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Assemblée générale du 30 mars

LA FACULTÉ DE DROIT

quelles elle fit appel à un de ses anciens élèves, M. Pierre Guyot.

Elle avait à se préoccuper, avant tout, de faire face aux exigences toujours grandissantes de la nouvelle législation. L’État ne cessa, en effet, à partir de 1877, d’introduire dans ses Facultés de nouveaux enseignements, et de les rendre obligatoires pour les examens de grades. La Faculté libre fut donc amenée, sous peine de se trouver dans un état d’infériorité, à procurer à ses élèves des cours de même genre.

En 1877, l’État rendit obligatoire l’étude de Y économie i politique . C’était une importante innovation. Un enseignement de ce genre, donné dans un esprit élevé et impartial, offrait pour la formation des jeunes esprits de précieux avantages, en les mettant en état de discuter à fond et de réfuter les erreurs pseudo-libérales ou socialistes qui s’accréditaient partout. Les évêques s’empressèrent de créer dans ce but une chaire nouvelle et la confièrent à un penseur qui s’était déjà signalé dans le monde des économistes par un livre très estimé sur les États- Unis, M. Claudio Jannet, docteur en droit, écrivain érudit, observateur consommé, orateur plein de feu, et, tout ensemble, catholique fervent et bien pénétré des enseignements de l’Église (1). Cet éminent professeur sut faire pénétrer dans la science économique un sens élevé, moral et chrétien, qui lui avait manqué jusqu’alors, et il ouvrit en même temps un cours public d’économie sociale, qui jouit d’une brillante renommée.

Peu de temps après, en 1878, un arrêté ministériel introduisait dans la préparation au doctorat une faculté d’option entre une partie des matières anciennement exigées et certains cours nouveaux et facultatifs, tels que

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