Simulie printanière; S. ver nam } N
Noir. Jambes renflées.
Long. i|l.
D’un noir mat. Thorax couvert d’un duvet grisâtre trèsléger. Abdomen et pieds couverts de poils roussâtres courts. Balanciers d’un roussâtre clair. Jambes légèrement renflées. Tarses noirs.
La nervure anale des ailes est grande et sinueuse.
Au commencement de Mai; je l’ai trouvée rarement.
TIPUL AIRES xjlophagîformcs; T. ocylophagi formes. KHYPHE; Rhyphus.
R/iyphuSj Lat., Lam., Meig. — Anisopas, Meig., RIassif., 111. — Sciara, Rhagio 3 Eab. — Tipala , Scopoli. — Muscaa Reaum., Linn., Gmel.
Tête séparée du thorax par un cou distinct. Trompe menue , cylindrique, avancée horizontalement; lobes terminaux formant un petit article bifide. Lèvre supérieure subulée, insérée à la base de la trompe, couchée sur elle et d’égale longueur. Langue fine, pointue, roide et un peu plus courte que la lèvre. Palpes composés de quatre articles distincts ; le deuxième plus épais, le troisième plus court. Antennes à peu près droites, filiformes, insérées sur la partie inférieure du front, de seize articles; les deux premiers un peu plus grands; les autres petits, serrés et légèrement velus. Yeux ovales. Yeux lisses égaux, situés sur un tubercule commun.
Thorax peu élevé. Pieds peu allongés; hanches courtes; jambes terminées par deux pointes très- courtes. Cellule médiastine des ailes fort étroite; marginale sinueuse du côté iüténeura éloignée de l’extrémité de l’aile; sous -marginale
(So)
assez étroite ; trois discoïdales; les deux antérieures allongées; la postérieure à peu près ovale, allongée; cinq postérieures; les première, quatrième et cinquième plus longues; la cinquième plus large; cellule axillaire confondue avec la fausse. (PL i, fi g. 5).
Je place ce genre dans une section particulière , parce qu’il me semble qu’il se refuse singulièrement à entrer dans aucune des autres divisions naturelles des Tipuîaires. M. Lalreille l’a compris parmi les Eungivores ; cependant il manque nonseulement d’un caractère essentiel à cette section , c’est-à-dire que les larves ne doivent pas leur subsistance aux champignons, mais encore de la plupart des autres marques auxquelles on la reconnaît si facilement, telles surtout que ïa forme bien caractéristique des pieds et des nervures des ailes.
M, Meigen, en relevant cette erreur de M. Lalreille, me paraît tomber dans une autre, en comprenant les Rhyphes parmi les Tipuîaires muscifornies. En effet, il suffit de jeter un regard sur ces insectes, et sur les genres que nous venons de décrire, pour se convaincre que la nature les a formés sur un modèle tout différent; on ne retrouve dans les premières, ni la forme épaisse du corps, ni celle de la tête si différente dans les deux sexes, ni l’insertion singulière des antennes , ni le système des nervures alaires, qui caractérisent parfaitement les autres; enfin, les habitudes n’offrent pas plus de ressemblance que les organes. Aussi les moîifs sur lesquels M. Meigen se fonde pour réunir ces insectes sont-ils très-vagues. Ils se bornent à quelques rapports, comme dans la conformation des antennes et la présence des yeux lisses, caractères que l’on remarque dans d’aulres Tipuîaires. Il est probable que cet excellent observateur s’est particulièrement déterminé à cette réunion d’après la considération que les larves des Rhyphes vivent dans les bouzes ? comme celles des Ribions;
tnals ces larves ne se ressemblent pns d'ailleurs entre elles, et il me semble que ce rapport d’habitudes ne prouve une affinité réelle que lorsqu’il est appuyé sur des rapports de conformation.
Le nom que je donne à la section dans laquelle je crois devoir isoler les Rhyphes, rappelle une certaine ressemblance entre ces Tipulaires et les Diptères xySophagites. Les antennes offrent également les deux premiers articles séparés 1 d’une suite d’autres qui , dans cette dernière famille, ne sont considérés, peut-être à tort, que comme n’en faisant qu’un seul; et les nervures des ailes ont aussi des rapports assez remarquables.
Les Rhyphes se tiennent de préférence sur les troncs des arbres- Ils ont le vol rapide et se réunissent quelquefois en troupes nombreuses dans les airs* surtout lorsque le temps est orageux. Nous les voyons souvent aussi sur nos fenêtres. Les femelles déposent leurs œufs tantôt dans des bonzes, tantôt sur le bois pourri, sur le linge ou le papier humide dans nos habitations. Les larves qui en proviennent sont allongées et cylindriques; les segmens du corps ont chacun une bande brune sur un fond blanchâtre. On découvre à la bouche deux espèces de palpes frangées, et à l’extrémité du corps quatre stigmates saillans, en forme de tubes. Les nymphes sont nues; elles ont le bord postérieur des segmens de l’abdomen muni de petites épines dirigées en arrière, qui dorment sans doute à l’insecte le moyen de s’élever à la surface de la terre au moment de sa dernière transformation, i. Rhyphe de fenêtres; R. fenestralisj Lat., Meig., Larn.
Ailes à points obscurs et tache à l'extrémité.
Anisopas nebulosus 3 Fem., Meig., Rlassif.
Sciara cincta, Fab., antl.
Rhagio cinctusy Fab., ent. sysh Tipula fenestralisj, Scop.
Musca succincta} Gmel.
Long. 3 I.
Palpes et antennes noirâtres. Tête et thorax cendrés; dos marqué de trois bandes noires; l’intermédiaire divisée longi* tudinalement par une ligne cendrée; écusson gris. Abdomen d’un brun noirâtre avec lessegmens bordés de roussâtre clair, dans le mâle; moins foncé, dans la femelle. Pieds ferrugineux; genoux noirs. Stigmate de l’aile noirâtre; une tache obscure, allongée, au bord extérieur, plus près de la base; à côté de celle-ci, vers le bord intérieur, une petite tache moins foncée; près de la base de l’aile, une autre petite tache; encore une autre sous le stigmate; l’extrémité de la cellule discoïdaîe postérieure brune; enfin, une, assez grande tache triangulaire à l’extrémité de l’aile ; les nervures postérieures bordées de brun. (PI. 1, fig. 5).
Commun,
Il y a souvent des individus d’un roux ferrugineux.