DU COMITÉ DE RÉGIE DE L’INSTITUT-CANADIEN
Messieurs de l’Institut-Canadien,
Le soin dévolu à Votre Comité de soumettre à votre approbation, une liste de livres à l’achat desquels, vous avez consacré un fonds spécial : ce soin comportait une si forte responsabilité morale, de la part du Comité envers l’Institut, qu’il n’etait que sage et losique de procéder avec une lenteur relative dans nos travaux.
En même temps que cette courte explication, nous semble justifier le délai mis à la délivrance du présent rapport, elle peut aussi vous donner une confiance mieux motivée dans nos conclusions.
Deux pensées de première gravité ont constamment préoccupé Votre Comité dans le choix des livres destinés à former l’assiette de la nouvelle bibliothèque.
Tout d’abord, nous nous sommes bien pénétrés de l’incontestable utilité des œuvres encyclopédiques, dans une société du genre de l’Institut-Canadien.
Que peuvent en effet chercher dans l'étude, des hommes de professions différentes, d’intérêt éducationels multiples, de goûts variés ?— Evidemment, les collections d’auteurs qui ont enclavé dans le cadre de leurs ouvrages, l’universalité des matières,
en{ra et gé A thèq persa et à semb éduc:
Aul nimit lativ pédiq consi d’acq Exec ces dé daire, ouidé Not mise jeter 1 l’acce gretta ves, p Un une pi dreux les liv inocu] lu à p
Ne
ue D ce
entrant dans le domaine d’une éducation complête et générale.
Aussi, y aura-t-il toujours vide dans une bibliothèque, consacrée à l’usage d’un grand nombre de personnes, si elle n’offre point à toutes les carrières et à chaque aptitude, des traités généraux sur l’ensemble des sujets qui doivent entrer dans une bonne éducation.
Au reste, Votre Comité, bien convaincu de l’unanimité de sentiments qui règnent dans l’Institut, relativement à l’urgence d’achat des traités encyclopédiques, pense pouvoir borner à ce peu de mots les considérations puissantes qui militent en faveur d’acquisitions de cette espèce.
Exclure forcément de l’achat projeté, les ouvrages de littérature légère et ceux d’une utilité secondaire, telle a été l’autre pensée dominante qui à guidé Votre Comité.
Nous disons forcément, parce que la somme mise à notre disposition, süfisant à peine pour jeter les fondements d’une bonne bibliothèque dans Pacception sérieuse du mot: il serait infiniment regrettable de préférer mettre de côté des auteurs graves, pour les remplacer par des écrivains légers.
Un roman, une fois lu devient une lettre-morte, une propriété stérile. Abandonné dans le coin poudreux d’une tablette il prend rang, côte à côte, avec les livres en bois peint destinés à garnir les rayons inocupés.—Un livre sérieux peut au contraire, être lu à plusieurs reprises par le même homme et con-
sulté sans cesse, lorsqu'il a besoin d’autorités, de fait, ou de citations.
C’est surtout dans une société telle que l’Institut, qu’on peut légitimement compter sur une magnifique vendange d’instruction mutuelle, ainsi extraite d’œuvres de haute portée.
Indépendamment de ces motifs concluants selon nous, pour nous décider à n’acheter point de litérature romantique : l’abondance de livres de cette catégorie, que nous possédons déjà, serait bien une autre raison plausible, de ne pas augmenter de ce département de la bibliothèque.
De même, avons-nous placé, sans hésitation, hors d’examen, les classiques, les poëtes anciens et modernes, les littérateurs de la renaissance et du siècle de Louis XIV, ainsi que nombre d’écrivains comtemporains.
Non pas qu’il ne soit très désirable de réunir en faisceau les meilleures productions de chaque grande époque de la civilisation des lettres ; mais nous le répétons : la modicité des moyens d’achat, devait circonscrire nos recherches dans un cercle peu développé, mais seulement bien rempli.
À l’appui de cette détermination, nous pouvons encore ajouter, en ligne de compte, que dès mainte-
nant nous possédons plusieurs livres de ce genre ;
u’il sera facile d’en recueillir d’autres en Canada même ; et qu’enfin, leur acquisition est d’un intérêt moins immédiat pour l’Institut, que l’achat d’œuvres généralement utiles à la totalité de ses membres.
pédit h peu D Belge de P:
vous sons ( accef un de sieur quelq missi(
Und nant | mise
Voi Votre d’un x
Unive
N restait, Messieurs, à arrêter le mode le plus expéditif et économique d’importation des livres.—Le peu de fini et souvent l’infidélité des contrefaçons Belges, nous a, dès l’abord, fait préparer le marché de Paris ; et ensuite, quant aux frais de transport, vous pourrez choisir soit le tarif ordinaire des maisons de commissions de cette ville, ou bien, vous accepterez des offres libérales, faites à l’Institut par un de ses membres, M. Louis Barillier.—Ce monsieur qui duit incessamment faire un voyage de quelques mois en France, se chargerait de la commission.
Une lettre, reçue par M. le président, et contenant les conditions de MT. Barillier, va vous être soumise immédiatement.
Voici enfin la liste d'ouvrages en faveur desquels, Votre Comité demande la consécration définitive d’un vote de l’Institut : —
— Dictionnaire de la Conversation, (Encyclopédie Universelle,)
—Trésor National et Historique.
— Encyclopédie de Pierre Leroux.
—Collection des Économistes.
—Biographie Universelle.
—Un million de faits,
— Buffon,
—Lacépède,
-——Lingard, Histoire d’Angleterre,
— Marles, continuation de Lingard,
— Armand Carrel, contre-révolution, etc.
69 me
—Delolme, Constitution Anglaise.
—Jérémie Bentham.
—Thiers, Edition in 12.
—(Guizot, d
—Michelet, Cours d'Histoire de France, 12.
—Louis Blanc, Histoire de dix ans.
—Villemain, Cours de Littérature.
—Œuvres de Cormenin.
—Bavoux, Philosophie Politique,
— Dictionnaire Politique, Garnier-Pagés, —Républiques Italiennes, Sismondi.
—Lamenais, Esquisse d’une philosophie, Amschaspands et Darvands, et Considérations Critiques. —Macchiavel, le Prince, et Discours Politiques.
LE
— Logique de Port-Royal. SUJE"
—DeBeaumont. de —Tocqueville, de la Démocratie en Amérique.
— Poussin, sur les États-Unis. M, le
—Franklin.
— Thomas Payne. L’hc
Le tout néanmoins, respectueusement soumis. person
Par ordre du Comité, res et |
P,. G. de l’In
Montréal, 5 décembre 1850. ot ae di
tion do
n’était
blesse
honoré
Vaux, (
licitan:
\msques.
ques.