Æevue épigraplique, I, p. 180) explique comme nous, ou, plutôt, nous expliquons comme lui.
FL:POLLIANO/EBVRIO-M/// /JICODEFVNCTOANN///
M-XXXVI-VALERIACON,/ OMNNDVMCVRAVIT
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var.— 1jr'e ligne omise par SANSAS ; D. M. chez ROBERT; — à la 2° ligne, CL chez ROBERT; — à la 4, M omis par ce dernier; — à la 59, PONENDVM CVR, chez SANSAS (1).
Descr. — Assez bonnes lettres, de 0,07, 0,035 et 0,04.
Mouument en pierre de grandes dimensions, haut de 1,53, et large de 0,67 : il a été,
semble-t-il, retaillé des deux côtés, mais il n’a pas dû perdre plus de 6 centimètres de largeur dans cette opération. L'inscription se lit en haut sur les consoles ou les bandeau-x de l’entablement. Au-dessous de la dernière ligne, une aire occupe les deux tiers du monument, encadrée de pilastres, surmontée d’une arcature : mais cette aire ne présente aucune trace d'inscription ou de sculptures. Il semble qu’elle fût destinée à former une niche pour recevoir l’image du défunt, mais que, pour une raison ou pour une autre, le monument soit demeuré inachevé.
Hist. — Trouvé dans la première moitié de 1863, d’après SANsAs, « rue des Treilles [de Grassi], dans les fouilles que l’on pratique à son extrémité nord », dans « les premières assises d’une grande tour semi-circulaire ayant appartenu à l'enceinte galloromaine de Bordeaux ». Cette tour correspondait au n° 7 de la rue de Grassi; cf. l’hcsé, du n° 42. — Était en 1867 (cf. Le Progrès, V, p. 738), dans la cour de l’hôtel J.-J. Bel; en avril 1870 (cf, la Gironde du 13) au Musée des Facultés, n° 6; depuis 1883 au Dépôt
du Colisée.
Bibl. — SANsas : 10 /a Gironde du 13 juillet 1863, n° 4435; 2° /a Gironde du 11 août
1863, n° 4464 (réimpr. Soc. arch. de Bord., t. III, p. 189 et 190). — ROBERT, Soc. arch., VI11, p. 110, note 6. — D’après lui et d'après une copie du docteur BRIAU, RENIER,
fic hes ms.
[D(iis)] M{anibus). Fl{favio) Polliano Eburio, mledjico, defuncto ann{oruïm xxxvi. Valeria, con|jux, plonendum curavit.
Je ne pense pas que l'hypothèse de Sansas, medico, puisse être douteuse : c'est la seule en effet qui convienne à l’espace qu'il s’agit de compléter.
Quant à Zbhwrius, comme l'a fait remarquer M. Robert, c'est le Cognomen du défunt, et un nom d'origine gauloise. On le retrouve en Gaule Cisalpine (Corpus, V, 3541, 6573), et son radical ebwr- a formé un grand nombre de noms de lieux, par exemple celui du peuple des Eburovices (Evreux). Zeuss (p. 88, n. 1) le compare à l’irlandais actuel tublar, qui signifie « if ».
Je ne sais s’il ne faut pas considérer Ælavius non comme le gentilice, mais comme le prénom du défunt: Ælavius, comme Aurelius (cf. p. 201), a été employé souvent en qualité de praenomen. D'autre part Pollianus peut être regardé comme un nom de famille, comme un de ces gentilices à terminaison -arus analogues à ceux en -exus et -inus que nous aVOns signalés ici même (pages 127 et 40). M. Hübner a réuni dans l'Ephemeris (II, p. 31 et s.) tous les gentilices en -axus connus: ils dérivent, à très peu d’exceptions près, de noms de lieux. Pollianus, que "a pas cette Liste, pourrait dériver du nom de la tribu Po/ña plutôt que du nom d'homme Po/lio.
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