‹ Insertion vicieuse du placenta et tamponnement vaginalChapitre 7 sur 49 · RE RL · texte numérisé non relu

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n’aurons plus pour nous guider les conseils et l'expérience des personnes sous l'œil desquelles nous étions appelé à donner nos soins à ces femmes, notre règle de conduite, pour ne pas nous laisser prendre au dépourvu et nous exposer, suivant l’expression de M. Bailly, « à empoisonner volontairement notre vie des plus amers regrets ».

Notre intention n’est pas d'entreprendre un exposé complet de la question, de décrire en détail les diverses méthodes de traitement employées et de comparer entre eux les résultats qu’elles fournissent. Aborder un pareil sujet avec la compétence qu’il exige et les développements qu’il comporte est trop au-dessus de nos moyens. Il a d’ailleurs été magistralement traité par M. Auvard dans sa thèse d’agrégation en 1886.

Nous désirons limiter notre travail à l’étude d’un procédé, le tamponnement vaginal qui, né dans notre pays et, l’on peut dire, resté français puisqu'il ne jouit jamais à l'étranger d'une grande faveur, a sauvé la vie à bien des femmes, et après avoir fait ses preuves pendant un siècle et demi d’existence, est encore, malgré tous les méfaits immérités dont on l’accuse, un des plus précieux moyens de traitement à opposer aux terribles hémorrhagies qui vont nous occuper.

Dans la première partie de notre travail, nous présenterons un rapide aperçu historique, clinique et thérapeutique sur le placenta prævia.

La seconde sera consacrée spécialement à l'étude du tampon dont nous décrirons la préparation et la technique, puisle mode d'action, examinerons les avantages qu’il pré-

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sente et discuterons les inconvénients qu'on lui reproche. Enfin, nous essaierons d'exposer les /Zndications pendant la grossesse et l’accouchement ; et, après une comparaison rapide entre ses résultats et ceux donnés par les autres méthodes au point de vue de la mortalité maternelle et fœtale, nous résumerons nos idées à ce sujet dans la conduite à tenir en présence des hémorrhagies par insertion vicieuse du placenta. On trouvera à la fin de ce travail les observations sur lesquelles nous nous sommes appuyé pour édifier notre thèse.

Nous ne nous dissimulons pas les difficultés de notre tâche. Nous aurions voulu, pour traiter le sujet comme il le mérite, avoir pu acquérir une plus longue éducation clinique et consacrer plus de temps à son étude. Mais, et qu’il nous soit permis d’en exprimer ici le regret à nos maitres, des leçons desquels nous aurions voulu profiter encore comme élève des hôpitaux, les exigences de la loi militaire, en nous contraignant à terminer maintenant nos études, nous en ont enlevé les moyens.

Avant de nous mettre à l’œuvre, nous avons une tâche agréable à remplir: nous exprimons notre reconnaissance à tous ceux dont nous avons suivi l’enseignement dans les hôpitaux ou à la Faculté.

Que notre vénéré maître, M. le professeur Tarnier, qui a bien voulu nous faire l’honneur d'accepter la présidence de notre jury de thèse, reçoive le respectueux hommage de notre reconnaissance pour la bienveillance et la bonté qu’il nous a toujours témoignées, et pour l’enseignement magistral dont il fait, avec sa longue expérience, si largement profiter les élèves qui vont apprendre auprès de lui

ES les sages notions de la science et de la clinique obstétricales.

Nous prions M. le D' Démelin, notre chef de clinique, de vouloir bien agréer l'expression de notre profonde gratitude pour les bons conseils qu’il ne cesse de nous prodiguer, et nos sincères remerciements pour l’obligeance qu'il a mise à nous communiquer des documents concernant notre thèse.

Nous avons une dette de reconnaissance à acquitter envers la mémoire de M. le professeur Peter, notre premier et regretté maître, dans l’enseignement duquel nous avons puisé les principes de la clinique médicale.

Que M. le professeur agrégé Marfan, médecin des hôpitaux, nous permette de lui témoigner ici toute notre gratitude pour l'intérêt qu’il nous a porté et le brillant enseignement dont il nous a fait profiter alors que nous étions son externe à l’hôpital des Enfants-Malades.

Nous adressons nos plus respectueux hommages et nos meilleurs remerciements à Mlle Hanicot, sage-femme en chef de la clinique, pour l’amabilité dont elle nous honore et à Mme Henry, sage-femme en chef de la Maternité, qui a bien voulu nous permettre d’user de ses statistiques et de publier ses observations.

ae AIR PEER PTE

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