CH. V. DE LA DEMANDE, DES REQUETES
uaire, lorsqu'il n'y a point encore eu d'ajournement, ou que les parties viennent, ce qui oblige de venir à l'audience, sans qu'il soit besoin d'aller aux présentations ; ou si l'on ne juge pas qu'il soit à proi)os de contester sur la requête, on se contente de répondre : « En jugeant sera fait droit. »
Voilà ce qui regarde la forme des requêtes en général; maintenant il faut observer qu'il y en a de plusieurs sortes:
r Les requêtes qui contiennent quelque demande, comme la requête introductive d'une instance; larequête d'addition ou de restriction de conclusions, par laquelle on supplée à ce qui a été omis dans l'exploit d'ajournement ; la requête qui contient une demande incidente différente, mais dépendante de la première; la requête d'intervention. 2°Les requêtes d'emploi, qui contiennent des moyens, et tiennent lieu de quelque pièce d'écriture, comme requête d'emploi de moyens d'intervention, d'opposition, etc., de production, de contredits, de salvations, etc. 3" Les requêtes de pure formalité, comme de commïtlitur, de mhrogalur, de réception, de production, de commandement, de contredit, de forclusion, d'emprisonnement, pour rendre des pièces, etc., qui ne sont nécessaires, la plupart, que pour rendre la procédure complète ; chacune toutefois sera marquée en son lieu. Ceci suffira pour les requêtes.
Il y a encore quelques autres actes par lesquels on peut former une demande, savoir: l°Les lettres royaux, commode rescision, de restitution, de répit, quoiqu'on puisse dire que l'exposé des lettres est effectivement