CH. XXXIX. DES PAYEURS ET DES FERMIERS
à présent, ils reçoivent presque tout par les mains des fermiers et des partisans, comme il a été dit; ils font aussi tous les payements considérables, en vertu des états dressés au commencement de chaque année^ ou des ordonnances du conseil qui portent commandement de payer comptant une certaine somme sur un certain fonds qui doit être entre les mains du trésorier. Ces payements se font ou en argent ou en billets, c'està-dire en quittances du trésorier, portant décharge au protit du receveur, du fermier ou du traitant qui payera la somme; ce qui avoit été inventé pour éviter l'embarras de voiturer tous les deniers à l'épargne. Mais on en a fort abusé en donnant des billets mal assignés, en les coupant, les réformant, et les faisant passer d'une épargne à l'autre. Néanmoins, l'usage et même le trafic en a été très-fréquent. Voilà pour les receveurs et les trésoriers.