CH. V. DE CEUX QUI PEUVENT TENIR FIEF
ailleurs plus commodément des seigneuries, soit qu'elles soient jointes à quelque dignité ou non; mais ici nous ne parlerons que des simples fiefs.
Tous les fiefs, considérés selon leur subordination, sont : ou pleins fiefs, ainsi appelie-t-on ceux que l'on considère principalement dans une question, ou arrière-fiefs, qui sont ceux qui en dépendent. En considérant les fiefs d'une autre façon, on forme encore une division ; car on dit que le fief est ouvert, quand il n'y a personne qui tienne la place du vassal, et, dans le cas contraire, on dit que le fiel est couvert. Enfin, quoique nous ayons dit que le fief consiste proprement sur un immeuble, il est pourtant certain quil y a des offices qui sont tenus en fief, quoiqu'ils ne soient pas vrais immeubles, comme il a été dit.
Voilà pour le général ; voyons maintenant quelles personnes les peuvent tenir, et quels en sont les droits.