Mgr d’Hulst, Rapport du 2e Congrès
l’institut catholique de paris
médecine, professeur à Louvain; un quatrième, à Fribourg, en Suisse, en 1897, sous la présidence du baron de Hertling; un cinquième, à Munich, en 1900, sous la présidence de M. de Lapparent. Enfin, un sixième, qui devait avoir lieu à Rome, dans l’automne de 1903, a été ajourné pour des raisons de circonstances locales, et il est fort à craindre que l’existence même de cette belle institution ne soit compromise.
A chacune de ces assemblées, le nombre des adhérents et celui des mémoires présentés n’ont cessé de croître. Aussi la valeur scientifique de ces Congrès s’est imposée à l’attention et au respect du monde savant. On a senti qu’il se formait peu à peu, pour le maintien des saines doctrines rationnelles et pour la défense de la foi chrétienne, une phalange armée de toutes les ressources de la science moderne, avec laquelle les adversaires de nos croyances devraient désormais compter.
Il était bien juste qu’au premier rang de cette vaillante phalange, on vit marcher l’Université de Paris. Elle n’a rien eu de plus à cœur, en effet, depuis le jour de sa fondation, que de justifier son titre de catholique ; et, toutes les fois qu’elle en a trouvé l’occasion, elle s’est plu à affirmer la pureté et la vivacité de sa foi, et n’a rien épargné pour soutenir, par la parole et par la plume, l’intime union de la science et de la religion. Aussi a-t-elle été largement représentée dans tous ces congrès internationaux. Un grand nombre de ses professeurs y ont envoyé des travaux dont on trouverait la trace dans les comptes rendus, et chaque fois, plusieurs d’entre eux ont été portés à la présidence et à la vice-présidence des diverses sections de travail.