‹ Institution au droit françois; (volume 2)Chapitre 9 sur 270 · XIV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XIV AVERTISSEMENT

« de mon étude du droit, il me renvoya à M. Vantier, avo- « cat, qui l'avoit étudié à Caen, sous un habile professeur « nomme Halle.

« De l'avis de M. Vantier, je résolus d'étudier Cujas, parce « que ses commentaires ne sont composés que des textes du « droit rapportés l'un à Tautre, pour mettre par ordre les « principes et les conséquences, et s'il y ajoute quelque 0 chose, ce sont des passages d'orateurs et d'historiens, pour « éclaircir le langage des jurisconsultes. Je commençai par « extraire le commentaire de Cujas sur Papinien, et le ré- « duire en définitions et en règles.

« Je demandai une fois à M. de Gaumont comment il étoit « permis de lire Dumoulin, si sévèrement défendu à Rome : « il me dit qu'il étoit impossible à un homme du palais de « s'en passer, et m'expliqua ce que c'étoitque ces défenses, « et quel égard on devoit y avoir en France *. »

Dans une pièce de vers latins qui a pour sujet : la Bibliothèque du collège de Clermont, Bibliotheca Ciaromonlana, Fleury ou plutôt Glaudius Florus, c'est ainsi qu'il se nomme, nous parle de ses études de droit, en décrivant la section de la bibliothèque où sont les jurisconsultes. Voici ces vers qui sont plus fidèles qu'élégants; Fleury était trop exact pour être poëte; Gossart lui-même, le bibliothécaire de Glermont, le grand Gossart, comme l'appelle un élève

• « Nous ne leconnoissons pas la jiiridielion... de la congrégation de l'Indice des livres détendus... Nous honorons les décrets de celte congrégation, comme des consultations de docteurs graves; mais nous n'y ri'connoissons aucune autorité sur la Frnnce. Ainsi, nous lisons sans scrupule tous les livres qui ne sont point d'auteurs manifestement notés comme des licrélinuos, ou nomméinonl defonilus par l'évOquc dio<:é.-ain. w (Fleury, Discours sur les libertés de l'Église gallicane. Nouveaux opuscules, p. Mi.)

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