‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 138 sur 154 · SÉRICOMYIE bombiforme; S. bombiformis, Meiïg., St · texte numérisé non relu

SÉRICOMYIE bombiforme; S. bombiformis, Meiïg., St

Farg. et Serv. Encyc.

Noire, velue. Partie antérieure du thorax et écusson à poils ferrugineux. Abdomen postérieurement à poils blancs. Syrphus bombiformus , Fall. Sÿrph. 16. 1.

Long. 7 1.

Mâle : tête un peu plus petite que dans les autres espèces. Épistome noir, à duvet gris sur les côtés. Front gris ; vertex noir. Antennes d’un fauve brunâtre; cils du style noirs. Thorax noir; large bande antérieure, à poils d’un ferrugineux pâle, très-touffus ; partie postérieure et bord antérieur de l'écusson à poils noirs; le reste de l'écusson à poils ferrugineux. Abdomen moins velu que le thorax; premier, quatrième et cinquième segmens à poils blancs; deuxième et troisième à poils noirs. Cuisses noires ; jambes brunes ; tarses brunâtres. Aïles hyalines ; une tache noirâtre au milieu du bord extérieur.

Femelle : épistome à bande noire, plus large. Front d'un brun noirâtre, à poils noirs. Abdomen plus large que le thorax.

Rare. M. de Brébisson m'en a communiqué un individu de la Normandie.

2. SÉRICOMYIE bourdonnante: S. mussitans, Meig., St.- Farg. et Serv. Encyc.

Velue. Pieds noirs. Ailes à demi-bande obscure.

Syrphus mussitans, Fab. Spec. ins. 2. 422. 3, Ent. syst. 4 279. 6, Mant. 2.,.334.43,, Syst. santl. 5225..6, Fall. Syrph. 18.4, Panz. Faun. Germ. 1. 15.

Long. 7 1.

Mâle : soies maxillaires de la longueur des palpes. Épistome jaune, nud, à l'exception du bord des yeux. qui est couvert de poils jaunes; joues noires. Front jaune. Antennes fauves. Thorax à fond d’un vert métallique, mais entière ment recouvert de poils d’un fauve vif. Abdomen d’un vert métallique, à poils moins longs, moins touffus et d’un fauve pâle ; ventre presque nud, noir , à bandes roussâtres. Pieds noirs; cuisses à poils fauves. Balanciers bruns. Aïles hyalines, à bande obscure depuis le bord extérieur jusqu'au milieu CZ: 402.1.)

Femelle : front fauve, à poils fauves.

Rare.

3. SÉricoMY1E boréale ; S. borealis, Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc,

Presque nue. Abdomen noir; quatre bandes jaunes, presqu’interrompues.

Sericomyia lapponum ; Lat. Gen. 4. 322.

Volucella lapponum, Lat. Hist. nat. des cr. et. ins. tom. 1490b.

Syrphus borealis, Fall. Syrph. 20. 7.

Dusca laypona, Deg.ins. 61. 6. tab. 8. f. 14.

Long. 6, 71.

Mâle: presque nud. Soies maxillaires une fois moins longues que les palpes. Épistome jaune, à bande longitudinale noire. Front noirâtre, à duvet et poils jaunâtres ; vertex noir. Antennes d’un brun noirâtre ; deuxième article

d'un fauve rougeâtre. Thorax d’un noir bleuâtre, à petits poils roussâtres ; une tache de poils blancs de chaque côté du bord antérieur ; une touffe de poils jaunes de chaque côté, en avant de la base des ailes, et prolongée en dessous. Abdomen d’un noir luisant, à petits poils noirs; deuxième segment à bande et poils jaunes, un peu plus près du bord antérieur que du postérieur, élargie aux bords latéraux, interrompue. au milieu; troisième à bande semblable, plus rapprochée du bord antérieur et peu interrompue ;, quatrième à bande entière, très-rapprochée du bord antérieur ; une autre bande au bord postérieur ; ce bord garni de longs poils jaunes, ainsi que le cinquième segment qui est jaune; véntre jaune, à trois bandes noirâtres. Pieds fauves ; hanches, moitié antérieure des cuisses et dernier article des tarses, noirs. Balanciers jaunes. Aïles hyalines ; bord extérieur jaunâtre ; stigmate jaune.

Femelle : front d’un brun noirâtre.

Depuis la Laponie jusqu'à Paris, où M. L. Dufour l’a trouvée.

VOLUCELLE ; VOLUCELLA .

Volucella, Geoff., Schœff., Lat., Meig. Beschr., Schr. Enum. aust., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Pterocera, Meig. Ki. — Syrphus, Fab. Ent. syst., Mant., Syst. antl., Ross., Schell., Herbst., Panz., Fall. — Conops, Scop. — Musca, Linn., Gmel., Deg., Vill., Ross., Fab., Spec. ins., Oliv. Encyc.

Corps épais, tantôt velu, tantôt nud. Trompe menue; lobes terminaux allongés , étroits, pointus ; palpes cylindriques, finement velus. Epistome prolongé inférieurement en cône tronqué à l'extrémité; une proéminence au milieu. Antennes contigües à la base; troisième article allongé, arrondi à l'extrémité; style inséré à la base, long , incliné et fortement cilié en dessus et en dessous,

plus grand dans les femelles que dans les mâles. Yeux velus dans les mâles, ordinairement nuds dans les femelles. Thorax convexe, à sillon transversal de chaque côté. Abdomen plus large que le thorax. Pieds assez épais. Cuillerons doubles. Ailes à demi-ouvertes ; cellule médiastine plus longue que la marginale ; celle-ci fermée à l’extrémité ; sous-marginale droite; première terminée par une nervure arrondie, sans s'approcher du bord extérieur. CPL 4, fig. 2.)

Les volucelles furent les premières Syrphies détachées du genre mouche de Linnée, par Geoffroy qui leur assigna pour caractère la trompe renfermée dans une gaine, c’està-dire, dans le prolongement de l’épistome. Leur nom, dérivé de volucris, exprime la rapidité de leur vol. Elles paraissent supérieures en organisation à la plupart des autres Syrphies, et particulièrement à celles qui ont les antennes courtes. Indépendamment des dimensions du corps, plusieurs de leurs organes indiquent également un développement plus prononcé. La trompe, logée dans l'ample cavité d'une espèce de museau conique, prend une extension proportionnée à ce prolongement de la tête. Les antennes ne se développent pas encore en longueur; mais elles s'épanouissent d’une manière remarquable dans le style en panache dont elles sont ornées. Les ailes seules, dans la disposition de leurs nervures, ne participent pas à cette espèce de progression. La cellule sous-marginale n'offre pas, au moins dans les espèces européennes, cette profonde sinuosité que l’on observe dans la plupart des genres voisins, et que nous avons signalée comme un des caractères qui accompagnent ordinairement l'organisation la plus développée dans les Syrphies à antennes courtes. Mais nous n’en donnons pas moins aux volucelles le premier rang dans leur section.

Les espèces peu nombreuses dont ce genre est composé, diffèrent entr'elles par la forme tantôt courte, tantôt oblongue , du corps, par les poils qui en recouvrent quelquesunes, par les bandes fauves et noires dont d’autres sont décorées. Elles ont les ailes tantôt hyalines ou jaunätres, tantôt obscurcies par une grande tache noire. Plusieurs, comme F. inanis, pellucens, ont l'abdomen en partie transparent et vuide, ce qui probablement augmente la légèreté spécifique de ces petits êtres, et contribue au vol rapide dont ils sont doués.

MM. deSt.-Fargeau et Serville, dans l'Encyc., ont rappelé une notice fort intéressante, renfermant quelques remarques sur les espèces de ce genre, que l’un d’eux communiqua en 1827, à l’Académie des Sciences. Il fit observer l’affinité binaire qui existe entre les V. bombylans et plumata, pellucens et inflata, zonaria et inanis, sous le rapport non seulement de la conformation, mais encore des époques de leur apparition et de la manière de vivre des larves. De plus, il mit sous les yeux de l’Académie des accouplemens entre les 7. bombylans et plumata, où les deux sexes de ces espèces jouaient un rôle inverse ; enfin il présenta un des individus intermédiaires entre ces espèces respectives, qui paraïssaient le produit de ces accouplemens.

Au moment de la copulation, les Ÿ. bombylans et plumata se rassemblent en grandes troupes et en nombre à-peu-près égal de chaque espèce, particulièrement auprès des églantiers en fleurs. Elles voltigent et planent à l'entour, et l’on peut alors remarquer des accouplemens qui se font ordinairement entre des individus de la même espèce, mais aussi quelquefois entre l’une et l’autre. Ces deux espèces paraissent au mois de juin, les F. pellucens et tnflata en avril, et les F7, zonaria et inanis en septembre.

D'après ces observations, MM. de St.-Fargeau et Serville pensent que ces six espèces n’en forment réellement que trois. Malgré la singularité du fait, je suis également porté à le croire, mais partiellement; car j'ai observé entre les V”’. pellucens et inflata une différence dont ces auteurs ne font pas mention, et qui me persuade qu'elles sont distinctes ; c’est que les yeux des femelles sont nuds dans la première de ces espèces et velus dans la dernière. De plus, le front est beaucoup plus large dans les femelles de celle-ci.

Réaumur a trouvé les larves de la V. bombylans dans les nids de bourdons ; MM. de St.-Fargeau et Serville ont observé celles des F, zonaria et inanis dans les nids de la guêpe frélon. Les unes et les autres dévorent les larves et les nymphes de ces hyménoptères, et exercent quelquefois de grands ravages dans les guêpiers. Ces larves sont allongées, étroites en avant, larges postérieurement. Le corps est sillonné transversalement , comme s’il était composé d’un très-grand nombre de segmens. Les côtés ont deux rangs de petites pointes dans toute la longueur du corps. Près de la tête, on aperçoit de chaque côté un stigmate aérifère. La bouche est armée de deux mandibules bilides ; en avant de la tête, se trouvent deux petites cornes charnues, cylindriques, légèrement échancrées à l’extrémité. La bouche est entourée, de chaque côté, de trois petits appendices charnus, et en forme d’épines. L’extrémité du corps est munie de six pointes charnues, disposées en rayons et en demi-cercle. A leur base, il y a deux petits tubes qui paraissent être les stigmates postérieurs.

Les nymphes n'ont pas été observées.

Page 1