‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 92 sur 154 · RHINGIE à bec ; R, rostrata, Scop., Lat., Fab., Oliv · texte numérisé non relu

RHINGIE à bec ; R, rostrata, Scop., Lat., Fab., Oliv

Ross., Cuv., Panz., Walck., Schell., Meig., Il., Fall.,

St.-Farg. et Serv. Encyc.

Abdomen et pieds ferrugineux.

Conops rostrata, Linn. Syst. nat. 2. 1004. 1, Schr. Faun,.

boic. 2538 , aust. 989.

Stomoxis rostrata, Gmel. Syst. nat. 5. 2892. 8. Long. 4 I.

Mäle : trompe noirâtre. Épistome fauve, à extrémité vbscure. Partie antérieure du front blanchâtre ; vertex noir. Antennes fauves. Thorax d’un noir luisant, à légers reflets d’un gris mat; écusson brun. Abdomen d’un fauve ferrugineux, à bords ciliés ; premier segment noirâtre ; deuxième à tache triangulaire, dorsale, noire; ventre jaunâtre. Pieds fauves ; hanches noires. Ailes brunâtres ; bord extérieur roussâtre. ( PZ 2, fig. 2.)

Femelle : front d'un gris mat ; vertex noir. Bandes grises du thorax plus apparentes; écusson fauve. Abdomen a bords non ciliés ; premier segment fauve, à petite tache dorsale hémisphérique, noire, au bord antérieur. Quelquefois il n'y a pas de tache au deuxième segment de l'abdomen.

Fort commun.

2. RHINGIE champêtre ; Fi. campestrrs, Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc.

Abdomen ferrugineux ; ligne dorsale et bord postérieur des segmens noiräires. Pieds noirs et fauves.

Rhingia rostrata, Var. Fall. Syrph. 33. 1.

Rhingia, tab. 8. Schell. g. de m.

Musca rostrata, Deg. ins. 6. 57. 19, tab. 9. f, 21—23. Long. 4 [.

Semblable à la précédente, excepté : ligne dorsale noirâtre, s'étendant sur tout l'abdomen ; bord postérieur des segmens à liseré noir. Pieds noirs ; extrémité des cuisses, base et extrémité des jambes, et quelquefois les tarsés antérieurs , fauves.

(L Cr6t )

EUMÈRE ; Eumerus.

Eumerus, Meig., Lat. Fam. nat., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Eristalis, Fab. Syst. antl. — Milesia, Lat. gen. — Pipiza, Fall. — Syrphus, Fab. Ent. syst,, Panz. — Thereva, Fab. Syst. antl. — Musca , Geo,

Cavité buccale sans bords saïllans, assez large, rétrécie en pointe antérieurement. Trompe courte, à lobes terminaux épais, velus; soies maxillaires de longueur médiocre (1). Palpes fort petits. Épistome uni. Troisième article des antennes presqu'orbiculaire ; style inséré entre le milieu et la base, de trois articles ; les deux premiers fort courts. Yeux tantôt velus, tantôt nuds.

Thorax à deux lignes longitudinales, blanchâtres, qui ne s'étendent que jusqu’à la moitié de la longueur ; écusson assez grand, à bord postérieur tranchant, finement denticulé. Abdomen velu ; deuxième et troisième segmens d’égale largeur ; quatrième rétréci à l'extrémité ; cinquième obtus dans les mâles, légèrement pointu dans les femelles ; deuxième, troisième et quatrième à lunule enfoncée, de duvet blanc, de chaque côté. Cuisses postérieures épaisses, creusées en gouttière et armées de petites pointes ; jambes légèrement arquées , un peu renflées à l'extrémité. Cuillerons petits, frangés. Balanciers découverts. Cellule sousmarginale des aïles presque dreite ; première postérieure terminée par une nervure sinueuse émettant une ou deux petites nervures, aux angles sortans ; troisième discoïdale perpendiculaire à ses côtés. ( PL. 2, fig. 6.)

Après les Syrphes et les coupes génériques qui en sont voisines, nous croyons devoir placer un groupe formé de plu-

(1) M. Meigen dit n'avoir pas apercu les soies maxillaires sur des individus desséchés qu'il avait humectés. "J'ai observé ces organes tels que je les ai décrits.

sieurs genres caractérisés par le renflement des cuisses postérieures, qui ont entr’eux plus ou moins d’aflinité, et dont l’organisation semble se fortifier et se rapprocher graduellement de celle des tribus supérieures. Deux rangs de pointes épineuses, ou une saillie en forme de dent, arment le côté intérieur de ces cuisses qui forment, avec les jambes, ordinairement arquées, des serres dont la destination parait relative à l’accouplement.

Les Eumères se font reconnaitre dans ce groupe à l’épistome plan, sans rebord inférieur, au style des antennes formé de trois articles, à l’écusson assez grand, tranchant et denticulé, à la première cellule postérieure des aïles, dont la nervure terminale est sinuée ou anguleuse. L’abdomen est assez remarquable par les six lunules blanches dont elles sont ornées, maïs qui s’efacent souvent, n'étant formées que d’un duvet que le frottement enlève.

Ce genre, qui est un démembrement des Eristales de Fabricius et des Milésies de M. Latreille, a été institué par M. Meigen. Le nom qu'il lui a donné dérive de l'épaisseur des cuisses.

Quelques organes présentent de légères modifications : les yeux, velus dans le plus grand nombre, sont nuds dans quelques-uns. Ils sont séparés, dans les mâles, par un front qui n'est pas toujours linéaire. La palette des antennes est tantôt ronde, tantôt tronquée à l'extrémité. La nervure terminale de la première cellule postérieure des ailes émet souvent deux nervures rudimentaires à l'extérieur, quelquefois une seule, et d'autrefois il n’y en a pas.

Les Eumères appartiennent particulièrement aux latitudes tempérées, maisse rencontrent aussi au nord etau midi. Ils ne sont communs nulle part. La plupart de ceux que j'ai trouvés dans ce pays se tenaient sur les fleurs des prairies, au commencement du mois de septembre.

1 EumèRE tricolor ; E. tricolor , Meig., St.-Farg. et Serv. |

Encyc. |

Yeux velus. Thorax noir. Abdomen testacé ; quatrième et cinquième segmens noirs (mâle ).

Eristalis tricolor , Fab. Syst. antl. 244. 52. Milesia tricolor, Lat. Gen. 4. 351.

Syrphus tricolor, Fab. ent. Syst. supp. 563. 85 — 86. nuxtus, Panz. Faun. Germ. 60. 8.

Long. 4

Mâle : Épistome et front noirâtres, couverts de poils blancs. Yeux un peu séparés. Antennes à reflets blancs ; troisième article orbiculaire ( suivant Meigen ). Thorax noir; lignes blanchâtres, peu distinctes; écusson et premier segment de l'abdomen noirs; deuxième et troisième d'un rouge testacé, à ligne dorsale noirâtre ; quatrième et cinquième ordinairement noirâtres ; les deuxième, troisième et quatrième à lunule d’un blanc bleuâtre , de chaque côté, légèrement enfoncée, oblique, dirigée du milieu du segment vers les bords postérieur et latéral. Pieds noirs; jambes et tarses à poils rougeâtres, en dessous. Balaniciers et cuillerons blancs. Ailes grisâtres. (PL 2, fig. 6.)

Femelle : Front d’un noir bleuâtre, luisant ; quatrième et quelquefois cinquième segment de labdomen testacés comme les deux précédens.

On le trouve en France, comme en Suisse, en Autriche. Dans les individus de ma collection, le troisième article des antennes m'a paru tronqué ; les deuxième et troisième segmens de l'abdomen ont, au lieu de la ligne dorsale, chacun une tache triangulaire noire. Dans une femelle , la nervure terminale dans la première cellule postérieure émet une nervure rudimentaire à l’intérieur , et la nervure extérieure de la même cellule en émet également une, vis-à-vis de la première.

Page 1