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VGI : PIENTIS SIMO:-DESVo $ P #
D'après l'original (au Dépôt d’Antiques de la rue du Colisée). Descr. — Hauteur des lettres : 0,035, 0,045 et 0,015. — Lettres régulières et d'assez
bonne forme.
L'inscription 8e lit sur le dé d’un autel avec base et couronnement, mais sans orne-
ment, et haut de 90, large de 45 centimètres.
Hist. — Provenance inconnue. Sorti sans doute des fouilles faites en 1865-1871 dans la muraille romaine, le long du cours d’Alsace-et-Lorraine. — Transporté au Musée de la rue des Facultés (sous le n° 67); enfin, en 1883, au Dépôt d’Antiques de la rue du Codisée.
Bibl. — D'après un dessin de ROBERT, RENIER, fiches ms.
Diis) M(anibus). Q(uinto) Appio Leliano. Sanctia Firma cofn)jugi pientissimo de suo p(osuit).
Monument élevé par une femme à son mari. Tous les noms sont entièrement romains, et particulièrement rares (surtout le gentilice Appius) dans la Gaule du sud-ouest. Zelianus s'écrit ordinairement Laelianus et est formé, par l’adjonction du suffixe anus, qui indique l'origine ou la descendance [{cf. p. 220], du gentilice Zaelius. Sanctia, en revanche, est un nom de famille formé du cognomen Sanctus.
De suo (cf. pecunia sua, pecunia propria, de sua pecunia) semble indiquer que Sanctia a pris sur sa dot, et non pas sur l'héritage laissé par. son mari, la somme nécessaire à l'érection du monument.
Su om
HI CAX / APRICI
JOIE UIMILUA N VS HUIT ol NN
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Descr. — Les lettres, hautes de 0,05, paraissent avoir été d’une excellente époque, si l’on en juge par la régularité des lignes, des angles et des espacements. Par malheur, on les devine plutôt qu'on ne les voit: on ne peut les supposer qu’à l'aide des points formés par les extrémités des lignes.
L'inscription était gravée dans un encadrement, ménagé sur un bloc de pierre bâtarde, sans aucun ornement. Le monument semble avoir été calciné, puis ravalé. — Hauteur : 0,72; largeur : 0,57.
Hist. — Provenance irconnue. — Originaire sans doute du mur romain, section de la voie du Peugue, comme tous les monuments qui entourent celui-ci. Peut—être est-ce le monument dont parle Sansas en ces termes: « cippe à inscription illisible par suite du long frottement qu'a dû éprouver la pierre, dont la face principale se trouvait mal exposée », et que l'on découvrit, en 1868, dans la maison Lafon, au coin des rues d’Enfer et Poitevine (coin de la rue des Bahutiers et du cours d’Alsace-et-Lorraine) (SANSAS, Progrès, VI, p. 593). — Il portait le n° 32 du Muséc des Facultés.
[D{iis) M(anibus)]. Caifus) Apriciu;s] Mifr jinus (97), [defunctus annorum | xu(??)
Sous réserves, sauf les quatre lettres, Apri, de la première, et la fin, vs, de la seconde ligne.
re
MEMORIAE - GA// ATILI & ROMANŒ®# ANN III: DIERVXXXV/ ROMVVS4#HPPE Var. — 2° 1.: GAL chez JOuANNET et Saxsas (Not.). — 51.: PPCP chez JOUANNET et
chez SANSAS, PECF chez ALLMER : aucune de ces lecons n'est complètement erronée: il semble en effet que le lapicide, chargé de graver PFCP, se soit trompé, ait interverti
la 2° et la 4° lettre, et écrit PPCF: puis, qu’il ait corrigé la seconde en changeant le P en F, la 4° en changeant l'F en P;les traces de ces corrections sont très visibles, si bien qu’on peut lire tantôt PPCP, tantôt PFCF. |
Descr. — Lettres d'assez bonne époque, profondément et soigneusement gravées : la hauteur des lignes, réglées comme nous l’avons indiqué, est d'environ 0,05.
Bloc de pierre primitivement taillé en fronton, haut de 0,36 et large de 0,66.
Hist. — Trouvé, suivant JOUANNET, en 1R40, dans «les fouilles pratiquées au fort du Hâ ». Transporté au Dépôt d’Antiques de l'hôtel Jean-Jacques Bel, où il se trouve sous le n° 173.
Bibl. — JouaAnNeET : 1° Académie, 1840, p. 308; 2° Inscriptions [ms.], n° 141. — SANSAS : 1° Notice, p. 36 (Congrès, p. 494); 29 Ascia, p. 57 (Académie, Actes, 1866, p. 464). — RENIER, fiches ms. — ROBERT, Ac. des Inscr., comples-rendus de 1872, p. 55. = ALLMER, Revue, n° 376, I, p. 337.
D{iis) M(anibus). Memoriae Gali(i)] Atili(i) Roman(i), defu(ncti)] ann(orum) iii, dieru{m) xxxv. Romulus, p{ater), f(ilio) c(arissimo) p(osuit).
Les signes qui accompagnent l'inscription, — les poissons (il me semble certain que le lapicide a voulu figurer des dauphins), les palmes, la couronne, — sont des symboles que gravaient les premiers chrétiens sur les tombes des fidèles (cf. le Dicéionnaire des antiquités chrétiennes de Martigny aux mots poisson, dauphin, palme, couronne, et l'étude de M. de Rossi, De christianis monumentis IXOYN exhibentibus, dans le Spicilegium Solesmense, t. III). — Le poisson est l'image mystique du Christ : car, dans son nom, IXOY3Z, se retrouvent les initiales des noms du Sauveur : ‘Inoc5s Xpioès eos Yiès Ewrip. — La palme et la couronne rappellent les récompenses célestes promises au martyr ou simplement au fidèle. — En gravant ces symboles sur les monuments de leurs frères en Christ, les chrétiens indiquaient sa foi, et ces marques mystérieures, dont le sens échappait aux païens, étaient comprises des initiés.
Doit-on toutefois regarder Romulus, et son fils Romanus, mort à trois ans, comme des adeptes de la foi chrétienne? Il faudrait, pour le faire, qu'il fût bien prouvé que les trois symboles, la palme, la couronne, le dauphin, ne se soient encore rencontrés que sur des tombes évidemment chrétiennes. Je ne pense pas que cette démonstration ait été jamais faite, et je crois au contraire, avec M. Le Blant, que chacun de ces signes apparaît sur des tombeaux qui ne sont pas ceux de chrétiens. Mais la présence simultanée des trois symboles sur le monument de Romanus ne laisse pas que d'excuser les présomptions qu'on a voulu
Ds. a de où ee 5
D ee ne ent, ut an
établir en faveur de son christianisme. Ce serait alors le plus ancien témoignage de l'évangélisation de l’Aquitaine : car il n’est guère possible de placer notre inscription plus tard que le règne de Septime Sévère. Jouannet écrit (Znscr.) au sujet de ce monument : « Tous ces » symboles, si la pierre eñt été trouvée dans quelqu'une des cata- » combes de Rome, suffiraient pour faire de cet enfant un martyr. La » raison peut en faire un chrétien. »
La formule dits manibus n'aurait rien d'étonnant : elle se rencontre dans les inscriptions chrétiennes des premiers âges, soit par suite de l'habitude prise par les lapicides de l'inscrire en tête des monuments qu'ils gravaient, soit parce que les chrétiens n’y voyaient qu'une simple formule funéraire sans valeur religieuse.
Remarquez le prénom Gaïus écrit en toutes lettres et par un G (cf. p. 124); — annorum au génitif au lieu de l'accusatif annos, régulier après defunctus; — le surnom du fils, Xomanus, qui rappelle celui du père, Lomulus. Peut-être ces personnages étaient-ils Romains d'origine. — Sur le génitif Ati pour Atilü, cf. l'inscription suivante.
Quoique on trouve assez souvent sur les inscriptions et dans les manuscrits Aétilius, le vers suivant de Martial (9, 86) montre que le mot ne doit s'écrire qu'avec un #, la première syllabe étant brève :
Languidior noster si quando est Paullus, Atili.
MMO RIAE
ATTI-{/////SCIAN DEF: AN: XXXIIX
D’après l'original (Dépôt d'Antiques J.-J, Bel, n° 64).
Descr. — Belles lettres, bien gravées, paraissant d’une très bonne époque. — Hauteur: 1r0 1., 0,09; 26, 0,085; 39, 0,07.
« Cette inscription», dit JOUANNET, Ac., 1829, p. 182, « décorait la tête d'un cercueil en pierre de Saint-Savinien, long de 2m075, large de 04867, haut de 0"975, épais aux parois de 0162. Le couvercle en toit à quatre cornières saillantes et la caisse elle-même étaient fracturés. J’ai fait scier la partie inscrite, en conservant six pouces de la caisse. Ce fragment a été déposé au Musée de la ville. » Il mesure à peu près 0,90 de large et 0,74 de haut.
Les détails donnés par Jouannet démontrent, semble-t-il, que le tombeau de Priscianus était isolé et ne se rattachait pas au monument d'Aféia (cf. infra), comme l’a supposé ALLMER, Revue, 1, p. 353.
Hist. — Trouvé, d'après JOUANNET, en 1828, petite rue de l’Intendance (c’est-à-dire, rue Neuve-de-l’Intendance ou Guillaume-Brochon, dans les fondements du n° 6 actuel; cf. le p'an de la p. 51). « Je l’ai fait transporter à mes frais au musée », écrit Jouannet dans ses notes. — Dépôt J.-J. Bel, n° 64.
Bibl. — JouaAnNNET: 1° notes ms. [IV, n° 6]; 2° notes ms. [V, n° 21; 30 Acad., 1829, pl. {III], n° 51; 40 Znscr. [ms.], n° 108. — Sansas, Notice, p. 20 (Congrès, p. 472). = RENIER, fiches ms. — ALLMER, Revue épigraphique, n° 390, t. I, p. 353.
Memoriae Atti(i) P[rilsciant, def(uncti) ann(orum) xxxiix.
Peut-être la formule p. M. se trouvait-elle sur les deux acrotères de devant du couvercle du sarcophage.
Le nom de famille Aftius est particulièrement rare, en Gaule surtout. Toutefois, ce n’est pas la seule trace que nous en trouvions à Bordeaux. Ausone nous fait connaître une famille de grammairiens qui portait ce nom, originaire, il est vrai, de la cité des Paiocasses (Bayeux), cf. Professores, 6.
Atti au génitif est pour Affu, de même que, dans l'inscription précédente, Aéils pour Atüilii. D'après les dernières conclusions auxquelles était arrivé Ritschl, conclusions que les nouvelles recherches ont pu affaiblir, mais non ruiner, la terminaison 2 pour #, introduite dans la poésie par Properce et Ovide, s’est propagée lentement en épigraphie Jusqu'au temps de Néron: elle devient plus fréquente à la fin du premier siècle, sans que l'autre disparaisse complètement, peut-être même sans qu'elle abandonne, au moins jusqu'au temps des Gordiens, «la haute main» (Ritschl, Opuscula, IV, p. 623-5; cf. Weissbrodt, Philologus, t. XLIIT, p. 450).
*AVR-SARICIA- CN: CeP-C
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — SAxsas et les rapporteurs de la Commission lisaient SACRICIA, lecture qu'excuse la forme du C sur notre inscription, assez semblable à la oc d'un P retourné. SAPRICIA chez CREULY, Revue celtique, III, p. 305.
IXSCR. 29
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