D M AMABILIS FILI
D’après l'original (collection Dubois).
Var. — FIL chez JOUANNET et SANsas. FILIO chez ROBERT.
Descr. — Lettres de 0,032 et 0,04, assez gracieuses, mais grêles : les L à terminaison tombante.
Monument en pierre. L'inscription est sur le fronton. Au-dessous, dans une niche cintrée, le buste d'une toute jeune fille. — Largeur : 0,48.— Dessins de LACOUR et de BERNÈDE.
Hist. — Trouvé, d'apres JOUANNET, en septembre 1826, dans les fondements du mur romain, derrière le vieux Lycée (cours de l’Intendance, n°5 22 et 24), dans le jardin de la maison Faget (aujourd’hui n° 7 de la rue Guillaume-Brochon). Donné par FAGET à CoupErT et transporté chez ce dernier, rue Ségalier, 27 (aujourd'hui propriété Dubois) : se trouve dans le vestibule de l'habitation. — Légué à la Ville par DuBois (janvier 1885).
Bibl. — JOUuANNET : 19 Académie, 1827, p. 139, n° xxxv, et planche [VIII] (dessin de LAcOoUR); 2° Znscriptions [ms.], n° 103. — D'après Jouannet : LA CURIE, Bulletin monumental, t. VIII, p. 253; — SANsAs, Notice, p. 18 (Congrès, p. 476). — Le dessin de Lacour reproduit par Du MÈGE, Archéologie, atlas, t. 11, pl. 13-14, n° 5. — FARINE, Soc. arch. de Bord., t. 11, p. 96 (dessin de BERNÈDE). — D’après ces deux derniers, LE CLERC, Revue des Sociétés savantes, VI® série, t. V, p. 99. — D’après ROBERT, RENIER, fiches ms.
D{iis) M{(anibus). Amalilis filifae) pos(uit).
On pourrait interpréter : « Dis Manibus Amabilis. F'ilius posuit ». si l'âge de la défunte, telle qu'elle est représentée sur le monument, n'obligeait d'en faire une toute jeune fille. Amabilis, qui, dans l'inscription précédente, est un nom de femme, est ici porté par un homme.
ET MEMORIA ANODIBIM
D'après une note écrite de la main de CaiLa et conservée chez Delpit :
« Pierre sépulcrale trouvée en 1801 dans la continuation du Temple {partie haute de la rue du Temple] dans l'emplacement de la maison n°..…..: l'E avait été enlevé. Cette pierre fut trouvée en démolissant les fondemens de la vie enceinte. — Voy. le n° 3 dans mon journal, p. 40». Il s’agit d’une des maisons qui portent aujourd’hui les n°8 8 et 10. J'ignore ce que Caïla appelait « mon journal ».
[Diis Manibus] et menoriale) Anodibim.… Cette inscription, très mal copiée, est peut-être la même que notre numéro 199 : cette dernière est en effet rédigée et divisée de la même
manière, elle est gravée sur une stèle à sommet triangulaire, assez analogue à celle qu'imdique Caila; elle a enfin été trouvée en 1848 dans
PÉRÉGRINS. 303
les fondements d'une maison située rue du Temple (n° 8 ou 10), près de l'ancien hôtel de ce nom, par conséquent à l'endroit même où a été rencontrée l'inscription de Caila. Il est donc possible que cette inscription, trouvée en 1801, ait été laissée sous terre, et ait reparu en 1848, lors de la démolition de l'immeuble.