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TABLEAU DES SOUS-TRIBUS

Style

des antennes plumeux.

Pieds

de longueur I médiocre.

Pieds allongés; face carénée.

Style des antennes plumeux jusqu’à l’extrémité. Abdomen nu ,

court . .

Style des antennes nu à l’extrémité. Abdomen oblong, muni de soies au bord des segmens. .

MUS CINES.

SARCOPHAG1ENS

DEXIAIRES.

Style

des antennes nu.

Tête large. Abdomen déprimé. Front étroit cT . PHAS1ENNES.

Abdomen nu. { Tête delargeur médiocre.

Abdomen arrondi. Front

large. cT ^ . GYMNOSOMÊES.

Abdomen étroit, cylindrique, voûté. Premier

segment allongé . OCYPTËRÉES.

Abdomen ovale ou conique . TACHINAtRES.

Abdomen muni de soies.

Sous-tribu, MUSCINES, Muscinœ, Nob.; Muscidœ, Rob. D .

Caractère essentiel : Corps ovale. Antennes à style plumeux. Yeux contigus çf. Premiers segmens de l'abdomen nus.

Corps assez large , ovale, Epistome et front ordinairement non saillans. Antennes allongées -, style plumeux. Yeux contigus Abdomen ovale , assez court ; point de soies au bord des premiers segmens. Tarses à pelottes égales Première cellule posté¬

rieure des ailes entr’ouverte.

Cette première sous-tribu des Créophiles , dont l’organisation paraît être la plus simple et la plus faible de cette famille , se rapproche des Antbomyzides et n’en diffère que par la première cellule postérieure des ailes qui tend plus ou moins à se fermer, et par les cuillerons plus développés. Elle se distingue des tribus

suivantes par l’abdomen nu et raccourci, les yeux contigus dans les mâles et les tarses munis de crochets et de pelottes semblables dans les deux sexes.

Ce groupe renferme les mouches proprement dites , et , par cette raison, noua pouvons les considérer comme offrant le type de ces petits êtres répandus avec tant de profusion sur la surface du globe. Ce type se modifie peu dans les Muscines, au moins en caractères assez importans pour être admis comme génériques. La trompe, ordinairement courte, épaisse et charnue, prend la forme d’un long tube corné dans les Stomoxes et les ïïœmatobies , qu’à l'exemple de M. Robineau Desvoidy nous croyons devoir comprendre dans cette tribu dont ils ne diffèrent que par ce caractère. Les palpes s’allongent dans ce dernier genre; ils se renflent en fuseau dans les ïdies , qui se distinguent encore par un épistome fort saillant. Le front, toujours fort étroit dans les mâles , l’est cependant plus ou moins : le plus souvent à fleur des yeux, il avance un peu dans les Pollénies, dont le caractère le plus distinctif consiste dans le duvet qui recouvre le thorax. Les antennes ont les deux premiers articles toujours courts , mais le troisième varie dans sa longueur ; le style en est orné d’un panache, ordinairement sur les surfaces supérieure et inférieure, mais qui manque à cette dernière dans les Stomoxes et les ïdies. Enfin les ailes , dont le port est le plus souvent élargi , se rapprochent parallèlement dans les Pollénies. Les nervures fournissent des caractères à plusieurs genres : la première cellule postérieure s’entr’ouvre plus ou moins; elle est fermée dans quelques ïdies; elle est presqu’entièrement ouverte dans les Curtonèvres, qui se rapprochent ainsi des Anthomyzides. La nervure transverse de cette cellule ou la partie postérieure de la nervure externo-médiaire est ordinairement concave , mais elle est droite dans quelques-uns et même convexe dans d’autres.

La diversité qui règne dans la conformation des organes se répand aussi sur les couleurs. Les teintes métalliques les plus éclatantes brillent sur les Lucilies; elles s’affaiblissent dans les

Calliphores , passent au noir dans les Méscmbrines, les Curtonèvres; enfin le cendré devient dans les autres la couleur dominante.

Les habitudes qui se rapportent aux deux grands mobiles de la vie animale , la nourriture et la postérité , présentent également quelques modifications dans ces Diptères. Sous le premier rapport , il se présente une assez grande diversité. Les Stomoxes et les Ilœmatobies sont avides de sang : nous ne connaissons que trop leurs piqûres douloureuses, et combien ils incommodent les hommes et les animaux. Les mouches s’alimentent principalement des fluides qui transsudent du corps des bestiaux : la sueur, la salive , la sanie des plaies et autres excrétions les attirent et les rendent également importunes. Elles recherchent aussi les sucs végétaux, et c’est ce qui les fixe souvent dans nos habitations sur les substances sucrées qu’elles y trouvent. Les Pollénies se nourrissent particulièrement du suc des fruits, les Curtonèvres recherchent celui des fleurs.

Les soins que prennent les Muscines pour assurer leur postérité consistent dans le choix du berceau pour leurs petits. L’instinct leur indique à cet égard tous les corps qui ont cessé de vivre , et la dissolution qui commence s’accélère tellement par l’action des larves , qu’elle semble leur être uniquement due. C’est ainsi que les Calliphores , les Lucilies , déposent leurs œufs sur les cadavres; les Curtonèvres sur les végétaux et particulièrement sur les cham. pignons qui se décomposent. Les autres font leur ponte sur les bouzes, les fumiers.

Les larves sont ordinairement coniques ; elles ont la tête munie de deux cornes charnues et la bouche armée d’un ou deux crochets cornés. La partie postérieure du corps est comme tronquée obliquement et présente deux stigmates. Quand le terme du développement de ces larves est arrivé , elles cherchent un abri dans la terre et se transforment en nymphes renfermées dans une coque formée de leur peau desséchée.

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