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MÉMOIRE

SUB LA NATURE DU SOL DE LA MONTAGNE DE CASSEL , Departement du Nord.

Par M. Joseph Desmytteré ( de Cassel ) , Membre correspondant.

fl SEFTEMBRE l8fl5.

Nature du sol de la montagne de Cassel (r).

Au premier aspect le terrain de la montagne, argilleux dans quelques endroits, paraît être généralement composé de couches sablonneuses , espèces de stratifications horizontales ou régulièrement inclinées selon le plan du mont, et diversement colorées en blanc , jaune , ou rouge orangé , selon les endroits.

Certaines de ces couches sont mélangées de cailloutages siliceux et de pierres friables d’un rouge-brun foncé formées d’oxide de fer et d’un sable aglutiné ; certaines autres sont parsemées de coquillages fossiles plus ou moins bien conservés ; des couches profondes enfin sont entièrement composées de coquilles marines réunies en une masse grossière et par fois difficile à rompre.

(i) Tout cc que nous allons dire ici peut se rapporter au mont des Récellets, de même forme et nature que l’autre, el^qui n’est qu’à un quart de lieue de distance de Cassel.

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Dü NORD DE LA FRANCE.

Platypézines , Dolichopodes , Empides , Hybotides*

Par J. Macquart.

DIPTERES TANYSTOMES.

La grande tribu des Diptères Tanystomes , instituée par M. Latreille , dans ses familles naturelles, comprend les insectes de cet ordre , à antennes triarticulées , dont le suçoir et les palpes sont insérés 1res -près de V origine de la trompe , a Ventrée de la cavité buccale. Elle se distingue , par ce caractère , de la tribu des Athéricères , dans laquelle ces organes ont leur insertion à une distance notable de la bouche. Il résulte de cette conformation que chez les Tanystomes la trompe est ordinairement plus saillante ; elle est en même temps munie de quatre et même quelquefois de six soies, au lieu de deux. Plus longue et plus fortement constituée , elle donne plus souvent à ces insectes la faculté de se nourrir de proie et de se repaître du sang des animaux. Au développement très-prononcé de la trompe se joint celui des autres parties du corps. C’est ainsi que les antennes qui dans les Athéricères sont assez fréquemment de deux articles distincts , en ont ici généralement trois ; et le troisième se divise dans plusieurs familles en plusieurs segmens qui constituent un plus haut degré de composition. Les pieds sont souvent robustes , conformés pour saisir la proie ; et trois pelottes aux tarses accompagnent toujours Forga-

nisation la plus développée. Les ailes , considérées sous le rapport de la réticulation , obéissent à la même loi. Elles présentent ordinairement le plus grand nombre de nervures qu’elles semblent comporter dans cet ordre.

Enfin les Larves même participent à cette espèce de progression. La tête au lieu d’être molle , sans forme déterminée et pourvue seulement d’un appareil de succion , prend ordinairement la consistance écailleuse ; et la bouche se munit d’organes propres à broyer des alimens solides. Elles diffèrent encore des Larves des Athéricères en se dépouillant de leur peau pour passer à l’état de nymphes.

Cependant cette supériorité des Tanystomes n’est pas toujours aussi prononcée ; elle est peu sensible dans quelques-uns , se manifeste graduellement , et ne paraît dans tout son développement que dans un petit nombre. Ces Diptères forment donc une série continue qui présente divers degrés d’organisation , et se lie très-bien à celle formée par les Athéricères, dont elle n’est réellement que la suite. Il n’en est pas ainsi de la section des Némocères, ou Tipulaires , qui , supérieure à celle des Tanystomes, doit les suivre, mais dont le type est trop différent pour que l’on n’aperçoive pas une solution de continuité.

La tribu que nous allons décrire contient la plupart des familles de Diptères les plus remarquables , soit par la grandeur , soit par les particularités de la conformation et des mœurs. Nous y trouverons les Dolichopes aux riches couleurs métalliques ; les Empides si bien organisés pour saisir la proie ; les Taons et les Asiles , ennemis redoutables de nos bestiaux; les Anthrax aux ailes lugubres ; les Vésîculeux dont le nom n’exprime que faiblement la bizarrerie de l’organisation ; les Straiiomes au thorax armé et dont le premier âge se passe dans les eaux ; les Leptis enfin qui reproduisent en grande partie , dans

une de leurs larves, l’instinct si singulier du Fourmilion.

Les travaux de Fabricius , de MM. Latreille , Fallèn , Wiedemann , et Meigen surtout , ont répandu beaucoup de lumière sur ces insectes , et l’étude en est devenue agréable par la facilité de reconnaître les caractères. Puissions-nous bientôt en dire autant des Athéricères , et particulièrement des Muscides qui , plus difficiles à distinguer entr’elles à cause des différences plus minutieuses de leurs organes, réclament une investigation plus approfondie. M. Meigen a déjà rempli partiellement une tache aussi ardue , et nous faisons des vœux pour qu’il termine son excellent ouvrage. Celui dé M. Robineau- Desvoidy , annoncé à-la-fois comme le premier essai d’un jeune homme , et comme une production extraordinaire de l’observation la plus approfondie unie à la patience la plus infatigable , achèvera d’éclairer les obscurités de cette partie de la science.

( Suit le tableau synoptique )

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PLATYPÉZINES ; Piatypezisæ, Fallèn, Meigen,

Dolichopodes , Latreille.

Caractère essentiel : Antennes de trois articles ; troisième sans divisions , comprimé en palette. Trompe cachée ; palpes cylindriques ou renflés à l’extrémité. Tarses postérieurs dilatés.

Corps oblong. Tête hémisphérique. Front linéaire dans les mâles, très -large dans les femelles. Trompe retirée dans la cavité buccale, épaisse, submembraneuse ; tronc court , cylindrique ; lobes terminaux assez grands et épais; lèvre supérieure très- courte , conique (la langue et les soies n’ont pas été observées ). Palpes de deux articles , en massue ou cylindriques. Antennes droites , avancées , insérées vers le milieu de la hauteur de la tête; les deux premiers articles très -courts, presque cylindriques ; le troisième comprimé , ovale ou pointu ; style terminal , de trois articles dont les deux premiers sont très-courts et peu distincts , et le dernier long et sétacé. Yeux d’un rouge brillant. Yeux lisses insérés sur le vertex.

Thorax sans suture , ovale ; écusson presque quadrangulaire. Abdomen ovale ou cylindrique ; organe copulateur des mâles peu développé. Pieds de longueur médiocre ; postérieurs plus épais , à tarses plus ou moins déprimés. Balanciers découverts. Ailes couchées ; cellule médiastine s’étendant jusque vers l’extrémité de l’aile ; marginale et sous-marginale atteignant l’extrémité ; trois discoïdales ; l’antérieure interne courte ; l’antérieure externe un peu plus longue ; la troisième longue ; trois ou quatre postérieures ; anale un peu allongée. (PL i , jîg. 1,2.)

Les Diptères Tanystomes qui se rapprochent le plus des Athéricères sont ceux qui ont à-la-fois la trompe terminée par des lèvres épaisses , et les antennes à dernier

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article comprimé en palette. La famille des Platypézines et celle des Dolichopodes offrent la réunion de ces caractères. Leur organisation paraît plus simple que celle des autres Tanystomes , et ces motifs me déterminent à les placer en tête de cette section. Les rapports de conformation qu’elles présentent entr’elles ont porté M. Latreille à les comprendre dans la même famille. C’est Falièn qui les a séparées. Meigen a suivi son exemple , et je crois devoir adopter cette classification. En effet , ces rapports sont tellement affaiblis par les différences qui les distinguent dans leur habitus 7 et dans quelques-uns de leurs organes en particulier , qu’il n’est guères possible de considérer ces Diptères comme appartenant à la même famille naturelle.

Les principaux caractères qui séparent les Platypézines des Dolichopodes consistent dans la forme des palpes , dans celle de l’abdomen et de l’organe copulateur , dans la dilatation des tarses postérieurs et dans la réticulation des ailes. La forme de la cellule médiastine et la distance entre les bases de la sous-marginale et de la première postérieure , établissent une grande ressemblance entre ces ailes et celles des Muscides ; enfin le mode de développement paraît différer également 7 les larves vivant dans les champignons.

Cette petite famille 7 remarquable par la beauté de quelques espèces , n’est composée que de deux genres, les Platypèzes et les Callomyies. Meigen y a joint les Cyrtomes qui me semblent appartenir aux Empides.

Tableau des genres.

Troisième article des antenne* QvaJe. . . . . PLATYPÈZE.

Troisième article des antennes pointu . CÂLLOMY1E.

PLATYPÈZE ; Platypeza.

Platypeza , Meig. , Panzer , Fall. , Lat. fam. nat. — Doh~ chopus , Fab. Syst. antl. , Lat. gen.

Palpes en massue , velus à l’extrémité. Troisième article des antennes ovale. Yeux d’un rouge sanguin. Thorax peu élevé. Abdomen elliptique , assez plat. Tarses postérieurs à articles à-peu-près d’égale longueur; les quatre premiers élargis. Trois cellules postérieures. (PL i,fïg. i. )

Le nom de Platypèze que Meigen a donné à ce genre, indique le caractère le plus saillant de ces petits Diptères. Les articles des tarses postérieurs sont singulièrement aplatis et disposés en toit les uns sur les autres. Les nervures des ailes présentent une disposition semblable à celle que l’on observe dans le genre Psilope , parmi les Dolichopodes , en conservant cependant la marque distinctive de la famille.

Les Platypèzes se trouvent particulièrement dans les haies , au mois de septembre. Elles courent avec vitesse sur le feuillage. Suivant Fallèn , elles se développent dans les champignons.

i. Platypèze fascié ; P. fasciata , Meig. , Fall. , Panz.

D’un gris clair. Abdomen à bandes noires. Balanciers jaunes. Pieds obscurs.

JJolichopus fascicitus , Lat. gen. 4 i 292 i Lab. Syst. antl. 271 , 22.

Long. 2 1.

Thorax d’un gris noirâtre. Abdomen d’un gris bleuâtre; premier segment à bande noire à la base ; suivans à bande noire au bord postérieur , élargie au milieu ef

atteignant le bord antérieur ; le dernier sans bande. Pieds d’un brun testacé. Balanciers jaunes. Ailes légèrement obscures.

Assez rare.

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