Assemblée générale des évêques, 18 juillet
l’institut catholique de paris
Ceux de la théologie, du droit et des sciences niaient pas été interrompus ; il releva celui des lettres et, le plus souvent, il les présida en personne ou du moins y assista . Ces conseils restaient pourtant encore isolés les uns des autres parce que le conseil rectoral, qui en est le trait d’union et le centre naturel, avait cessé de fonctionner. Ce conseil fut lui-même réorganisé en 1893, et son règlement approuvé par le Conseil supérieur.
A chaque nouvelle assemblée des évêques fondateurs, l’administration de l’Institut, poussée par la force même des choses, sollicita le rétablissement de quelqu’une des chaires supprimées, ou la création de quelque chaire nouvelle. La valeur des nouveaux maîtres fut l’objet d’une rigoureuse attention. Les étudiants, tout d’abord dispersés ou écartés par la persécution officielle, revinrent peu à peu, puis, leur nombre s’accrut, surtout à partir de 1889, et l’œuvre reprit sa marche ascendante.
Du mal réel qu’avait causé la mutilation de 1880 sortit pourtant quelque bien. Obligés de se présenter désormais devant le jury d’État, les étudiants libres continuèrent à y remporter de nombreux succès, et leurs diplômes, ainsi conquis et conférés, se placèrent d’emblée au-dessus de toute critique, personne n’en pouvant contester la valeur. Par là s’affermit de plus en plus la haute réputation de savoir des professeurs de l’Institut catholique et celle du mérite vrai de leurs élèves.