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MESSIEURS

Votre Comité de Rézie a la satisfaction de vous annoncer dans ce septième anniversaire ée sa fondation que les efforts de cette institution pour répandre l’instruction, inspirer l’amour du travail et de l’étude, et pour former le cœur et l’esprit en les norrissant des saines notions des vertus civiques et des idées d’avancement et de progrès social, ont été couronnés du plus brillant succès pendant l’année qui vient de s’écouler.

Notre société, fondée le 17 décembre 1844 dans un but d’union, d’instruction mutuelle et de progrès général, a non seulement pu subsister, mais encore progresser et devenir florissante au point où elle est aujourd’hui, sans autre appui pour ainsi dire que la persévérance, le zèle, le travail, les sacrifices et le dévouement de la jeunesse de Montréal, Notre Institut a depuis sept ans rencontré: bien des obstacles, mais il les a tous surmontés et il peut se glorifier aujourd’hui d’avoir établi son existence sur des bases inébranlables.

Pour nous encourager dans nos travaux, nous avons rencontré la sympathie de quelques citoyens généreux, au nombre desquels il faut eompter en première ligne l’honorable P. de Boucherville. Ce

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généreux citoyen, comprenant toute l’importance de notre institution, a bien voulu mettre à notre disposition la somme de £10 pour couronner un essai sur le meilleur emploi qu’un citoyen peut faire de son existence, tant pour la société que pour sa famille. Un concours a été ouvert en conséquence sous le patronage de l’Institut. L’essai jugé digne d’obtenir le prix a été proclamé ce soir.

Espérons que la noblé conduite de M. de Boucherville encouragera encore d’avantage la jeunesse à redoubler de zèle et de travail pour mériter l’estime et la sympathie de ses amis dans la carrière littéraire.

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