‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 9 sur 666 · Rhypke ponctué; R. punctatus, Meig · texte numérisé non relu

Rhypke ponctué; R. punctatus, Meig

Ailes à stigmate obscur et à quelques taches plus pâles; extrémité sans tache.

Anisopus nebulosiiSy Mas., Meig., Kïassif.

Sciara punctata, Fab., antl.

Rhagio punctatus, Fab., ent. syst.

Musca bilineata, Gmel.

Long. 2 à 3 !.

Souvent plus petit, mais semblable au précédent. La petite tache voisine du stigmate en est séparée; l’extrémité de la ceîiule discoïdaîe postérieure n’est pas brune, et l’extrémité de l’aile n’a pas de tache.

Commun.

TIPIJLÀÏRES fungicoles; T. fungicolæ.

Corps allongé. Tête arrondie. Trompe peu avancée. Palpes recourbés, ordinairement de quatre articles. Antennes tantôt

filiformes et peu allongées , tantôt sétacées et allongées* insérées entre les jeux, ordinairement de seize articles. Yeux ronds, allongés ou échanerés, séparés par le Iront. Yeux lisses de grandeur inégale, et paraissant manquer quelquefois.

Thorax sans suture. Abdomen cylindrique, quelquefois comprimé, de sept segmens. Pieds un peu allongés; hanches ordinairement longues; jambes terminées par deux pointes ordinairement allongées. Balanciers découverts. Ailes couchées; ordinairement une cellule médiastine distincte; une ou deux marginales; sous -marginale ordinairement nulle; ordinairement une discoïdale; quatre postérieures; la deuxième ordinairement pétiolée; la troisième fort longue; la quatrième quelquefois pétiolée ; axillaire ordinairement confondue avec la fausse (i). (PI. 1, fig. 6 — 8; pl. 2, fig. 1 — 7).

Une grande partie des Xylophages parmi les Coléoptères, plusieurs Staphylins, et les Tipuiaires fungicoles parmi les Diptères, sont à peu près les seuls insectes auxquels, dans l’état de larves, la nature ait assigné pour aliment la nombreuse famille des champignons. Tandis que des insectes d® tous les ordres se nourrissent de la substance ou des sucs des autres plantes, il semble que ces petits groupes, qui n’ont d’ailleurs aucune autre conformité entre eux, aient une organisation appropriée à ces singulières productions; et cependant la partie charnue des champignons est presque toujours peuplée de larves qui y prennent leur accroissement. Elles passent ce période de leur vie, non-seulement dans les Agarics et autres espèces dont la substance est subéreuse, mais encore dans celles qui n’ont qu’une existence éphémère, comme les Amanites; ce qui indique, au moins dans un certain nombre de ces larves, un développement bien rapide.

Ges larves sont vermiformes, à tête cornée et sans pieds,

(1) Il nous paraît que la cellule discoïdale est analogue à U discoïdale externe des Tipuiaires qui en ont plusieurs.

comme celles de toutes les Tipulaires. Elles ont quelquefois, le long du corps, des mamelons charnus qui leur servent à marcher ; d’autres ont sur la tête des appendices en forme d’antennes ; quelques-unes vivent en société; la plupart élaborent une humeur visqueuse qui sort de la bouche , et qu’elles emploient , soit à tapisser les parois de leurs habitations, soit à former la coque dans laquelle elles se changent en nymphes. Pour subir cette transformation , elles se retirent ordinairement dans la terre , et sont alors allongées et cylindriques. Parmi les organes de l’insecte adulte qu elles montrent appliqués contre le corps, les antennes offrent une singularité. Au lieu d’être couchées sur la poitrine , comme dans les autres nymphes nues et immobiles , elles le sont sur le thorax, au moins dans les espèces dont les métamorphoses ont été observées.

Sous la forme ailée, les Tipulaires fungicoîes ont une conformation généralement très-caractérisée. Elles diffèrent de toutes les autres par la longueur des hanches, par les pointes qui terminent les jambes , par les cellules postérieures des ailes , dont la deuxième est pétiolée. Elles s’éloignent encore des sections voisines , soit par la présence des yeux lisses , soit par la forme des antennes, soit par la suture du thorax. Cependant ces caractères s’affaiblissent quelquefois; ils participent surtout alors de ceux des Tipulaires terricoles, et la place de plusieurs genres dans l’ordre naturel est tellement marquée entre les deux sections, qu’il est fort arbitraire de les comprendre dans l’une plutôt que dans l’autre. Il semble même que la nature en ait indiqué une intermédiaire, caractérisée par la forme sétacée des antennes qui est particulière à ces genres équivoques. Il est d’ailleurs fort douteux qu’ils appartiennent tous aux fungicoîes par la manière de vivre qui a donné lieu à celte dénomination.

SCÏARE; Sciara.

Sciara, Meig., Fab., Panz. — Molobrus, Lat. — Hirtea , Fab.

— Rhagio, Fab. — Tipula, Geoff., Gmel., Fab.

Tête petite, sphéroïdale. Trompe un peu avancée, courte, épaisse, élargie au milieu, un peu allongée aux deux côtés antérieurs; lèvre supérieure pointue; point de langue distincte. Palpes avancés, recourbés, velus, de trois articles renflés et égaux. Antennes avancées, arquées, cylindriques, plus longues que la tête, de seize articles; les deux premiers plus épais et séparés des autres. Yeuxprofondéinent échancrés. Trois yeux lisses, disposés en triangle; l’antérieur plus petit.

Thorax ovale, voûté, marqué de trois sillons. Écusson étroit; métathorax à peu près vertical. Abdomen effilé, couvert de poils courts , cylindriques, et terminé par deux pinces, de deux articles, dans le mâle; pointu, dans la fcmelie. Pieds allongés, menus; cuisses légèrement sillonnées du côté intérieur; jambes munies de fort petites pointes. Balanciers découverts. Ailes grandes, couchées, parallèles; une cellule marginale; discoïdale étroite ; la première postérieure s’étendant jusqu’à la base de l’aile; nervure anale rudimentaire. (PL i,fig. 6).

Je ne crois pas devoir adopter la section des Tipulaires lugubres que M. Meigen a formée pour ce genre seul, par la raison qu’il a tous les principaux caractères des fungicoles, et que je ne lui vois qu’une seule différence dans le nombre des articles des palpes, différence même dont on pourrait contester la réalité. La couleur rembrunie des ailes, qui a fourni un nom à la section, n’app»rtient qu’à une partie des espèces, et quant à la manière de vivre des larves, comme elle est encore inconnue, l’analogie nous permet de croire qu’elle diffère également peu de celle des Tipulaires fungicoles.

On doit à M. Meigen la seule observation qui oit été faite

sur les développcmeas de ces insectes.il a vu, dès le moi§

de Mars, un grand nombre d’individus du Scicira kyalipennk sortir de la terre d’un pot à fleur posé sur la fenêtre de sa chambre. La peau des nymphes, restée à demi dans la terre, était sans pointes, blanchâtre, avec le thorax jaune. Peu d’heures après leur naissance, ces Tipulaires s’accouplèrent, et au commencement de Juin il parut une nouvelle génération.

Us se trouvent depuis le printemps jusqu’en automne sur Ses buissons, les fleurs, les gazons. Leur nom dérive de sklaros , ombragé, à cause de la couleur rembrunie de. leurs ailes.

i. Balanciers obscurs.

Page 1