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MART CA TVSE D A NO RXXII I P
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — MEMOR, MARICATVSE, ANOR chez San<as: MARICATVSE éxalement chez CREULY (Revo. celt., Il!, p. 301; Dict. arch. de la Gaule, I, p. 209 : carnet XIX, p. 14).
Descr. — Assez bonnes lettres de 0,015, gravées sur le dé d'un autel quadrangulaire dont le sommet a disparu. — Largeur de ce dé : 0,40.
Hist. — Provient de la démolition de la tour romaine détruite en juin-juillet 1867 et qui occupait l'angle de la place Pey-Berland et du cours d’Alsace-et-Lorraine (cf. n° 80, hist.), — Musée des Facultés, n° 50; depuis 1883, au Dépôt du Colisée.
Bibl. — Sansas : 1° la Gironde du 24 juin 1867, n° 5772 (réimpr. Soc. arch., V, p. 126); 2 Progrès, V, p. 741 (Soc. arch., VII, p. 174). — D'après ROBERT, RENIER, fiches ms.
[Diis Manibus] et memori(a)e Mart(ui?)j Cantus{aje, def{uncti)
annor(um) xxti. Ip(se sibi ponendum curavit??) ou 1{(pse; p(aravit,.
Sauf l'absence du p. m., l'inscription semble complète.
Cantusa est pour nous un nom d'homme (cf. p. 270). Il dérive du
radical cant- qui a fourni le nom Cantus (cf. n° 20 bis) et qui, selon Zeuss (p. 162), signifierait « blanc » en celtique.
AVETIVS | MMA N TVSE : FI LIVS:DF AN - LXXV INGENV VS:FILIVS PROP. P.C
D'après la copie et les dessins donnés par JOUANNET.
Descr. — JouANxET se borne à dire au sujet du monument : « Une paire de ciseaux et un instrument dont j'ignore l'usage sont gravés latéralement à cette épitaphe. Ils désignaient probablement la profession du mort. Au-dessus de l'inscription on voit en creux cette feuille $ (Inscriptions) ». « Le cippe. présente, sur les faces latérales, d’un côté, une paire de ciseaux au-dessous de l’ascia ; et de l’autre, l'objet figuré à côté de l’inscription (Académie) » : il semble que ce soit un métier de tisserand.
Hist. — Trouvée en sept. 1826, près de l’ancien Lycée, dans le mur de l'antique enceinte de Bordeaux (derrière les n°5 22 et 24 du cours de l’Intendance).
Bibl. — JouANNET : 10 Acad., 1827, pl. [11], xxv, et p. 137; 20 Inscriptions : ms.]|, n°70. — D'après lui, SANsAs, Notice, p. 22 (Congrès, p. 480).
Avelius, Mi(nuctui??) Mantus{a)e filius, d{eiffunctus) an(norum) lxxc. Ingenuus, filius, propiria) plecunia) c{uraovit).
Mantusa est sans doute un nom d'homme, formé à l'aide du suffixe -usa, de Mantus (cf. Corpus, III, n° 1816), comme Cantusa de Cantus (ef. ici n°150), Attiusa de Attrius (Schuermans, 593-4), Aftusa de Attus (id., 620-1), Nistusa de Vistus (id., 3899-3901), etc.
Acetius, Avetus (plus fréquent à Bordeaux), Arvetedo (Corpus, I, 6010,29), Avedo (V,4301) viennent également, semble-t-il, d'un radicala-.
Le défunt était peut-être un tisserand, comme sembleraient l'indiquer les ciseaux et le métier (?) représentés sur le monument; cf. ici l'épitaphe d'un linarius (n° 77).
D + F*AN'XLI MICVRITA CONIVXPC
D'upres l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — DEF chez les deux précédents éditeurs.
Descr. — Lettres hautes de 0,04, assez laides, fortement gravées. — Inscription reproduite en héliogravure par TERPEREAU, Soc. arch., VI, pl. xul.
Fragment d’un autel quadrangulaire en pierre : la partie inférieure du dé et la base ont été seules conservées. — Largeur du dé : 0,34.
Hist. — Trouvé en février 1880, d'après DEZEIMERIS, dans les fondements de la maison n° 9 bis de la rue de Grassi; offert à la Ville «par M. MATTEO PETIT ». Transporté au Musée des Facultés; en 1883, au Dépôt du Colisée.
Bibl. — DEZFEIMERIS, Remarques, p. 6 et pl. (Soc. arch. de Bordeaux, VI, p. 52 et pl. XI; cf. t. VII, p. v). — ALLMER, Revue épigraphique, n° 192, t. I, p. 162.
..…. d{e)f{unctus) an{norum) xli. Mi/nucia?) Curita,conjux, plonendum) c{uravit,.
C'est le monument élevé à son mari par Winucia Curita; nous rapprocherons ce dernier nom, hypothétiquement, du Cure de notre n° 60 (cf. p. 172). Les précédents éditeurs ont préféré faire de Wicurita un seul nom, ce qui n est pas impossible.
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