‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 137 sur 154 · CRIORHINE flavicaude ; C. flavicauda, Nob · texte numérisé non relu

CRIORHINE flavicaude ; C. flavicauda, Nob

Noire. Thorax et base de l’abdomen à poils grisätres ; extrémité de l'abdomen à poils jaunes. Tarses ferrugineux; cuisses postérieures épaisses.

Long. 7 L

Mâle : semblable à l'espèce précédente, excepté : thorax d’un noir presque mat, à poils d’un gris roussâtre ; écusson à poils blanchâtres. Abdomen d’un noir très-luisant ; les trois premiers segmens à poils d’un gris roussâtre ; quatrième à poils d’un jaune fauve.

Je regarde comme une variété un individu de ma collection dont l'abdomen est entièrement à poils gris. g+ CRIORHINE apiforme ; C. apiformis, Nob.

Noire, à poils gris. Tarses ferrugineux ; cuisses postérieures épaisses.

Long. 7 1.

Mâle : épistome d’un blanc jaunâtre ; joues noires. Vertex à poils fauves. Antennes d’un fauve obscur. Thorax à poils d'un gris roussâtre, clair ; des poils noirs de chaque coté au-dessus de la base des ailes; écusson à poils plus longs et plus clairs. Abdomen à poils d’an gris clair; un liseré fauve au bord postérieur du deuxième segment ; un peu de poils noirs au bord postérieur des troisième et quatrième ; ventre noirâtre, sans poils. Pieds à poils gris ; tarses ferrugineux; cuisses postérieures épaisses, terminées par des poils noirs. Ailes brunâtres ; une bande brune sur les nervures transversales.

Rare.

SÉRICOMYIE ; SErICOMYIA.

Sericomyia, Meig., Lat. Gen., Fam. nat., St-Farg. et Serv. Encyc.— Feturella, Lat. Hist. nat. des crust. et ins. — Syrphus, Fab. Spec. ins., Ent. syst., Mant., Syst. antl., Panz., Fall. — Musca, Linn., Gmel., Deg. Corps épais. Lobes terminaux de la trompe allongés ;

soies maxillaires plus ou moins longues ; palpes filiformes,

allongés , velus. Épistome prolongé en bas, à légère proéminence. Troisième article des antennes orbiculaire. Style inséré à la base, plumeux. Yeux nuds.

Thorax et abdomen plus ou moins velus ; ce dernier elliptique. Pieds assez épais. Aïles écartées. Cellule sousmarginale droite, ouverte à l'extrémité ; première postérieure terminée par une nervure à-peu-près droite; discoïdale postérieure émettant une petite nervure à l’angle intérieur. ( PL 4, fig. 1.)

Le genre Séricomyie est un démembrement des Volucelles dont il esttrès-voisin , malgré les différences qui ont motivé la division, et dont les principales consistent dans la forme arrondie du troisième article des antennes. Il s'éloigne également peu des Mallotes, des Eristales et des autres Syrphies à corps épais, quoiqu'il n'ait pas la cellule sous-marginale sinuée , et nous pensons, quoique M. Meigen en ait jugé autrement, que la classification doit rapprocher ces genres comme Ja nature.

Le joli panache que forme le style des antennes est un des caractères communs entre les Séricomyies, les Volucelles et une partie des Eristales. Il est en même temps celui qui les distingue le mieux de toutes les autres S yrphies. M. Meigen leur donne des ailes couchées sur le corps; mais je crois m'être assuré qu’elles sont écartées, au moins dans quelques espèces.

L'organisation des Séricomyies subit quelques modifica-

( 183 ) tions : outre que le corps est velu dans Les unes et presque nud dans les autres , les soies maxillaires sont tantôt longues et tantôt courtes; la tête est moins large dans la S. bombi- Jormis que dans les autres; mais ces différences légères Ôtent peu de chose à l'unité du genre.

Ces Syrphies paraissent au printemps, sur les fleurs de l’aubépine. Les unes appartiennent aux régions les plus septentrionales , et fréquentent les forêts de la Laponie et de la Suède ; les autres vivent dans nos plaines tempérées. Leur bourdonnement a fait donner à l’une d’elles le nom de mussilans. Le nom générique dérive des poils soyeux dont plusieurs sont revêtues. Leur premier âge est inconnu.

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