AVERTISSEMENT. IX
endroit. Il n'y avait pas à en douter, l'anonyme que j'avais trouvé sur le quai, c'était Fleury.
Ce n'est pas tout, Daragon ajoute en note :
« M. Fleury a donc fait uns Institution au droit françois. « Une personne digne de foi sçavoit de M. le chancelier d'A- « guesseau, dont elle avoit la confiance, que M. Fleury avoit « fait présent de ce manuscrit à M. Ârgou, son intime ami; « que tel étoit alors et depuis la première édition, donnée en « 1692, le bruit commun du Palais. On sait que le nom de « M. Argou n'a paru à la tête de l'Institution au droit françois « qu'après sa mort. On reconnoît de plus à chaque page la « manière, le ton et le style de M. Fleury....
Enfin, voici ce qu'on lit page 2 de l'avant-propos : « Tout « le droit des particuliers consiste en deux points, aux droits « qui appartiennent à chaque particulier, et en la manière de « rendre à chacun ce qui lui appartient, ce que les praticiens « appellent le fond et la forme.... Nous ne parlerons ici que « du fond. »
« Or, voici comment M. fleury s'exprime à la tête du a manuscrit de la Procédure civile : «Après avoir expliqué la « qualité des personnes et la nature des choses et des droits « qui leur appartiennent, il faut dire quelle, est la manière « de conserver ou de rendre à chacun ce qui lui appar- « tient. »
« Ces circonstances rapprochées forment conviction. La « Procédure civile manuscrite est donc une suite nécessaire « de la partie imprimée : l'une est le fond, l'autre est la « forme ; l'une et l'autre portent le même caractère entre « elles et avec l'Institution au droit ecclésiastique, elles sont « donc de la même main, de la main de M. Fleury. »
1 Daragon, Préfacé au droit public, p. xi.