‹ Institution au droit françois; (volume 2)Chapitre 106 sur 270 · TOMB I. M · texte numérisé non relu

TOMB I. M

des officiers, les rentes dues par le roi, etc. ^ ; l'état de ces charges se dresse au conseil du roi, non plus au bureau des trésoriers de France. Ils font voiturer le reste à l'épargne, ou le payent par ordre des trésoriers de l'épargne. Les receveurs particuliers ne payent rien, mais font porter au receveur général tous les deniers ^, et distinguent dans leur compte chaque espèce de finance, comme autrefois les aides et les tailles.

Les trésoriers de France faisoient autrefois ce que font aujourd'hui les intendants et les trésoriers de l'épargne^; toutes les commissions touchant les finances leur étoient adressées : ils dressoient les états des charges: ils avoient soin qne les receveurs fissent leur devoir, et que les fermiers fussent solvables; ils avoient encore l'intendance des bâtiments, et la connoissance des monnoies, et jugeoient par appel jusqu'à dix livres, au lieu de la Cour des aides. Aussi, ils étoient obligés à une résidence exacte, et avoient séance et voix délibérative à la Cour des aides et à la Chambre des comptes. Ils ont encore , en certains cas, séance à la Chambre, et quelques droits de commensaux; mais leur fonction est presque toute réduite au département des tailles, si ce n'est qu'ils ont encore quelque soin de faire valoir le domaine, de faire porter la foi, et bailler le dénombrement, de visiter les chemins, les ponts et les cha ussées *.

Les trésoriers de l'épargne doivent recevoir tout ce que doivent les comptables de clair et de liquide; mais

* Nau, p. 586, etc.

" Etats par estimafioD, Nau, p. 388.

3 Ibid., p. Ô92.

* Ibid., p. 5ri7,et suîv.

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