CH. XXIV. DE L* ARRIÈRE-BAN
ont uu dénombrement de tous les fiefs, avec l'estimation de ce qu'il doit contribuer, et la qualité de celui à qui il appartient.
Les troupes assemblées et distribuées par compagnie font leur montre au lieu accoutumé, en présence des officiers du siège, et sont conduites par les baillis et sénéchaux, ou, à leur défaut, choisissent un chef; et pour le corps entier de l'arrière-ban, il est conduit par celui que le roi choisit pour cela. Le service dure trois mois entiers, sans comprendre le temps d'aller et revenir*; mais aussi les troupes ne vont point hors du royaume. Voilà quant à l' arrière-ban.
Les volontaires sont une espèce de milice extraordinaire, bien plus fréquente. Ce sont ceux qui servent de leur propre mouvement, et à leurs dépens, sans être d'aucun régiment ni d'aucune compagnie. On les distribue néanmoins assez souvent dans les compagnies; mais s'il s'en rencontre dans l'armée un nombre considérable, on en fait un corps à part ; et voilà toute la milice françoise.
Les étrangers, comme les Suisses, peuvent servir on France, en vertu des traités d'alliance, par lesquels il est permis au roi de lever chez eux un certain nombre d'hommes à ses dépens, pour un certain temps et pour un certain usage, car tout cela est limité. Ils ont des capitaines et des colonels de Içur nation, mais ils doivent obéir aux généraux. Ils font justice de leurs soldats, et observent la discipline militaire à leur mode.
* Ordonnance tie BInis, art. 517.