C. I , eod
TIVRE VITT.
DE CEUX QUI DÉPENDENT OU d'EUX-MÊMES OU d' AUTRUI.
Ici se présente, relativement au droit des personnes, une nouvelle division. Certaines personnes ne dépendent que d'elles-mêmes ; d'autres sont sous la dépendance d'autrui; et parmi ces dernières, les unes sont en puissance d'ascendant, les autres en puissance de maître. Occupons-nous donc de celles qui dépendent d'autrui; car, lorsque nous connaîtrons ces personnes, nous connaîtrons par là celles (jui ne dépendent que d'elles-mêmes. Et d'abord examinons celles qui sont en puissance de maître.
1. Sont en puissance de maître les esclaves. Cette puissance est du droit des gens ; car il est à remarquer cliez toutes les nations, que les maîtres ont sur leurs esclaves le droit de vie et de mort, (!t que toute chose acquise par l'esclave est acquise au maître.
2. Mais aujourd'hui aucun des sujets de notre empire ne peut , sans motif légalj sévir au delà des bornes contre ses esclaves. En effet, d'apros une constitution de l'empereur Antonin le Pieux, le maître qui fait périr son esclave, sans motif, doit être puni comme s'il avait tué Tesclave d'autrui. La
TITtTIiUS VÏÎI.