‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 157 sur 171 · Crinonome huméral ; C. Aumeralis. Nob · texte numérisé non relu

Crinonome huméral ; C. Aumeralis. Nob

Noir. Thorax marqué d’une tache jaune de chaque côté.

Pieds obscurs. Ailes blanches; une ligne noire à la base, Long. 1 +1. (mâle).

D’an noir soyeux. Antennes à poils noirâtres. Thorax à tache jaune de chaque côté du premier segment. Abdomen à longs poils jaunes. Pieds d’un brun assez clair. Ailes blanches; une petite ligne noire à la base.

Assez rare.

B. Ailes velues.

(150) 39. CainoNowE flavipède; C. flavipes, Meig.

Noir. Pieds jaunes.

Long. 1 |.

D'un noir brun luisant. Palpes ; antennes et pieds d’un jauné pâle. Cuisses à anneau brun à l'extrémité. Balanciers blancs. Ailes d’un gris pâle.

Assez rare.

4o. CairoxomE fuscipède; C. fuscipes, Meig.

Noir. Pieds obscurs. Antennes du mâle à poils noirs. Long. 1 1.

D'un noir mat. Pieds noirâtres. Balanciers d’un blanc sale. Ailes grisâtres.

Peu commun.

CORÈTHRE ; CorETHRA.

Corethra, Meig., Panz., Lat. — Chifonomus, Fab. syst. àritl.

— Tipula, Réaum., Deg., Gmel., Fab. ent. syst.

Tête petite. Trompe charnue à labiules rondes et velues; lèvre supérieure pelite, triangulaire, pointue. Palpes velus, de quatre articles; le premier très-court, les autres d’égale longueur. Antennes des mâles de quinze articles; le premier court et cylindrique; les autres allongés, un peu renflés à leur base; les deux derniers un peu plus longs; surtout dans les mâles.

Thorax ovale; écusson petit. Abdomen menu. Pieds de longueur médiccre, à égale distance. Balanciers découverts. Ailes couchées, frangées et à nervures velues ; cellule stigmatique nulle; une marginale; deux sous-marginales terminales, la supérieure pétiolée; deux discoïdales; quatre postérieures, la deuxième pétiolée, les troisième et quatrième à peu près d'égale longueur. (PI, 4, fig. 7).

Les différences qui distinguent les Corèthres des Chironomes et des Tanyÿpes consistent principalement dans la

conformation des antennes et dans la disposition des nervures des ailes. Ce dernier caractère, en les éloignant de ces deux genres, les rapprochent des Cousins.

Les transformations des Corèthres, que je n’ai pu parvenir à observer, ont été vues par Réaumur et Degeer. Au moins ont-ils décrit chacun la larve et la nymphe d’une Tipulaire qui paraît appartenir à ce genre; mais ces descriptions indiquent des différences beaucoup plus grandes entre ces larves qu’on n’en observe ordinairement entre celles des différentes espèces d’un mème genre. Celle que Degeer a fait connaître, a la tête munie d’yeux et d’antennes, le thorax grand, l'abdomen composé de neuf segmens, dont le dernier porte en dessous un appendice tubuleux et velu à l'extrémité. Cet appendice, qui paraît analogue au tube des Cousins, sert sans doute à la respiration, et détermine la larve à se tenir à la surface de l’eau. Il n’y a pas d’organe propre au mouvement. Celle décrite par Réaumur, beaucoup plus singulière, a, sous le dernier segment de l'abdomen, une nageoire ovale. Deux : pointes divergentes et charnues terminent le corps, et sont peut-être deux tubes aérifères. La tête, assez allongée, conique et arquée, est armée à son extrémité de deux crochets fléchis en dessous, qui ne font pas partie de la bouche, et qu'on ne peut considérer comme des antennes. Ils sont composés de deux parties articulées l’une à l’autre ; la première musculeuse et cylindrique, et la deuxième cornée et pointue. A la base inférieure de ces crochets, on aperçoit une petite touffe de poils. La bouche est située vers l’extrémité postérieure de la tête; elle ne laisse apercevoir aucune de ses parties, et l’on peut croire que leur peu de développement est suppléé par l'action de ces crochets qui paraissent propres à saisir une proie, et à la porter à la bouche. Prés de cette ouverture et de chaque côté se trouve une espèce de tentacule pédiforme, muni des pointes dont les fonctions sont probablement aussi

(152) relatives à la nutrition; cependant ilne differe guères que par la situation de celui que j'ai vu sous le thorax des larves de Tanypes, etqui ne paraît servir qu’au mouvement.

Les nymphes de l’une et de l’autre des larves que je viens de décrire se ressemblent beaucoup. Elles ont, comme la plupart de celles des Tipulaires, le thorax surmonté de cornes aériftres; et le dernier segment de l'abdomen muni de deux petites

nageoires qui leur donnent la faculté de se mouvoir comme les larves.

1. CorëTRRE plumicorne ; C. plumicornis, Meig. __ Thorax à bandes latérales blanches.

Corethra lateralis, Meig. Klassif., Lat.

Chironomus plumicornis, Fab. syst, antl.

T'ipula (plumicornis), Fab. ent. syst., Meig. Klassif. Tipula cristallina, Deg. 6, 149, 20, Meig. Klassif T'ipula hafniensis, Gmel. syst. nat., 5, 2826, 108. Moucheron latéral, Lam. anim., sans vertéb.

Réaumur, 5, tab. 6, fol. 4 — 15.

Long. 31.

Tête et palpes d’un brun clair. Antennes roussâtres, avec la base de chacune noire et les poils roussâtres. Thorax d’un gris brun à trois bandes plus foncées; l’intermédiaire divisée par une ligne enfoncée; une bande blanche sur les côtés du dos. Abdomen d’un brun roussâtre. Pieds d’un jaune pâle. Baïanciers blancs. Ailes un peu roussâtres, sans tache.

Je n’ai pas observé la tache triangulaire noire sur les côtés du thorax, décrite par M. Meigen.

Commun.

&. CorërTare culiciforme ; €. culiciformis, Meig. Obsecur. Abdomen et pieds gris.

Tipula culiciformis, Deg., tab. 25, fol. 3— 12, Lat. gen. crust,, 4, 247.

Long. 2 : I.

Tête, trotnpe et palpes d’un brun noirâtre; [ces derniers à quatrième article plus menu et plus long que dans l’espècé précédente). Antennes noirâtres ; les premiers articles à extréiilé jaune pâle. ‘horax d’un brun roussâtre assez clair, à trois bandes plus foncées; les deux latérales moins avancées antérieurement que dans l’espèce précédente. Abdomen gris. Pieds d’un jaune pâle. Balanciers obscurs. Ailes un peu foussâtres, sans tâche; la nervure anale diffère de celle de l'espèce précédente, en ce que, parvenue près du bordinterne de l’aile, elle se courbe, et va le rejoindre en se rapprochant de l’extrémité. (PI. 4, fig. 5).

Je n'ai trouvé qu'un individu, M. Meigen n’a pas vu cette espèce , et ne la décrit que d’après Degeer:

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