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DES DETTES DE LA SUCCESSION

Les difficultés qui se rencontrent touchant le partage des dettes passives d'une succession ne tombent que sur les actions personnelles ; car, à l'égard des actions réelles, elles suivent la chose, et sont dirigées contre celui qui la tient, plutôt comme détenteur que comme héritier. D'où vient que chacun des héritiers est obligé de payer toute la dette à laquelle est hypothéquée la chose qu'il possède, s'il est poursuivi par action hypothécaire.

Pour ce qui est des dettes* qui sont celles qu'on appelle proprement héréditaires personnelles; il faut distinguer. A l'égard des créanciers» elles se partagent toujours également ; c'est-à-dire* que ceux à qui devait le défunt peuvent poursuivre chacun de ses héritiers, pour sa part* selon le nombre dès héritiers ; pour un quart, s'ils sont quatre ; pour un cinquième, s'ils sont cinq, etc., sans prendre autre connoissance des affaires de la famille. Mais à l'égard des héritiers entre eux, il y a plusieurs distinctions à observer, car tous ceux qui viennent à la succession par le même droit, et qui sont tous en pareil degré, partagent également ; comme si ce sont tous cousins , et qu'il n'y ait que des acquêts ou des propres ; ils sont donc alors tenus des dettes pour

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