‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 91 sur 154 · MILÉSIE trompeuse ; M. fallax, Fab. Syst. antl., Meig · texte numérisé non relu

MILÉSIE trompeuse ; M. fallax, Fab. Syst. antl., Meig

St.-Farg. et Serv. Encyc.

Noire. Abdomen à extrémité fauve.

Eristalis semirufus, Kab. Syst. antl. 245. 51, Fall. Syrph.

SH Syrphus fallax ; Fab. Ent. syst. 4. 291. 47, Spec. ins.

2.426 ., Mant. 2, 33% 30. ; Syrphus semirufus , Fab. Ent. syst. 4. 301. 85.

Musca fallax , Linn. Syst. nat. 2. 985. 35, Faun. suec.

1802, Gmel. Syst. nat. 5. 287r. 35.

Long. 5 ÿ 1.

Mâle : épistome fauve , à reflets blanchâtres sur les côtés; bande noirâtre; vertex noir. Antennes à base obscure et troisième article fauve. Thorax noir, à légers reflets verts

(Ca)

et petits poils blanchâtres. Les deux premiers segmens de

l'abdomen noirs ; les autres fauves. Cuisses noires ; jambes

brunes, à base et extrémité fauves ; tarses fauves, à extrémité noire. Ailes grisâtres , jaunâtres au bord extérieur.

Femelle : les trois premiers segmens de l'abdomen noirs.

De l'Europe septentrionale.

BRACHYOPE ; BRrAcHYOPA.

Brachyopa, Hoffmansegg, Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Khingia, Fall, — Oscinis , Fab. Syst. antl. — Musca , Fab. Ent. syst., Panz.

Tête plus étroite que le thorax. Ouverture buccale fort longue. Trompe épaisse ; palpes filiformes, légèrement renflés à l'extrémité et arqués. Épistome avancé postérieurement en avant. Antennes insérées sur une saillie du front ; troisième article lenticulaire ; style pubescent à la base. Yeux nuds.

Thorax un peu élargi vers le milieu. Abdomen ovale, assez court. Cuisses postérieures légèrement renflées ; jambes un peu arquées. Cuillerons petits, doubles. Balanciers découverts. Ailes une fois plus longues que labdomen ; cellule sous-marginale droite; base de la première postérieure droite ; troisième discoïdale émettant une nervure terminale ; première postérieure s'étendant en pointe jusques près du bord postérieur. ( PL, 2, fig. 5.)

Deux genres de Syrphies, les Brachyopes et les Rhingies, se font reconnaître à la longueur des ailes, comparée à celle de l'abdomen. Ce caractère, joint à quelque rapport dans les couleurs du corps, ont engagé Fallèn à les réunir dans le même genre ; maïs le comte de Hoffmansegg a trouvé avec raison cette affinité bien faible, près des dissemblances, et il a établi le genre Brachyope. En effet, ces Syrphies diffèrent des Rhingies par la forme assez étroite du corps, par celle de l’épistome qui ne se prolonge pas

en bec, par le style velu des antennes, et un peu par les

cellules des aïles dont la première postérieure a la base

droite.

Les Brachyopes connues appartiennent pour la plupart au nord de l’Europe. Elles sont généralement rares. M. Meigen y a compris avec doute l'Oscéuis oleæ, de M. Latreille et de Fabricius, dont la larve, suivant Rossi, se développe dans les olives et en ronge l'intérieur.

BrAcHyxoPE bicolor ; B. bicolor, Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc.

Thorax d'un gris cendré , à bandes obscures. Abdomen ferrugineux. Ailes sans tache.

Rhingia bicolor | Fall. Syrph. 33. 2.

Long. 5 1.

Mâle : légèrement velu. Épistome et partie antérieure du front d’un jaune blanchâtre, soyeux ; vertex noir, à pointe antérieure blanchâtre. Antennes fauves. Thorax d’un gris cendré, obscur ; trois bandes noirâtres ; l'intermédiaire double ; écusson et abdomen d’un ferrugineux foncé, luisant ; une ligne dorsale noirâtre, sur le deuxième segment. Pieds et balanciers jaunes ; derniers articles des tarses noirâtres. Ailes hyalines ; stigmate jaunâtre.

Femelle : front gris, à tache jaune antérieurement.

Un individu mâle de ma collection n’a pas de ligne dorsale sur le deuxième segment de l'abdomen.

Rare. M. de Brébisson m'en a communiqué un individu pris en Normandie, qui diffère des autres par les saillies antérieures du thorax fauves. Les ailes ont la base jaune. RHINGIE ; RHINGIA.

Rhingia, Scopoli, Fab., Lat., Oliv., Ross., Cuv., Panz., Walck., Lam., Schell., Meig., IL, Fall., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Conops, Linn., Schr., Vill. — Stomoxis, Gmel. — Musca, Deg.

Tête prolongée inférieurement par un bec conique, légèrement échancré à l’extrémité, formant, en-dessous, l'ouverture de la bouche. Trompe de la longueur du bec, menue, cylindrique ; lobes terminaux menus, allongés ; lèvre supérieure assez menue, un peu moins longue que la trompe ; langue et soies maxillaires aussi longues que la lèvre ; palpes soudés à ces soïes jusques vers les deux tiers de la longueur ; partie libre consistant en un petit article ovale, fort court. Antennes insérées sur une légère saillie du front ; troisième article lenticulaire ; style nud. Yeux nuds.

Abdomen large, ovale; cuillerons doubles , frangés. Balanciers à moitié couverts; ailes une fois plus longues que l'abdomen; cellule sous-marginale droite ; base de la première postérieure un peu oblique; cette cellule et la troisième discoïdale émettant chacune une nervure terminale. ( PL. 2, fig. 2.)

Le prolongement de la partie inférieure de la tête en pointe conique et la longueur de la trompe qui y est proportionnée, donnent aux Rhingies un caractère si parti culier, que ce genre fut un des premiers qui furent séparés des autres Syrphies. Ce développement de l'organe de la nutrition les fit regarder comme supérieurs aux Lautres membres de la famille, et placer en première ligne. Cependant, si l'on considère l’ensemble physiologique, cette supériorité paraît s'évanouir ; les autres organes ne participent pas à ce développement partiel, et plusieurs genres de Syrphies nous présentent une organisation généralement plus forte, quoiqu'inférieure sous le rapport de la trompe. De plus, cette espèce de bec, en apparence anomal, n'est qu'une modification plus prononcée des saillies fréquentes du bord postérieur de la cavité buccale dans cette famille; et nous en voyons d’autres si proéminentes ,

(114) particulièrement dans le genre Hélophile, que Fabricius en a réuni deux espèces aux REingies.

L'organisation de ces Syrphies offre une particularité beaucoup moins apparente, mais plus singulière que celle dont nous venons de parler. Les palpes semblent insérés sur les soies maxillaires , vers les deux tiers de la longueur de celles-ci, et ne consistent en apparence qu'en un petit article ovale, de sorte qu’en les prenant pour ce qu'ils paraissent être, ils présentent une insertion fort extraordinaire et une véritable anomalie ; maïs, en regardant ces organes avec attention, l’on voit que ce qui semblait constituer les palpes en entier, n’en est que l'extrémité, et que le reste, s'étendant jusqu'à la base des soiïes, est soudé à leur surface supérieure. L'on s’en convainct en voyant la manière oblique dont la partie terminale des palpes s’applique aux soies par sa base, et l’on en reconnaît, dans toute sa longueur , la partie soudée, à sa couleur obscure, tandis que les soiïes conservent la couleur blonde qu'ont généralement ces parties écailleuses. Nous devons donc considérer ces palpes comme réellement insérés à la base des soies et suivant le mode normal , malgré l'apparence contraire.

Les Rhingies ne présentent rien de particulier sous le rapport des habitudes. Nous les voyons pendant l'été sur les fleurs, et, de préférence, sur les labiées. Elles ne sont pas connues sous la forme de larves ni de nymphes. Il paraît seulement qu'elles passent leur premier âge dans les bouzes, suivant l'observation de Réaumur qui a trouvé des individus adultes dans un poudrier rempli de cette matière.

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