Lettre de Pie IX au cardinal Guibert, 7 décembre
l’institut catholique de paris
mes bien résolus à donner ce couronnement à notre Université, dès que nous aurons surmonté les premières difficultés et que nous serons assurés de trouver dans la libéralité des fidèles, qui est notre seule ressource, le moyen de faire face à de nouA^elles dépenses (1). »
Pendant plus de deux ans, les négociations se poursuivirent avec la Cour de Rome, comme nous l’avons rapporté en parlant de la demande d’institution canonique. Ce fut seulement en 1878, dans leur séance du 1er août, que les évêques, après avoir entendu le rapport de Mgr Richard, coadjuteur de Paris, qui avait eu le rôle principal dans les négociations, décidèrent que l’École de théologie serait ouverte dès la rentrée suivante.
Depuis l’établissement de la Faculté de droit, Rome n’avait aussi cessé de recommander la création, dans cette Faculté, d’un cours de droit canonique. En décidant l’ouverture d’une École de théologie, le conseil des évêques crut devoir, en raison des charges matérielles qui pesaient sur lui, ajourner à plus tard la création de ce cours (2).
A l’heure même où le conseil des évêques traitait ces graves questions, Mgr Maret, évêque de Sura, doyen de la Faculté de théologie à la Sorbonne, leur fit remettre une lettre dans laquelle il leur proposait d’établir entre la Sorbonne et la future Faculté un modus vivendi.
Les professeurs de chacune des Facultés recevraient par collation le degré de docteur dans l’autre Faculté. Ils formeraient ensemble un jury mixte pour les examens de grade des deux Écoles. La présence d’examinateurs gradués devant l’État conférerait une valeur légale aux grades de la Faculté canonique, et la présence d’exami-
1. Lettre collective des évêques à Sa Sainteté Pie IX, décembre 1875.