‹ Insertion vicieuse du placenta et tamponnement vaginalChapitre 8 sur 49 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Définition. — On sait que le placenta peut s’insérer en un point quelconque de la cavité utérine. RUN peut-on dire qu ’il est inséré vicieusement ?

A ce sujet, Barnes a divisé en 3 zones l' utérus par? plans perpendiculaires à son axe, et le coupant suivant deux cercles appelés par lui cercles polaires, l'un supérieur, l'autre inférieur. Il y a donc une zone du fond, ou supé-

rieur, une zone du milieu ou zone moyenne, et une zone inférieure ou cervicale comprenant la portion située audessous du cercle polaire inférieur. Où donc passe ce cercle polaire.

L'auteur anglais a observé que, dans les cas d'insertion vicieuse, avec présentation de l'extrémité céphalique, l'hé-

En ere morrhagie s’arrête parfois lorsque le segment inférieur et : ï. le col se sont ouverts assez pour donner passage à la tête 1 3 fœtale. La mesure de celle-ci donne donc d’après lui,exac- E De tement celle de la surface utérine sur laquelle le placenta

pire

ne peut être fixé sans être décollé par le passage de cette tête pendant le travail. Or la distance qui sépare un point quelconque de la grande circonférence céphalique du point le plus déclivé du sommet, mesure de 7 à 8 centimètres.

Ii fait donc passer son cercle polaire inférieur à une distance de 7 ou 8 centimètres (exactement 7, 6) au-dessus de l'orifice interne du col et donne à juste titre le nom de zone dangereuse à la portion comprise entre le col et ce cercle.

Il y aura par conséquent insertion vicieuse chaque fois que le placenta empiètera plus ou moins sur cette zone.

Fréquence. — Dans une thèse récente, M. Maggiar donne une statistique recueillie à la clinique Baudelocque, basée d’ailleurs sur le seul diagnostic rétrospectif fait d’après la mensuration de la partie des membres qui s'étend entre l'orifice de rupture et le bord placentaire. Sur 100 accouchements il y aurait 58 fois insertion vicieuse. Si l’on tient compte seulement des cas où le diagnostic repose sur les seuls données de la clinique, c’est-à-dire la présence constatée avant la délivrance, de l’arrière-faix sur le segment inférieur, toutes causes d'erreur étant ainsi écartées et toute exagération évitée, nous voyons que cette anomalie est, en somme, relativement rare. Encore les statistiques faites dans les services d’accouchements des hôpitaux fournissent-elles, pour tous les cas de distocie, une proportion qui est certainement supérieure à celle que donnerait une statistique genérale. Mais donnons toutefois quelques chiffres.

Madame Lachapelle, à la Maternité, n’en rencontra que 46 cas sur 43,500 accouchements. À la même Maternité de Paris, de 1855 à 1885, sur 46,900 accouchements, il y en

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