‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 2 sur 171 · GRANDE PLACE · texte numérisé non relu

GRANDE PLACE

Es Not 4 Er :

Sri

DD. 3D+ De )De }2 }20 }D4 Ds Jon Je D }oDe Je Pb Je 22e (É #6 ce a ne 0 06 EE et ml CL GT EL ae EL EE

hf)!

A mon Ver

Ponuerrez-mor de publier ce faible essai d'entomologie sous les auspices du meilleur des Pères. C’est vous qui avez fait éclore en vos fils ce goût pour l'histoire naturelle, source d'occupations si agréables, charme de la vie champêtre comme de la solitude du cabinet. C'est vous surtout qui, en nous apprenant à observer, à admirer les productions de la nature, avez toujours élevé nos âmes vers son Auteur, dont les attributs brillent d’un si vif éclat dans toute la création. Avec quel sentiment religieux nous avez-vous sans cesse montré cette Intelligence suprême qui a tracé l'orbite des astres, et donné aux abeilles leur instinct; cette immensité qui se manifeste dans la profondeur sans borne des cieux, comme dans la petitesse également sans

litnite des êtres microscopiques ; et cette bonté

| (i) avec laquelle la main divine s'ouvre et comble de biens tout ce qui respire!

C'est en suivant vos sages conseils, que je me suis borné à étudier la nature dans l'horizon qui m'a vu naître. Laissant au génie les vues générales, les grandes explorations, les voyages lointains, j'ai trouvé, sans m'éloigner des rives prochaines, un champ assez vaste pour mes recherches. Ne découvre-t-on pas, en quelque sorte, la nature toute entière dans chaque partie de son domaine, et Bernardin de Saint-Pierre n’observait-il pas dans le fraisier qui croissait sur sa fenêtre, à Paris, comme dans tout ce que lui avaient offert ses longs voyages, ces harmonies dont il a tracé le délicieux tableau? C’est dans votre jardin, où s'est écoulée si agréablement ma jeunesse, que mon goût pour l'étude des Insectes a pris naissance. Vous me faisiez apercevoir le plan admirable, la délicatesse, la diversité infinie de leur organisation, les merveilles de leurs industries. L’attrait pour ces petits êtres na pas cessé de s'accroître : depuis quinze ans je les recueille dans le nord de la France, et les observe avec toute l'attention dont je suis sus-

ceptible. Privé des leçons orales de nos grands

(ii)

maîtres, Je suis au moins entouré de leurs livres. Des relations épistolaires, que plusieurs d’entr'eux daignent entretenir avec moi, me procurent encore des lumières. M. Latreille a eu l'extrême obligeance de m'adresser plusieurs lettres pleines des conseils les plus bienveillans. Je ne me dissimule pas cependant que l'insuffisance de mon éducation scientifique, les devoirs, les affaires, les plaisirs, et peut-être la faiblesse du talent d'observation, ont sans doute rendu tous ces moyens bien stériles.

Embrassant dans mes affections entomologiques tous les ordres de cette classe immense, je me suis particulièrement attaché aux tribus les moins con nués, et qui semblaient me promettre des découvertes. C'est à ce titre que les Diptères sont depuis long-temps l'objet le plus spécial de mes études. Cependant l'excellent ouvrage de M. Meigen, sur les Insectes de cet ordre qui habitent l'Europe, est venu jéter la plus grande lumière sur ces petits êtres , et ôter beaucoup de l'importance qu'auraient pu avoir mes travaux; mais comme cet ouvrage est écrit en allemand, j'ai pensé que la description méthodique des espèces que j'ai observées dans le

nord de la France, et de celles qui, sans y avoir été

(iv) observées par moi, ne peuvent être considérées comme y étant étrangères, pourrait encore être de quelque utilité pour la science, moins par les observations qui me sont propres, qu'en faisant connaître partiellement en France l'ouvrage de ce célèbre naturaliste, eten y facilitant ainsi l'étude de cette partie de l'entomologie qui y est bien peu cultivée.

Les Tipulaires que comprend ce premier fascicule, ont été présentées, en 1825, à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts, de Lille, qui leur a fait l'honneur de les faire imprimer dans je Recueil de ses Travaux. Elle a daigné depuis ordonner l'impression d'une première suite dans le Recueil de 1825. Cette partie sera aussi imprimée séparément, ainsi que le reste des Diptères qui paraîtra successivement.

Ce faible Ouvrage, fruit de mes plaisirs, a été accueilli par quelques amis; mon Pérele recevra avec cette bonté qui m'est si connue, comme un gage de ma respectueuse tendresse. C'est le prix le

plus doux que je puisse en attendre.

À 23230 )20 ne 2 ne Po en }rpe 70 220 D D es eo ee ce ce 0 ue a

Page 1